Vivre en Tarentaise
Association agréée pour la protection de la nature
Rapport
d’activités 2010
Chers amis, vous trouverez dans les pages qui suivent les articles ou courriers
rédigés par votre association.
La gestion de l’espace y occupe
beaucoup de place. Le milieu associatif avait investi beaucoup d’énergie pour
soutenir le projet de directive territoriale d’aménagement des alpes du Nord
(DTA). Alors que ce document, déjà
largement amendé par certains élus, était en consultation publique, le
parlement a décidé de le transformer en texte d’orientation sans contraintes
juridiques…Plus de dix ans de concertations et de réunions pour rien…
Parallèlement la rédaction du projet
de charte du parc National de la Vanoise avait largement mobilisé les
associations de protection de la nature tandis que dans un premier temps les
élus concernés par l’ex zone d’adhésion boudaient le processus…Après les
élections municipales, les collectivités locales se sont intéressées de près à
ce document. Il en ressort que la dernière mouture de la charte ne comporte
aucun engagement vraiment contraignant. Il est vrai que les orientations sont
bonnes, mais jusqu’où irons les communes sur ces chemins vertueux ? VET ne
cache pas sa déception ! Certes l’appartenance à l’ex zone périphérique ne
comportait aucune contrainte, mais la nouvelle loi sur les parcs nationaux
avait été conçue justement pour influer sur cette zone tampon…. Cette charte
est par ailleurs la première de France à sortir du « four ». Espérons
que celles des autres parcs nationaux seront plus ambitieuses.
Dans ce contexte, il ne faut pas
s’étonner que VET ait défendu « bec et ongles » le classement intégral du vallon du Clou, le
massif de la Lauzière, le col de la Bathie ou encore les réserves naturelles de Villaroger ou
du Plan de Tueda menacées par différents travaux.
Dans le même ordre d’idée, la
présentation régulière de dossiers UTN
demandant la construction de nouveaux lits, nous a poussé à rédiger un article,
bien relayé par la presse, et qui n’est pas passé inaperçu…
En ce qui concerne la gestion des
engins motorisés, la concertation avec différents acteurs sous l’égide de
l’APTV a permis d’aboutir à la rédaction d’un livret d’information à
destination des collectivités et permettant de mieux saisir ce qui est permis
ou non par la loi 91.2 du 3 janvier 1991. Mais une petite faiblesse de cette
loi a vite été repérée par les tenants du développement des sports motorisés.
Il s’agit des chemins ruraux qui sont en principe ouverts à la circulation.
Mais (car il y en a un) le Conseil d’Etat a établi une jurisprudence qui
définit de façon satisfaisante pour nous ce qu’est une voie carrossable :
praticable par une petite voiture normale à quatre roues…Nous avons donc
diffusé à toutes les collectivités ce complément d’information !
Un coup de chapeau à la commune de la Côte d’Aime qui a
interdit toute circulation à partir de Forant vers le refuge de la Balme.
Notre lutte en faveur de la biodiversité
et de l’efficacité énergétique peut se retrouver dans nos positions au sujet
des micro centrales, de la gestion forestière ou bien en faveur du
développement des colonies d’Abeilles noires de Savoie..
A l’heure où ces lignes sont écrites,
personne ne peut savoir comment va se terminer le procès de l’affaire de
Gilly sur Isère. Notre association s’est trouvée devant une décision très
difficile à prendre : ne rien faire et se contenter de la mise en cause de
la société exploitante et voir les autres associations privées du droit de
s’exprimer…Nous avons donc estimé nécessaire que soient présents au procès le
président du syndicat intercommunal de gestion des déchets (l’ex SIMIGEDA), le
Préfet en charge à l’époque et le directeur de l’administration chargée de la
surveillance : la DRIRE. Les citations directes initiées par Vivre en
Tarentaise ont le mérite de redonner la parole aux associations qui avaient vu
leurs plaintes déclarées irrecevables pour différents motifs. Notre association
ne se prononce pas sur les responsabilités des uns ou des autres. A la justice
de faire son travail !
Vous l’avez compris l’heure de la
retraite n’a pas encore sonné pour Vivre
en Tarentaise. Mais, notre association reste dans une situation très fragile
car dépendante de l’implication d’un trop petit nombre de personnes.
Pratiquement tout le mouvement associatif quelle que soit sa vocation est dans
la même situation…Alors comme chaque année nous lancerons un appel à une
participation plus active de nos adhérents. Le nombre de ré adhésions est par contre très encourageant
pour nous. N’hésitez pas à nous faire connaître et à diffuser autour de vous
notre rapport d’activité.
Bonne lecture et à bientôt peut
être !
Alain Machet
Couverture
médicale en Tarentaise.
Monsieur
le Préfet, comme vous le savez sans doute, notre association au-delà de la
protection de la nature s’intéresse aussi à la qualité de vie en Tarentaise.
Nous
avons été sollicités par différentes personnes demeurant dans le canton d’Aime
des difficultés qu’ils rencontrent pour se faire soigner suite au départ en
retraite de deux médecins.
Parallèlement,
on constate que plusieurs dentistes partis à la retraite à Bourg Saint Maurice
n’ont pas été remplacés. Des spécialités comme la gynécologie, la dermatologie,
l’ophtalmologie sont peu ou pas présentes dans notre territoire. Cela génère
donc de nombreux déplacements vers Albertville ou Chambéry et parfois des retards
dans la prise en charge de patients.
Pourtant
le réservoir de population et la qualité de vie de notre vallée devraient
pouvoir séduire de jeunes médecins à la recherche d’un endroit pour
s’installer. Nos collectivités ont sans doute un rôle à jouer pour faire
connaître les attentes de la population dans ce domaine, mais aussi pour
faciliter l’implantation de nouveaux médecins.
Aussi,
nous espérons que vous pourrez contribuer à répondre à l’inquiétude légitime
de la population tarine. Nous vous adressons, Monsieur le préfet, nos
sincères salutations.
Des
alternatives au suréquipement de
nos ruisseaux en microcentrales?
L’impact
des microcentrales sur nos cours d’eaux.
Depuis plusieurs années, les associations Lacs et torrents et
Vivre en Tarentaise se sont inquiétées de la multiplication des projets de
microcentrales soit sur des ruisseaux encore vierges de tout équipement, soit
sur des cours d’eau déjà largement munis de prises d’eau. Il faut savoir que
les cours d’eaux à « l’état naturel » sont désormais très rares
dans une vallée qui est sans doute la plus équipée de France dans le domaine de
l’hydroélectricité. Celle ci est au service d'intérêts privés et n’est
pas toujours productive, difficilement contrôlable, et très traumatisante
pour les milieux aquatiques. Son développement est contraire à la
directive sur l'eau visant d'ici 2015 la non dégradation
et l'atteinte du bon état écologique des masses d'eau. Il s'oppose aussi,
à l'enjeu de sauvegarde des souches autochtones de la truite Fario méditerranéenne qui pourtant est un
des objectifs du Contrat de Bassin Isère. Enfin, il n'est pas
cohérent avec la préservation de nos paysages, facteur déterminant
vis à vis d'un tourisme estival durable. Mais cette affirmation se heurte aux
espoirs de retombées économiques que font miroiter différentes sociétés à
quelques collectivités.
L’exemple de nos voisins
suisses.
