Quelles
sont les émanations des sites industriels de Tarentaise ?
Vivre en Tarentaise s’intéresse depuis longtemps à la
protection de la qualité de l’air et de l’eau en Tarentaise. Elle est
intervenue à de nombreuses reprises dans ce domaine :
Demande de création des CLIS (Commission
Locales d’Information et de Surveillance) concernant les usines d’incinération.
Ces groupes permettent aux élus et aux représentants de la population d’avoir
des renseignements sur le fonctionnement des unités d’incinération. La CLIS de
l’usine de Valezan s’est réunie à plusieurs reprises. Celle des Brévières
(Tignes), deux ans après sa création, se réunira le 2 octobre. Ces structures
d’information sont prévues par la loi et permettent des échanges fructueux
entre toutes les parties.
Mais il n’y a pas que les usines
d’incinération qui effectuent des rejets atmosphériques. Vivre en Tarentaise intervient
régulièrement par courrier auprès de la DRIRE ou de la Sous-Préfecture au sujet des
émissions gazeuses des usines de Pomblière et Château-Feuillet….
Il existe une structure
interdépartementale regroupant L’Ain, la Savoie et la Haute Savoie qui est
chargée de la surveillance de la qualité de l’air. VET y dispose d’un siège et
réclame un suivi en continu des principaux polluants susceptibles d’être
détectés dans notre vallée.
Il est arrivé également que
l’association dépose des plaintes, ou se constitue partie civile.
Malheureusement, des odeurs de chlore
sont parfois perceptibles dans la cours du Lycée de Moutiers. Les émanations de
dioxyde de soufre sont courantes et répétées en face de la station thermale de
La Léchère. Au printemps dernier, un très important nuage de gaz coloré a
parcouru le fond de vallée jusqu’à Cevins. Les pompiers et la gendarmerie ont
été alertés par la population. Notre association a déposé une plainte à cette
occasion. Pour des raisons que nous ne comprenons pas, cette plainte vient
d’être classée «sans suite».
Vivre en Tarentaise est sollicitée
régulièrement par les habitants de Saint-Marcel, Petit-Cœur ou encore Notre-Dame
de Briançon, excédés par les odeurs et aussi par la crainte d’être les victimes
d’une pollution plus sournoise.
Par ailleurs, il semble que la DRIRE
n’ait pas toujours les moyens matériels
de remplir parfaitement sa mission de contrôle. Il en va de même pour «
l’Air de l’Ain et des Deux Savoie ».
Après
l’affaire de Gilly sur Isère, la situation actuelle nous paraît très
inquiétante. Nous avons vainement cherché dans la législation actuelle la trace
d’une structure équivalente à celle des CLIS permettant des échanges entre
élus, industriels, administrations et associations à propos des incinérateurs.
Aussi, Vivre en Tarentaise a sollicité
la Sous-Préfecture dans deux directions complémentaires :
·
en
faveur d’un suivi en continu des polluants industriels en Tarentaise. Avec
publications des enregistrements.
·
en
faveur de la création d’une commission permettant à tous les
« acteurs » de la vallée de disposer d’informations fiables sur la
qualité de l’air en Tarentaise.
A
ce jour, aucune réponse ne nous a été apportée….
Alain
Machet