Un collectif associatif savoyard pour une meilleure gestion des déchets.

 

Ce collectif existe depuis plusieurs années. Il a été fondé à l'initiative de plusieurs associations du bassin albertvillois et de Tarentaise. Il s'est ensuite élargi à d'autres associations de Savoie. Les événements récents de Gilly montrent que les inquiétudes exprimées par les responsables associatifs étaient fondées. Toutes les conséquences de la pollution engendrée par les émissions de l'incinérateur de Gilly sont loin d'être cernées.

Ce collectif associatif travaille depuis trois ans dans la discrétion aux travaux de la commission départementale de gestion des déchets. Régulièrement, ses représentants interpellent élus et responsables administratifs pour réclamer une politique volontariste en matière de tri sélectif. Pour exiger une transparence totale concernant les émissions des usines d'incinération. Pour demander également que l'on encourage systématiquement le compostage individuel. Les matières fermentescibles représentent 30% du contenu de nos poubelles.

Les associations membres du collectif associatif se sont réunies à plusieurs reprises pour définir leur stratégie concernant le nouveau plan départemental de gestion des déchets et pour examiner biensûr les suites à donner à l'affaire de Gilly.

 

Les faiblesses du projet de plan départemental:

Le document remis aux associations et aux élus a été commenté de la façon suivante :

Le document proposé n'affiche pas clairement l'objectif global de valorisation à l'échelle du département. La circulaire ministérielle fixait un objectif de 50%. Comment se situe la Savoie par rapport à cet objectif ?

En matière de déchets fermentescibles, il est précisé que le compostage individuel sera encouragé. Les associations attendent des engagements fermes des élus et de l'administration dans ce domaine qui représente 30% du gisement de déchets ménagers.

D'autre part, il semble qu'il soit envisagé d'incinérer la totalité des boues provenant des stations d'épuration du département. Ce choix correspond à lui seul à la création d'une unité d'incinération supplémentaire pour la Savoie. les associations rappellent qu'il est possible d'envisager une unité de méthanisation départementale, qui aurait le mérite de produire un gaz combustible et de réduire de façon notable la fraction à incinérer.

Les objectifs affichés au sujet des déchets secs restent très modestes. Aussi, le collectif estime qu'il ne peut pas cautionner la réalisation de trois usines d'incinération supplémentaires en Savoie. La capacité des différents fours envisagés est liée à l'évidence aux quantités que l'on envisage de recycler. La réalisation de fours surdimensionnés ne peut que retarder la mise en place d'une politique volontariste de tri sélectif.

Enfin, au sujet des différents scénarios envisagés, les associations veulent affirmer que s'il apparaît nécessaire de compléter la capacité d'incinération du département, cette opération doit se faire en respectant les principes suivants :

Eviter de concentrer les pollutions sur un seul site, par exemple à Valezan.

Limiter le transport de déchets sur de longues distances pour ne pas augmenter le trafic de camions sur des routes déjà saturées de véhicules. Recourir au maximum quand cela est possible au transport par le train.

Publication régulière des analyses des fumées émises par les différentes usines d'incinération.

Envisager la récupération d'énergie pour le chauffage urbain par exemple à Chambéry.

 

Les nécessaires suites judiciaires et l'avenir du collectif:

Concernant les préjudices subis par la population, il y a une certaine unanimité pour considérer qu'il faut donner une suite juridique à ce scandale.

Le collectif associatif envisage de diffuser un dossier de presse, de collecter un maximum d'informations les pollutions à la dioxine. Il se propose de participer de façon critique et constructive à la mise en place du tri sélectif par les différentes collectivités locales.

L'émotion et l'inquiétude suscitée au sein de la population par la pollution à la dioxine sont énormes. Il suffit pour en prendre la mesure d'observer les foules qui se pressent lors des différentes réunions publiques. Le collectif souhaite évidemment manifester toute sa sympathie à toutes les victimes des émissions polluantes. Il pense tout particulièrement aux agriculteurs qui se retrouvent dans une situation catastrophique. Toutes les personnes qui souhaitent agir pour renforcer l'action et le poids des associations seront les bienvenues au sein de ces dernières.

 

Les associations membres du collectif et proches du bassin albertvillois sont :

Bien Vivre à Grignon,

Groupe Santé Albertville,

Alliance Albertville,

UFC Que choisir,

Confédération Syndicale des Familles,

Club Alpin Français Haute-Tarentaise,

Association pour la protection de l'eau et de l'air de Bozel,

Vivre en Tarentaise.

 

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