Après l’intervention des associations au sein du comité de
bassin versant, l’APTV a accepté de mettre en place une commission chargée de
débattre du problème. Le milieu associatif ayant mis l’accent sur les
possibilités offertes par les conduites d’eaux usées ou d’eau potable, l’APTV a
eu la bonne idée d’organiser un déplacement dans le Valais pour visiter
différentes installations. Un groupe rassemblant des élus, des responsables
administratifs ou associatifs s’est donc rendu sur la commune de le Chable
(7000 habitants, 800m) qui abrite la station de ski de Verbier (30 000
lits, de 1400 à 1800 m). Ce site correspond en gros à la situation de Bourg
Saint Maurice et des Arcs.
Une microcentrale turbine en fond de vallée le surplus d’eau
potable de Verbier toute l’année. Cela permet d’alimenter 290 foyers en électricité.
Une autre microcentrale turbine, après dégrillage, les eaux
usées de la station de ski. Le nombre de ménages alimentés en électricité est
de 165. Pour améliorer le rendement de l’opération, la commune a fait
remplacer toute la conduite d’eaux usées.
Cette dernière est bien entendu enterrée.
La station d’épuration communale est également enterrée. Elle
reçoit en plus des eaux usées le petit lait des fromageries du secteur. Le
biogaz issu des fermentations est récupéré pour alimenter un groupe électrogène
qui distribue de l’électricité à environ 150 foyers. Nos voisins ayant le souci
de la cohérence, récupèrent la chaleur des gaz d’échappement et de l’huile de
refroidissement du moteur pour réchauffer le mélange eaux usées, petit lait et
faciliter ainsi la formation de méthane. Les différentes installations sont
cogérées par les services municipaux et une société privée spécialisée.
Des perspectives en
Tarentaise.
Une commune de Tarentaise avait été priée de fournir le schéma
de son réseau d’eau potable avec les débits, les altitudes et la place des
brise charge. Un examen rapide par l’ingénieur suisse a montré que dans cette
collectivité, il y avait trois conduites présentant chacune un potentiel de
puissance égal ou supérieur à 37KW. Dans ce cas, une étude précise est
nécessaire pour optimiser l’installation à mettre en place. Cet investissement
semble rentable assez vite.
Dans le cas des chutes dont le potentiel de puissance est plus
faible, il est possible de mettre en place directement des nano centrales
adaptées à la configuration du site. Ce cas de figure est sans doute très
fréquent dans notre vallée. Dans tous les cas, il faut disposer d’une ligne
électrique à proximité pour transporter l’énergie fournie par l’installation.
Le milieu associatif, espère donc qu’un inventaire des
potentialités sera effectué à l’échelle
Tarentaise commune par commune. Il est permis bien sûr de s’interroger sur les
canalisations d’eaux usées qui descendent en fond de vallée à Bourg, Bellentre, Aime, le Bois, Bozel… Est-il trop tard pour
tirer parti de ces chutes ? Peut-on encore récupérer le bio méthane libéré
lors de la digestion dans ces installations très récentes pour la plupart
d’entre elles? Une société pourrait-elle proposer aux communes des équipements
clefs en mains ? Il serait sans doute intéressant de faire venir dans
notre vallée la société suisse responsable des équipements visités pour
sensibiliser les élus à cette thématique.
Il paraît clair également que la Tarentaise dispose d’un stock
(eaux usées, fumiers et lisiers, lactosérum, déchets fermentescibles…)
important de « matériaux fermentescibles » susceptibles d’alimenter
des digesteurs et de produire du biogaz. Combien d’années seront encore
nécessaires pour que ce potentiel soit exploité ?
Enfin, il serait dommage de passer sous silence le voyage en bus
dans le Valais ainsi que la pause-déjeuner qui confirment tout l’intérêt
paysager et gustatif de la reconquête
des vignes de montagne. Un lien entre Contrat de bassin versant, SCOT,
agriculture et Tourisme d’été ? Pourquoi pas ? Alain Machet et
Jean Yves Vallat
Fonctionnement
de la commission Plan pastoral de territoire de l’APTV.
Monsieur le Directeur,
nous avons participé avec plaisir et intérêt
comme souvent au dernier comité de pilotage PPT. Mais, à la réflexion, nous
nous interrogeons sur l’intérêt de notre présence au sein de
cette commission. Le nombre important d’ agriculteurs et d’ élus directement
intéressés par les travaux envisagés fait que
la prise en compte des remarques que nous avons pu formuler apparaît comme très hypothétique.
Par ailleurs, l’examen
préalable de chaque dossier par un « comité technique » semble
transformer de fait le comité de pilotage en chambre d’enregistrement.
Nous tenons donc à
réaffirmer l’attachement de notre association à une agriculture respectueuse
des paysages et du patrimoine. C’est pourquoi nous nous permettons d’insister de nouveau sur :
La nécessité de
ré-engazonner au moins la partie terminale des pistes d’alpage existantes ou à
venir.
La qualité
architecturale des bâtiments que l’on
rénove dans nos montagnes. Beaucoup d’opérations bénéficient d’un taux de
subvention très élevé (jusqu’à 100%). Dans ces conditions, il ne nous semble
pas exagéré de proposer que l’on remettre des lauzes sur ces bâtiments et que
l’on rénove les façades avec les matériaux traditionnels.
Les abords de nombreux
bâtiments méritent un sérieux nettoyage : tôles rouillées, bidons, tuyaux,
épaves…Est là le paysage que l’on souhaite montrer à nos visiteurs ?
Certains agriculteurs
abusent de la présence d’engins motorisés en montagne. Ils ne doivent pas
oublier que ce matériel, parfois en surnombre, dénature nos paysages et fait
fuir le randonneur qui dans ces conditions ne risque pas d’acheter du Beaufort…
Différents travaux de
desserte en eau sont envisagés. Au-delà du respect indispensable des milieux
aquatiques sensibles, une remise en état soignée des terrains devrait s’imposer
après réalisation. Un suivi sur plusieurs années paraît nécessaire.
Notre association est
persuadée que notre vallée doit s’engager dans une reconquête de la qualité de
ses paysages et de son patrimoine bâti. Les réflexions qui s’engagent autour du
« SCOT » pourraient retenir cette idée, mais en attendant il serait
dommage que le PPT ne permette pas d’aller dans cette direction.
En espérant que ces
remarques pourront être prises en compte nous profitons, Monsieur le Directeur,
de l’occasion de ce courrier pour transmettre nos vœux de santé et bonheur pour
cette nouvelle année qui commence.
Au nom de l’association : le président Alain Machet
Projet
« d’Axe Bourg Saint-Maurice Séez ».
L’association Vivre en Tarentaise a pris
le temps de lire attentivement le dossier. Après débat interne et réflexion
l’association estime que ce projet doit être abandonné pour deux raisons
essentielles.
1°) Cette déviation ne
résoudra pas les problèmes d’embouteillage que connait notre vallée quelques
samedi par an. Ce fait
est reconnu dans le dossier. Il s’agirait d’après ce dernier de diminuer la
durée d’attente en amont de Séez pour quitter la Tarentaise. Les chiffres des
trafics moyens ou maxima en différents points de la RN 90 sont donnés.
Parallèlement des flux sont indiqués pour le carrefour giratoire qui est
envisagé en face de l’entrée du 7ème BCA. Ces estimations (exprimées en
véhicules par heure) ne permettent pas de savoir si la RN 90 est capable
d’écouler ce flux en aval de Bourg. Mais les habitants de la vallée qui
demeurent d’Hauteville-Gondon à Landry savent bien
que la confluence de la descente de la Plagne et de
celle de Haute Tarentaise à Aime provoque un bouchon qui remonte souvent
jusqu’à Bourg Saint Maurice. En conséquence, il est permis de penser qu’il est
illusoire de vouloir accélérer la circulation à travers Séez et Bourg. Même
si on admet un léger gain dans un
premier temps, les deux bouchons
fusionneront de toute façon. Enfin l’itinéraire projeté comprend de nombreux
ronds points (au moins 5), le tracé à travers le 7ème BCA serait pentu et
sinueux. On voit mal comment cet « axe » serait plus fluide que la
route actuelle.
