Vivre en Tarentaise,
Le 28 mars 2006
à Monsieur le Maire de Bourg Saint Maurice,
Président de la commission
eau du contrat de bassin versant.
Objet :
déstabilisation des torrents du versant des Arcs.
Monsieur le Maire,
Nous avons l’honneur d’attirer de nouveau votre attention
sur les risques qui pèsent sur la population des villages situés au pied de la station
des Arcs-Peisey-Vallandry. Depuis le
dernier épisode de laves torrentielles, des travaux ont
été réalisés aussi bien sur le ruisseau des Villards à Landry que sur le Saint-Pantaléon
à Hauteville-Gondon. Beaucoup d’acteurs s’accordent pour considérer que ces
aménagements étaient nécessaires, mais qu’ils ne sont hélas pas suffisants pour
garantir la sécurité des populations menacées en cas de précipitations exceptionnelles.
Différentes études ont été menées au
cours des six années passées : une première par le cabinet ERTM, plusieurs
par les services du RTM et une dernière par le cabinet ANTEA. Chacun des
auteurs a avancé des solutions dont seules quelques bribes sont parvenues aux
oreilles des habitants. Elles ont probablement
toutes des avantages et des inconvénients. Dans tous les cas, il semble que les
sommes à mobiliser soient importantes. Cela explique qu’une grosse demande de
subvention ait été présentée dans le cadre du PAPI qui est lié au contrat de
bassin versant en cours d’élaboration. Malheureusement, il semble que la
réponse soit négative.
En conséquence, il apparaît que la
commune de Bourg Saint-Maurice dispose de nombreux éléments permettant de faire
des choix techniques et l’élaborer une programmation des travaux. Le problème
du financement reste à résoudre en sollicitant les différents partenaires
possibles : Etat, Région, Département, Communes, Sociétés de remontées
mécaniques…En effet, s’il est de notoriété publique que les ruisseaux concernés
ont toujours été capricieux, il est clair également que l’urbanisation massive
réalisée durant les deux dernières décennies ainsi que le remodelage du relief
pour mieux conserver la neige ont contribué à aggraver le problème. Il ne
s’agit pas ici de répartir les parts de responsabilité, mais les sociétés qui
gèrent le domaine skiable ne peuvent de désintéresser de ce grave sujet. L’Etat
garant de la sécurité de la population devrait aussi se sentir concerné.
Nous considérons que la population des
deux communes menacées s’est montrée très patiente jusqu’à aujourd’hui, et
qu’elle a le droit de savoir ce que les responsables de collectivités locales
envisagent pour palier à ce risque important.
Aussi, nous nous permettons de
solliciter de votre part, une réunion d’information permettant de faire le
point sur ce dossier très délicat. Elle
pourrait rassembler des élus, les responsables des différentes études, des
représentants des sociétés de remontées mécaniques et les associations locales
concernées.
En espérant une réponse positive de
votre part, nous vous adressons, Monsieur le Maire, nos sincères salutations.
Au
nom de Vivre en Tarentaise, Alain Machet.