2°) La solution à ces
bouchons est connue, même si elle demande du courage politique et une concertation inter-stations. Les services de l’Etat savent bien
qu’il suffirait de décaler de 10% les locations du samedi au samedi vers
d’autres démarrant le dimanche ou le vendredi pour que les problèmes cessent.
L’exemple du « Club Med » semble indiquer que cette piste de
réflexion ne peut pas être écartée d’un revers le la main. On sait bien
également qu’il y a une demande de séjours courts. Comme nos stations sont
rarement pleines à 100 %, il devrait
être possible d’explorer cette voie.
Enfin, nos responsables
administratifs et politiques doivent ouvrir les yeux ! L’avenir est aux
transports en commun.
Nos élus se lancent dans l’élaboration d’un SCOT qui devra comprendre un plan
Climat Energie et un volet transports. Les estimations effectuées montrent que
75% de l’effet de serre en Tarentaise serait du aux déplacements en voiture
individuelle par les touristes qui viennent faire du ski. Si l’on souhaite
vraiment s’attaquer à ce sujet, le transport collectif s’impose ! Cela
nécessite de faire circuler des trains de nuit, des TGV en semaine, de décaler
les séjours car notre voie ferrée est saturée le samedi dans la journée. Cela
suppose également de proposer des
trajets en bus vers certaines grandes villes de France ou d’Europe. On peut
penser que différentes incitations en faveur du transport collectif pourraient
être mises en place : réduction sur les remontées, ou sur la location d’un
logement, taxe de séjour moins élevée, prise en charge des bagages du départ à
l’arrivée, location de matériel à des prix raisonnables etc…
Oui un gros travail est à effectuer sur ce thème avec tous les
acteurs concernés. Il serait dommage de dépenser au moins 38 millions d’euros
en pure perte alors qu’il faudra inéluctablement investir dans des bus, des
trains ou des tram-trains. Au moment où
la Tarentaise se penche sur son avenir il est temps de mettre en place des
solutions qui économisent l’énergie, qui préservent notre environnement et qui
contribuent à corriger son image.
Chauffer
les stations de ski au bois ?
La station de La Plagne vient de se
doter d’une nouvelle chaufferie collective au bois. Elle communique abondamment
sur cette démarche « écologique », faisant valoir le caractère
renouvelable de la ressource en bois et sa faible émission de CO2.
Il est bien évident qu’en comparaison des énergies fossiles
l’utilisation du bois est plutôt vertueuse puisque la plus grosse partie du
carbone rejeté a été fixé par les arbres pendant leur période de croissance.
Gardons tout de même à l’esprit que le bilan n’est pas nul puisqu’il faut ouvrir
des routes forestières, couper le bois, le débarder, le
transporter …Toutes activités consommatrices de carburant fossile.
Quant on y regarde de plus près les chiffres annoncés sur le site de la station
de La Plagne laissent rêveur :
80 à 90 m3 de bois par jour pour chauffer 7000 lits,
soit pour une saison d’hiver (5 mois, soit 150 jours) de l’ordre de 12 000 m3 de
bois. Sachant que la productivité moyenne des forêts de Tarentaise est de
l’ordre de 3 m3/ha/an, la chaufferie de La Plagne
absorbera l’équivalent de la production de 4000 ha de forêts. Pour fixer les
idées c’est à peu près la surface de toutes les forêts communales du canton
d’Aime. Comment envisage-t-on de chauffer les 35 000 lits restants?
Bien sûr l’essentiel de l’approvisionnement serait issu de
récupération de palettes et de déchets de scierie, donc de matériaux non
produits localement. La volonté affichée de se fournir à terme en plaquettes
forestières issues des exploitations locales restera probablement un vœu pieu
car les volumes nécessaires sont très largement supérieurs à la capacité de
production locale, à moins qu’on envisage de brûler la totalité de la
production de bois de nos forêts.
Sachant qu’un peu partout des collectivités et des opérateurs
privés se lancent dans l’installation de chaudières à bois, il est probable
qu’à terme aucun territoire ne voudra exporter sa ressource en bois…Sauf
peut-être au plus offrant. Le « développement durable » va se heurter
de plein fouet à la dure loi du marché !
L’énergie du bois, si elle est renouvelable, est loin d’être
inépuisable. Au XVII° siècle où les 15
millions de français se chauffaient au bois (et pas à 20°C !) le taux de
boisement était descendu à 10%. « Grâce » au charbon et au pétrole
les forêts ont regagné du terrain et couvrent désormais 25% du territoire. Il
est vrai que la forêt française est actuellement sous-exploitée, mais la
tendance peut s’inverser très vite.
Pour le chauffage seule l’énergie solaire, et éventuellement la
géothermie, sont réellement inépuisables. Le bois ne devrait donc être qu’une
énergie d’appoint pour du chauffage individuel ou de petits collectifs. La
France peut développer un peu sa consommation de bois, mais ce dernier ne remplacera jamais le
pétrole ! Nous devons avant tout faire porter nos efforts sur l’isolation
poussée des bâtiments existants. Cela pourrait générer de nombreuses années de
travail avec des emplois non délocalisables.
L’énergie la moins chère et la moins polluante est celle que l’on ne consomme
pas !
Parallèlement La Tarentaise se doit de mettre en place un réseau
ambitieux de transports en commun susceptible de limiter la contribution de
l’industrie touristique à l’effet de serre : le transport des touristes en
voiture individuelle serait responsable de 75% des émissions provoquant ou
aggravant le changement climatique.
Mieux
protéger la biodiversité tout en produisant mieux du bois : contribution
de Vivre en Tarentaise
France Nature Environnement
(Fédération de toutes les associations de protection de la nature) a initié une
réflexion pour une gestion forestière durable, notamment dans le cadre de la
révision de la charte de certification forestière PEFC.
Vivre en Tarentaise a envoyé une
contribution dont voici quelques extraits :
1-
Exploitation forestière – Desserte.
La création de nouvelles voies de
dessertes doit être subordonnée à l’étude d’un plan cohérent de mobilisation
des bois à l’échelle des territoires (Chartes Forestières).
Toute création d’une nouvelle voie
d’accès forestière ou pastorale doit faire l’objet d’un permis de construire.
Toute création de voie d’accès d’une
longueur supérieur à 1 km (à discuter) doit faire l’objet d’une notice
d’impact.
Toute création de voie d’accès d’une
longueur supérieur à 2 km doit faire l’objet d’une étude d’impact et d’une
enquête publique.
Pour les projets de desserte le cahier
des charges doit préciser la largeur maximale de plateforme autorisée. Le
dépassement de cette largeur doit être considéré comme une non-conformité et
entraîner des sanctions (remise en état, non versement de subvention…).
3
– Regroupements forestiers, remembrement.
L’extrême morcellement de la forêt
privée peut être sur certains territoires un obstacle à une gestion forestière
cohérente. La création d’associations foncières ou le regroupement de parcelles
peut être alors souhaitable. Pour éviter les excès qu’à connu le secteur
agricole dans ce domaine il est impératif que ces regroupements entraînent une
obligation d’adhésion à un système de certification.
4
– Accueil du public.
Comme dans tous les espaces naturels
les loisirs motorisés n’ont pas leur place en forêt. Les voies de desserte
forestière doivent faire l’objet d’un inventaire limitatif de celles qui sont
ouvertes à la circulation. Les autres doivent être interdites. Les communes qui
ne se donneraient pas les moyens de faire appliquer cette interdiction
devraient être sanctionnées (retrait de certification ?).
Les moyens d’accès mécanisés indirects
(remontées mécanique pour ski ou VTT ) doivent
obligatoirement être assortis de dispositifs de canalisation de ces pratiques.
6
– carbone.
Les forêts ont une capacité de
stockage du carbone sous forme de bois, mais aussi dans le sol sous forme de
matières organiques. La récolte de bois permet de mettre à l’abri de la
décomposition une partie du bois (bois d’œuvre) et donc d’immobiliser
temporairement du carbone. Mais la mise en lumière du sol par la coupe de bois
accélère la décomposition de la matière organique et contribue ainsi à
restituer du carbone dans l’atmosphère. Faire croire qu’on pourrait
« compenser » l’utilisation d’énergies fossiles ou la destruction de
forêts anciennes par des plantations de jeunes arbres baptisées « puits de
carbone » est une supercherie que nous devons combattre.
7
– Espaces protégés – naturalité
Dans les espaces protégés l’objectif
de préservation de la biodiversité doit primer dans tous les cas par rapport à
la récolte de bois et à l’accueil du public. Seul le comité scientifique en
charge de ces espaces devrait avoir autorité pour arbitrer en cas de conflit
d’intérêt.
L’objectif de 10% de la surface
forestière en évolution naturelle doit être un minimum à atteindre pour tous
les territoires. Il ne saurait être question que l’impossibilité d’exploitation
d’une partie importante des territoires montagneux vienne compenser une
surexploitation des forêts de plaine.
11
– Filière bois – bois-énergie – bois d’œuvre
Le bois est un matériau dont le bilan
carbone est plus favorable que la plupart des autres matériaux, mais ce bilan
n’est jamais nul du fait des énergies mises en œuvre pour l’exploitation
forestière, le transport et la transformation.
S’il est judicieux de promouvoir l’utilisation
du bois, il est nécessaire de minimiser son bilan en donnant la priorité aux
filières courtes. Les gains de productivité offerts par de très grosses unités
de transformation seront à l’avenir limités par l’augmentation inéluctable des
coûts de transport. Les aides publiques doivent être dégressives en fonction de
l’étendue du bassin d’approvisionnement des nouvelles unités.
L’utilisation du bois comme matériau
noble et renouvelable doit être la priorité, y compris grâce aux techniques
d’utilisation des petits bois. L’utilisation comme bois énergie ne doit être
qu’un pis-aller.
Le bois est une ressource renouvelable
mais limitée. Il est dangereux de laisser croire qu’il pourrait être la source
d’énergie principale pour de grosses unités de production de chaleur ou
d’électricité. Les projets à privilégier par les pouvoirs publics sont ceux qui
combineraient un appoint au bois avec une autre énergie plus abondante (solaire
thermique ou géothermie).
13
– Faune
La faune fait partie intégrante des
écosystèmes forestiers et ne se limite évidemment pas à la « grande
faune». Les déséquilibres qui peuvent être constatés localement peuvent être la
conséquence de cycles naturels (pullulations d’insectes par exemple) mais sont
souvent la conséquence des activités humaines (restriction des espaces
disponibles et éradication des prédateurs pour les cervidés).
La chasse peut être un moyen de
régulation de certaines populations d’herbivores dans la mesure où les
prédateurs naturels ont été éliminés et où leur retour est difficile à faire
accepter par une partie des populations humaines. C’est également un moyen de
se fournir en protéines animales pas forcément plus condamnable moralement que
l’élevage en captivité d’espèces devenues domestiques.
Cette régulation doit être appuyée sur
des inventaires objectifs permettant de mettre en évidence que le niveau de
consommation de la régénération par les herbivores n’est pas compatible avec le
renouvellement du peuplement forestier.
16
– Valeur, monétarisation des services rendus par la forêt.
Les libéraux croient que la loi du
marché peut tenir lieu d’arbitrage entre les différentes fonctions ou services
rendus par les espaces naturels : il suffirait de leur attribuer une
valeur monétaire. Un peu sur le principe des quotas de carbone.
Outre la difficulté qu’il y aurait à
évaluer les valeurs marchandes respectives d’un ver de terre ou d’un chêne
pluri- centenaire, d’une source ou d’un paysage, l’évolution de l’état de la
planète tant d’un point de vue environnemental que social laisse planer de
sérieux doutes sur les vertus de la marchandisation. Un hectare de forêt ne
peut pas être évalué avec la même unité qu’une voiture, un paquet de lessive ou
une place de cinéma.
Les associations doivent affirmer que
la biodiversité n’est pas une marchandise.
L’intégralité de cette contribution est disponible sur notre
site www.vivrentarentaise.fr.
Pour plus d’info vous pouvez également visiter le site de
FNE : www.fne.asso.fr
Eclairage
des montagnes à Saint Martin de Belleville.
Monsieur
le Maire, plusieurs personnes nous ont
fait part de leur surprise en observant différents sites montagneux éclairés de
nuit dans la vallée des Bellevilles.
Aussi, nous nous
permettons d’attirer de nouveau votre attention sur les possibilités
d’économies en matière d’éclairage public. Comme vous le savez, il existe des
lampes plus économes que d’autres. Certaines peuvent être combinées à des
modulateurs de flux lumineux qui permettent d’aboutir à une diminution de
consommation d’électricité de l’ordre de 50%. Différents communes ont choisi
d’éteindre les réverbères à partir de 23H….
Comme vous le savez, notre
vallée semble d’engager dans l’élaboration d’un schéma de cohérence
territorial. Elle devra donc se doter d’un plan climat énergie qui ne pourra
pas éviter la question de l’éclairage exagéré de nombreuses stations de ski.
Mais l’actualité nous
ramène journellement aux économies d’énergie et à la notion d’écocitoyenneté.
La Tarentaise qui est une destination touristique majeure peut-elle ignorer
plus longtemps ces questions et retarder des décisions qui s’imposeront sans
doute pour des raisons climatiques, ou
pour restaurer une image de la montagne bien dégradée. Le ciel étoilé fait il
encore partie de notre patrimoine ?
La question à notre sens, mérite d’être posée ? L’éclairage des montagnes
est –il de nature à encourager nos concitoyens à économiser la lumière dans
leur logement ?
Nous nous permettons, Monsieur
le Maire, de vous transmettre la brochure réalisée par nos amis de Mountain Wilderness, et consacrée
au même thème. Aussi, nous espérons que la commune de saint Martin de
Belleville saura revenir à une gestion raisonnable de l’éclairage public.
Nous
profitons, Monsieur le Maire, de l’occasion de ce courrier pour transmettre nos
vœux de santé et bonheur pour cette nouvelle année qui commence.
Affaire
de Gilly : délibération du CA
L’objet de cette réunion est de déterminer l’attitude à adopter
lors du procès de l’affaire de pollution de l’incinérateur de Gilly sur Isère.
L’association avait déposé une plainte contre X pour pollution
du milieu naturel et mise en danger d’autrui.
Seul le deuxième motif a été retenu à ce jour et cela paraît
très surprenant puisque la pollution
induite par le fonctionnement de cet incinérateur est notoire.
Les plaintes déposées par d’autres associations ont été
déclarées non recevables. L’association Vivre en Tarentaise est l’une des rares
à pouvoir agir encore. Il lui incombe donc une responsabilité particulière.
Notre structure n’a pas pu suivre dans le détail le déroulement
de la procédure. Elle ne peut donc pas pour le moment se prononcer sur la
culpabilité des différentes personnes incriminées dans cette affaire.
Par contre, il lui paraît normal qu’un débat contradictoire
puisse se dérouler entre les différentes parties lors du procès:
responsables des collectivités territoriales, représentants de l’Etat et
associations. L’étendue de la pollution, le nombre de personnes concernées, le
nombre d’animaux abattus rend cet échange indispensable pour des raisons
élémentaires de justice.
A cet effet, l’association Vivre en Tarentaise mandate Maître
Thierry Billet pour la représenter lors du procès et former la ou les
constitutions de partie civile nécessaires. Elle lui demande d’utiliser la
procédure de citation directe pour permettre l’audition : de Messieurs Gibello (Président du syndicat intercommunal de traitement
des déchets), Vallet (directeur de la DRIRE) et Bisch
(Préfet de Savoie) au moment des faits.
L’association Vivre en Tarentaise espère vivement que ce procès
permettra de lever toutes les interrogations qui pèsent sur cette affaire.
Classement
de site en Lauzière.
Monsieur le Préfet, nous avons l’honneur
d’attirer votre attention sur un projet de classement de site dans le massif de
la Lauzière en Savoie. Comme vous le savez peut être,
il a deux ans la commune de Celliers (située sur la route du col de la
Madeleine en Tarentaise) a obtenu une autorisation UTN lui permettant de se
relier au domaine skiable de Valmorel par une télécabine. En contrepartie elle
s’est engagée à faire classer la partie communale située sur le versant Lauzière pour éviter toute incursion des remontées
mécaniques sur cet adret sauvage et
remarquable à bien des égards.
Une étude paysagère a été
réalisée sur l’ensemble du massif de la Lauzière
(versants Tarentaise et Maurienne). Ce travail montre à l’évidence l’unité de
cette chaine granitique et l’intérêt de la classer dans son ensemble.
Les communes de Lauzière (1) se sont
regroupées au sein d’un SIVOM dont les objectifs sont la protection de la
nature et la valorisation du patrimoine. Cependant, beaucoup de collectivités
sont opposées pour le moment à un périmètre de classement qui déborderait les
limites administratives de Celliers. Pour certaines d’entre elles, il s’agit
d’une position de principe. Quelques unes ne seraient pas hostiles à cette
mesure de protection, mais elles ne veulent pas se singulariser par rapport aux
autres collectivités….Pourtant les contraintes liées à un classement de site
nous paraissent avoir été exposées clairement par la DREAL.
Dans l’état actuel des
choses, il semble que l’on s’oriente vers une application stricte des mesures
compensatoires validées en commission
UTN. Mais le milieu associatif ne peut s’empêcher de regretter que cette
occasion ne soit pas saisie pour classer l’ensemble de la chaine et lui accorder ainsi un label
« national » qui ne pourrait que conforter le travail des élus au
sein du syndicat intercommunal.
L’élaboration de la trame
verte et bleue en Savoie, ne pourra pas laisser de côté cet espace majeur,
situé à cheval sur la Maurienne et la Tarentaise, qui est bien entendu très
fréquenté en hiver et en été par les randonneurs. Il figure bien sûr dans l’inventaire de l’annexe 1 relatif aux sites majeurs
insuffisamment protégés du projet de DTA des Alpes du Nord et 9500 hectares
sont gérés par le biais de Natura 2000.
Nos associations considèrent
qu’il est impensable que des remontées mécaniques viennent un jour porter
atteinte au caractère très particulier de la Lauzière.
Aussi, elles ne comprennent pas ce qui peut motiver les craintes de plusieurs
élus, alors qu’ils seront de toute façon concernés par la TVB et par le zonage
des SCOT en voie d’élaboration. Aussi, nos structures espèrent elles que les
services de l’Etat pourront reprendre contact avec les élus concernés pour
tenter de mettre un peu de cohérence entre les intentions affichées par le
syndicat intercommunal de la Lauzière et une
opposition de quelques uns à un
classement de site.
Monsieur le Préfet, nous
nous tenons à votre disposition pour une visite sur le terrain si vous le jugez
nécessaire. Dans l’espoir que vous puissiez intervenir pour dénouer cette
situation difficile, nous vous adressons, Monsieur le Préfet, nos sincères
salutations.
Col
de la Bathie.
Nous avons mis en contact des responsables communaux ou
associatifs avec les services de l’Etat chargés des mesures de protection. Une
visite sur le terrain s’est déroulée cet été dans une ambiance très conviviale.
Il n’est pas impossible que cela débouche sur un nouveau classement de
site…Mais il faut en déterminer les limites, c’est pourquoi la commune de Cevins voisine a été sollicitée au cas où…Affaire à suivre.
Travaux
dans les réserves naturelles de Villaroger et du Plan de Tueda.
Pour la première, il s’agissait d’un projet de captage d’eau et pour
la seconde de la construction d’une digue devant permettre de contenir une crue
centenale, une dérivation partielle du torrent du Saut et un modification des
limites ouest de la réserve pour permettre un nouveau tracé d’une télécabine. Les associations avaient mis en avant les
arrêtés stipulant l’interdiction de tous travaux dans les réserves naturelles.
Interrogé pour avis, le ministère de l’environnement a confirmé cette position
et mis un point final à ces projets.
Circulation
des engins motorisés sur les chemins ruraux
Mesdames et Messieurs les
Maires, vous avez sans doute été destinataire du livret réalisé par l’APTV, et
intitulé « boite à outils pour une meilleure gestion des engins motorisés.
Ce document a fait l’objet de plusieurs réunions rassemblant de nombreux
acteurs concernés. Nous nous félicitons de sa réalisation et de sa diffusion.
Cependant, il nous paraît important de compléter votre information en matière
de jurisprudence relative aux chemins ruraux notamment.
En
effet, et nous avions insisté sur ce point lors de nos contact avec l’APTV, la
circulaire de Madame Olin relative aux engins motorisés définissait la notion
de carrossabilité dans son annexe 2 paragraphe1. Si nécessaire cette circulaire
peut être téléchargée sur internet en tapant : « circulaire Olin sur
google ».
Cette
circulaire a été attaquée devant le Conseil d’Etat par le CODEVER pour deux
raisons : l’une relative au permis de conduire pour les quads et l’autre
justement sur la notion de carrossabilité. Le Conseil d’Etat a donné raison au
CODEVER pour la première raison, mais n’a pas retenu la seconde. Cela signifie
que cette notion de voie carrossable accessible à un véhicule normal a été de
fait validée par cette haute juridiction. D’autre part, et la boite à outils le
rappelle, le CODEVER appelle les motards à ne pas emprunter les simples
sentiers.
Cette
précision nous paraît fondamentale car nos communes sont parcourues de
centaines de kilomètres de chemins ruraux. Beaucoup d’entre eux sont retournés à la nature, ou devenus de simples sentiers. A la lecture de
la « boite à outils » il serait possible de penser que de fait tous
les chemins ruraux sont ouverts au passage des quads et des motos par exemple.
Pour le mouvement associatif, il paraît clair que seul les chemins ruraux
accessibles au véhicules normaux à quatre roues sont ouverts à la circulation
motorisée en l’absence d’arrêté municipal.
De
plus pour des raisons de tranquillité publique d’une part et d’autre part pour
éviter une multitude d’actions juridiques, il serait souhaitable que des
arrêtés municipaux viennent confirmer ce que nous avançons.
Nous
vous prions donc de télécharger sur notre site
le jugement du Conseil d’Etat qui valide la notion de carrossabilité.
Nous espérons, Mesdames et Messieurs les Maires, que notre
courrier contribuera à l’amélioration de la tranquillité publique et donc au
maintien du caractère de nos montagnes. En restant à votre disposition pour
tout échange sur ce thème, nous vous adressons, Mesdames et Messieurs les
Maires, nos sincères salutations.
Circulation
sur les pistes d’alpage de la Côte d’Aime.
Monsieur le Maire, nous
avons l’honneur d’attirer votre attention sur la gestion de la circulation motorisée
sur les pistes pastorales qui desservent le secteur du Mont Rosset et la vallée
de Foran. Comme vous le savez cet espace est très fréquenté l’été par les
randonneurs qui apprécient la qualité
des paysages rencontrés.
Il y a peu de temps, notre association a soutenu au sein du
comité de pilotage PSADER une subvention destinée à remettre en état la partie
finale de la route d’accès au chalet du Mont Rosset. Cependant, ces travaux
risquent d’encourager nombre de personnes à monter jusqu’au chalet en voiture.
Aussi, nous nous permettons de vous faire part de notre souhait de voir rédigé
un arrêté municipal réglementant l’accès à cette route. Une barrière, placée
par exemple à Pré Pinet, conforterait ce texte et
serait de nature à rendre au silence ce site réputé. Les propriétaires de
chalets seraient bien sûr autorisés à monter plus haut en été et disposeraient
d’un badge et d’une clé.
D’autre part, les travaux réalisés sur la piste d’accès au
refuge de la Balme d’entraînent de
nombreux véhicules à monter au-delà du parking de Foran. De nombreuses
personnes nous ont fait part de leur surprise et de leur déception de voir
nombre de véhicules monter jusqu’au refuge de la Balme. Cette situation ne nous
paraît pas acceptable compte tenu de la qualité du site et de sa fréquentation.
Il nous semble que la pose de barrières devrait s’imposer sur les deux rives de
l’Ormente pour réserver cette haute vallée aux
marcheurs. Notre association considère que les guides devraient se plier à
cette réglementation destinée à maintenir le caractère de nos montagnes et leur
attractivité.
Nous espérons, Monsieur le Maire, que notre courrier
contribuera à la mise en place d’une zone de tranquillité s’étendant du col de Portettaz au Col du Grand Fond. En restant à votre disposition
pour tout échange sur ce thème, nous vous adressons, Monsieur le Maire, nos
sincères salutations.
La commune nous a donné
satisfaction en interdisant courageusement toute circulation au-delà de Foran.
Pour la piste conduisant au chalet du Mont Rosset, il faudra encore patienter…
Procès
Valmorel
Il y a plusieurs années, les communes des Avanchers
et de la Léchère, avaient mis en place un « terrain » dédié aux
motos-neige. Celui-ci défini comme un ensemble de parcelles cadastrales,
correspondait à presque la totalité du domaine skiable. C’est pourquoi nous
avions déposé un recours devant le Tribunal Administratif de Grenoble contre
les arrêtés municipaux.
Cet été, cette juridiction nous a donné raison et a annulé les
arrêtés rédigés par les deux collectivités. Celles-ci se sont empressées de
faire appel devant la Cour Administrative de Justice de Lyon. Nous avons donc
été contraints de recourir à un avocat pour défendre notre point de vue.
Réponse dans quelques années durant lesquelles des engins bruyants et polluants
pourront d’ébattre sur la quasi totalité du domaine skiable de Valmorel….
Activité
quad à Bourg Saint Maurice et Séez.
Monsieur le Maire, différentes personnes nous ont demandé
d’intervenir auprès de vous au sujet de la mise en place d’une activité quad
sur la commune dont vous avez la charge. Nous tenons bien entendu et avant
toute chose à savoir si cette information est fondée ou non. Compte tenu des échanges qui ont déjà
eu lieu sur le thème de la gestion des engins motorisés dans le cadre des
commissions de l’APTV, nous espérons qu’il s’agit d’une rumeur sans fondement.
En
effet, nous sommes persuadés que le développement des loisirs motorisés est
incompatible avec la restauration de l’image de la montagne et la renaissance
du tourisme estival. Malgré les discussions qui se sont déroulées, les
infractions demeurent monnaie courante
notamment entre Landry et Bourg Saint
Maurice ou bien sur les sentiers qui descendent des Arcs. Notre association
et la population locale attendent vainement la réduction des nuisances sonores
alors que le silence et la tranquillité sont unanimement placés en tête des
préoccupations de nos visiteurs.
C’est pourquoi nous voulons croire qu’il ne sera pas
envisagé de faire circuler des groupes de quads sur nos pistes pastorales alors
que nous devrions relever ensemble le défi de la mobilité douce et des zones de
tranquillité.
Nous saisissons l’occasion de ce courrier pour rappeler le
caractère illégal du terrain « dédié » au motocross sur la piste
située en amont du Villaret de la Rosière de Bourg. Dans l’espoir de rencontrer
votre compréhension nous vous adressons, Monsieur le Maire, nos sincères
salutations.
Depuis ce courrier, l’activité
s’est implantée à Séez et ce que nous craignions est arrivé. Il y a des groupes
de quads qui circulent vers le Fort 2000 ou le Dôme de Vaugellaz. Les habitants
des villages de Vulmix ou des Echines subissent les nuisances…Et le caractère
de nos montagnes en prend encore un coup !
Quels
enjeux autour de la charte du parc National de la Vanoise ?
Les communes autrefois membres de la zone périphériques vont
être invitées à signer une charte pour intégrer ce qui désormais s’appellera la
zone d’adhésion. Les communes signataires pourront se prévaloir du label PNV.
Depuis plus de deux ans, une intense concertation se déroule pour aboutir à la
rédaction de ce document. La question qui est posée est de savoir dans quels
domaines des efforts sont attendus et dans quelle mesure ils seront
quantifiables.
Le contraste entre la zone cœur, paradis du wilderness,
et l’ex zone périphérique, parfois hyper aménagée, rend l’exercice difficile. Il faut définir
quels objectifs nous souhaitons atteindre, vers quelle « montagne »
nous voulons aller…Et les incertitudes sont nombreuses en termes de climat, de
mode, de coût de déplacement, d’économie…
Il paraît clair pour les associations, voire pour l’Etat que le
marché du ski de piste est mature et qu’il faut conforter l’existant tout en
diversifiant les activités proposées dans les stations de montagne. Mais est ce
que tous les aménageurs ont intégré l’idée que le développement du ski de piste
arrivait à son terme ? Ce n’est pas
sûr car d’aucuns répondent que le réchauffement climatique touchera la
Tarentaise après les autres massifs et qu’il y aurait là une opportunité à
saisir pour bétonner encore….
Cependant, beaucoup d’acteurs associatifs, voire économiques ou
agricoles s’accordent sur le fait que la
relance du tourisme estival recèle des marges de « croissance ». Mais
pour renouer avec la fréquentation d’autrefois il semble nécessaire de corriger
l’image de montagne très aménagée qui
colle au plus vaste domaine skiable du monde. Des actions de reconquête
architecturale, de soutien à l’activité agricole, de promotion de
l’écocitoyenneté, de développement des transports en commun, de mise en valeur
des différents patrimoines, de
croissance de l’offre culturelle et festive, de protection des sites majeurs et
de la biodiversité sont nécessaires.
La reconnaissance du silence comme un élément fondamental du
caractère montagnard devrait conduire à davantage de réserve dans l’utilisation
de l’hélicoptère et à une application stricte de la loi sur la circulation des
engins motorisés.
Le réaménagement des stations, l’isolation des logements
touristiques, le développement des énergies renouvelables et de l’efficacité
énergétique pourraient devenir le grand chantier des trente prochaines années.
Mais il est tellement plus simple de construire de nouvelles résidences de
tourisme qualifiées de « nouveau concept » grâce à quelques panneaux
photovoltaïques… Le projet avorté de « Directive Territoriale
d’Aménagement » montre à quel point il est difficile pour l’Etat de mettre
fin au bétonnage de la montagne. Pourtant, en poursuivant dans la voie de
l’artificialisation de l’espace les stations de Vanoise ne risquent-elles pas
de scier la branche qui soutient l’économie de Savoie et d’une partie de la
région Rhône-Alpes ?
La question des lits
froids est un vrai problème et il doit être traité par l’Etat. Un récent
rapport ministériel tente de proposer
des solutions à travers des modifications fiscales. Que deviendra ce
rapport ? Mais les collectivités ont aussi la possibilité d’agir sur la
fiscalité locale pour encourager la remise sur le marché des lits froids, voire
des lits « diffus » (loués au noir)…
Alors pour revenir à la
charte :
Le tri sélectif en station concerne 5% des déchets ménagers.
Est-ce que l’on se donne comme objectif de parvenir à 50% dans dix ans ?
En Tarentaise, il y a environ 340 000 lits touristiques.
Combien de lits rénovés, réaménagés ou isolés sur la durée de la charte ?
75 % de l’effet de serre en Tarentaise serait du aux
déplacements individuels en automobile. Quels objectifs sur dix ans ?
Un plan transport à l’échelle du
Territoire sera-t-il élaboré ?
Quels engagements en matière de protection des grands sites dans
la périphérie de la Vanoise ?
Quelle réglementation pour la circulation motorisée sur les
pistes d’alpage ? Quel avenir pour la promotion des loisirs
motorisés ?
Quelle politique en matière architecturale ? Est-ce que des
contraintes seront imposées dans ce domaine aux zones commerciales et
artisanales. Est-ce que l’on ira vers une harmonisation des toitures, où est ce
la coexistence des tôles multicolores, tuiles, lauzes, bardeaux restera la
règle ?
Quels engagements pour le maintien des zones planes et peu pentues à l’activité
agricole ?
Le lecteur l’aura compris,
Vivre en Tarentaise est un peu déçue par le libellé de l’avant projet de
charte. Il est très riche, il indique des directions, mais des objectifs
concrets auraient permis rendre manifeste la volonté des communes signataires de participer à la
construction d’une zone d’adhésion éco citoyenne. Cette charte s’imposera aux
futurs schémas de cohérence territoriaux. Dans l’état actuel du texte, en
dehors de principes généraux très louables, nous avons du mal à saisir quelles conséquences
cela aura sur l’évolution des comportements en matière d’aménagement et
de gestion de l’espace. Alors ce label
« commune du PNV » bradé ou pas ?
Contribution à la mouture finale de la charte. (Doc commun au
CAF, Lacs et torrents et VET)
Monsieur le chargé de mission, nous
avons lu avec intérêt l’avant projet de charte pour le Parc National de la
Vanoise. Nous avons également pris connaissance des documents transmis
récemment, traduisant les remarques de différentes instances, et conduisant à
une évolution de la rédaction du texte.
Nos associations
tiennent à saluer le travail de concertation, de synthèse et de
rédaction effectué par l’équipe du parc. Nos structures retrouvent nombre de
leurs préoccupations sous forme d’orientations dans l’avant projet.
Cependant, nous tenons à vous faire part de notre plus vive inquiétude au sujet du paragraphe
concernant l’urbanisme touristique dans l’aire d’adhésion. Nous souhaitons
comme d’autres acteurs institutionnels un retour à la formulation initiale qui
prévoyait de contenir les stations de ski dans l’enveloppe existante. Nos
structures voient mal comment une commune pourrait se prévaloir d’un côté du
label PNV et d’un autre envisager des extensions de remontées mécaniques en
site vierge. Elles voient mal comment
une charte de parc national pourrait permettre la construction de nouveaux lits
touristiques alors que le marché de « l’or blanc est mature ».
Il va de soi que nos associations sont conscientes du poids économique de cette
industrie, mais son impact en terme de pollution atmosphérique, d’effet de
serre, de consommation d’eau potable et de banalisation de l’espace est loin
d’être neutre. La priorité devrait donc être donnée au développement des
transports collectifs et à la requalification des hébergements. L’ensemble
de nos stations a un travail important à mener sur ce thème majeur avec d’autres acteurs sans doute.
De plus, il nous paraît indispensable de faire ressortir
dans la charte des engagements clairs
sur des objectifs concrets à atteindre pour les communes signataires.
Par exemple en matière de
loisirs motorisés : Est-ce que les collectivités renonceront à promouvoir ce type d’activité à travers
l’organisation de salons, de démonstrations spectaculaires, de location
d’engins bruyants etc..
Est-ce que les pistes
d’alpage et forestières verront leur accès
strictement réglementé ?
En matière de lutte contre
bruit, quels seront les objectifs à
atteindre ? Est ce que les skieurs fortunés continueront à employer l’hélicoptère
pour rejoindre les stations de ski ? Est ce que le niveau sonore des
engins motorisés sera contrôlé ? Est-ce que des engins non immatriculés
continueront de circuler dans notre vallée ? Est-ce que les animations
bruyantes (certaines s’entendent à plusieurs kilomètres) seront tolérées ?
Est-ce que l’idée de
rendre l’architecture des hameaux,
villages, bourgs plus harmonieuse sera retenue ? Quelle architecture pour les zones artisanales ou commerciales ?
Quelle politique en matière de panneaux
publicitaires ?
Est-ce que l’on peut
compter sur une politique de reconquête
du caractère architectural pour l’aire d’adhésion?
Dans le domaine paysager,
est ce que l’on pourrait prévoir de ré
engazonner les pistes pastorales et forestières trop visibles ?
Quelles mesures seront
prises en faveur de l’isolation des logements, du développement des énergies
renouvelables ? Les chauffe- eau solaires seront-ils
obligatoires pour les constructions neuves ? Les écoles
recevront-elles des panneaux photovoltaïques ? L’éclairage public intense
des stations de ski sera-t-il réduit la nuit et des dispositifs d’économie mis
en place ?
En matière de mobilité douce : qu’est ce qui est prévu ?
La gestion des déchets n’apparait pas clairement
dans le texte proposé. Dans ce domaine des efforts importants sont à initier.
Quels objectifs pour le tri sélectif sur
les 15 ans de durée de vie de la charte ? Le compostage individuel ou
collectif sera-t-il généralisé dans l’aire d’adhésion ?
En conclusion, nos
associations souhaitent que l’on puisse percevoir facilement les engagements
clairs et précis distinguant une commune signataire d’une autre non signataire. Quel sens aurait une charte dont
le niveau d’exigence environnemental n’irait pas au-delà de celui d’un
SCOT ? Aussi nous voulons croire,
Monsieur le chargé de mission, que nos suggestions pourront être prises en
compte et contribuer à un haut niveau d’exigence environnemental dans l’aire
d’adhésion. Nous vous adressons, Monsieur le chargé de mission, nos sincères
salutations.
Déposition
à l’enquête administrative relative au projet de classement du vallon du Clou.
L’association
Vivre en Tarentaise souhaite vivement que la procédure de classement du vallon
du Clou aboutisse à la protection intégrale du vallon.
En effet, la
municipalité ne cache pas son intention d’implanter une ou plusieurs remontées
mécaniques dans cette haute vallée. Pour en avoir confirmation, il suffit de se
reporter au numéro du journal « La Savoie » daté du 11 décembre 2009.
Le dernier arrêté
UTN du 12 janvier 2005 (arrêté n° 2005-10) concernant cette commune mentionne
l’objectif de l’Etat de protéger ce vallon. Cette volonté se trouve confirmée
dans le projet de Directive Territoriale d’Aménagement des
Alpes du Nord soumis à consultation (texte page 80, liste des paysages protégés
Annexe1 page 94). Parallèlement, la mise en place de zones de tranquillité, de
la Trame Verte et Bleue du Grenelle de l’Environnement, de corridors
biologiques ne pourra pas laisser de côté ce secteur majeur proche à la fois du
Parc national de la Vanoise et de celui du Grand Paradis
Faut-il rappeler
que ce vallon est le siège d’une activité agricole importante, qu’il abrite une
zone « Natura 2000 », qu’on y trouve
différents lacs d’altitude qui témoignent des stades d’évolution de ces
formations postglaciaires. Le glacier suspendu des Mines est célèbre, il
surplombe un glacier rocheux qui mériterait d’être mieux connu. Cette vallée
constitue l’un des passages les plus aisés pour rejoindre à pied l’Italie
voisine. Tous ces atouts font que le
vallon du Clou est une destination de choix pour les amateurs de randonnée à
pied ou à skis. Il pourrait sans doute jouer un rôle important à l’avenir dans
le rééquilibrage nécessaire de l’image de la Tarentaise, très marquée par le
tourisme d’hiver et ses aménagements lourds.
Le milieu
associatif s’est montré relativement patient et compréhensif avec la commune de
Sainte Foy Tarentaise. Il n’a pas essayé de retarder, par une action juridique,
la mise en place de remontées mécaniques sur la crête de la Marquise lors de
l’UTN de 2005. De la même façon, il ne s’est pas opposé aux travaux qui se sont
déroulés l’été dernier entre le col de l’Aiguille et la prise d’eau du Clou
pour alimenter les canons à neige de la station. L’autorisation UTN de 2005
était sensée permettre à la commune d’équilibrer les comptes de la régie des
remontées mécaniques. C’est pourquoi le milieu associatif tout en considérant
la perspective de classement du vallon a considéré qu’un « compromis »
avait été trouvé avec la commune.
Malheureusement
la collectivité directement concernée maintient sa volonté d’étendre
l’artificialisation de son patrimoine naturel et paysager. C’est pourquoi il
nous semble important que l’Etat assume ses responsabilités et fasse valoir
l’intérêt général qui commande à notre sens de préserver l’intégrité de cette
haute vallée. Il est probable que l’avenir touristique de la Tarentaise à moyen
terme soit lié à la mise en valeur des principaux sites remarquables qu’elle abrite.
Le vallon du Clou en constitue l’un des fleurons à l’évidence. Il nous paraît
évident que la présence de câbles et de pylônes dans une partie du vallon
porterait gravement atteinte à sa valeur.
Les réflexions qui s’engagent en
Tarentaise pour élaborer un Schéma de cohérence territorial devront évidemment
aborder la question de la protection des
sites remarquables qui ne bénéficient à ce jour d’aucune mesure administrative.
Dans ce cadre la protection du vallon du clou aurait été abordée, comme celle
d’autres sites majeurs de la vallée. Il paraît souhaitable que lors de cette
procédure la question de la mutualisation des ressources économiques des sites
touristiques soit posée et permette le cas échéant à la commune de Sainte Foy
de mieux valoriser son patrimoine extraordinaire.
Consultation
sur l’aménagement des Boisses.
A la demande de plusieurs personnes demeurant à Tignes
l’association Vivre en Tarentaise
propose quelques remarques au sujet des
différents travaux envisagés aux
Boisses pour faire suite à la dernière
autorisation UTN (1500 lits). Elles pourraient
rendre à ce secteur une certaine valeur paysagère.
La butte du barrage. Au sommet de celle-ci on peut avoir
une vue très agréable sur le lac et ses alentours. Malheureusement les dépôts
successifs de matériaux n’ont pas été suffisamment nivelés et recouverts de
bonne terre. Une remise en état et un reverdissement devraient s’imposer et
contribuer à l’harmonie des lieux.
L’hélisurface. La
butte est utilisée comme hélisurface. Notre association considère que
l’usage de l’hélicoptère devrait être réservé aux secours et aux travaux dans
les lieux difficiles d’accès. Le transport de clients depuis les aéroports de
Lyon ou Genève, ou pour pratiquer l’héliski nous paraît devoir être proscrit
pour des raisons d’éthique. Comment
demander à chacun d’économiser l’énergie si quelques uns sont autorisés à
gaspiller du kérosène ? Comment convaincre davantage de personnes de venir
découvrir nos montagnes si lorsque l’on arrive au sommet on y découvre un
hélicoptère débarquant quelques privilégiés ? Enfin, il ne paraît pas
acceptable d’infliger autant de nuisances sonores aux habitants des Boisses.
L’écovillage futur. Suite à la dernière autorisation UTN,
le secteur urbanisé des Boisses devrait s’étendre notablement. Une route
dessert actuellement la zone qui devrait est convertie en
« écovillage ». Nous trouvons regrettable que l’on envisage de créer
un nouvel accès en passant derrière l’église des Boisses dans un espace boisé,
rocheux et pentu. Cette
artificialisation supplémentaire du site ne nous semble pas nécessaire.
Les parkings. La surface de parking située entre le
barrage et le village est très étendue. Ne pourrait-on pas envisager soit de la masquer en construisant au dessus
dans les proportions raisonnables, soit de réaliser des parkings
souterrains ? Ne pourrait-on pas dégager un peu plus d’espace vert au pied
de l’église pour augmenter la valeur paysagère
de cet édifice ?
Les murs. De nombreux murs en béton mériteraient
un parement en pierre. Il en va de même pour les falaises grillagées qui surplombent la déviation. Nous
sommes conscients de l’ampleur de la tâche, mais ce lieu emblématique ne le
mérite-il pas ?
La publicité. Nous profitons de l’occasion de ce
courrier pour signaler à Monsieur le
Maire le caractère illégal du très grand panneau publicitaire apposé sur les
grillages de la déviation des Boisses.
Aussi, l’association espère qu’il sera déposé dans les meilleurs délais.
Lits
froids et fuite en avant.
Comment qualifier ce que l’on observe actuellement en Tarentaise en ce
qui concerne les lits touristiques ? Fuite en avant, adaptation,
restructuration, compétition impitoyable, incohérence, bétonnage……La presse locale s’est fait l’écho
depuis plusieurs mois de nouvelles constructions envisagées dans notre vallée.
Beaucoup de personnes se posent des questions face à ces nouveaux projets.
Aussi Vivre en Tarentaise se permet-elle de les poser publiquement.
Le tableau ci-dessous
rassemble les autorisations accordées ou
les projets répertoriés depuis quelques
années.
|
Ste Foy |
Valmorel |
La Tania |
Villaroger |
Vallandry |
Les Arcs |
Aime |
Tignes |
… |
|
3000 |
3000 |
1500 |
650 |
650 |
2500 |
4000 |
1500 |
…. |
|
Accordés |
Accordés |
Accordés |
projet |
accordés |
accordés |
projet |
Accordés |
|
Soit un total de 17 000 lits
à construire dans les prochaines années……..et Vivre en Tarentaise ne sait pas
tout….
Quelques questions :
- Le marché des sports
d’hiver est-il oui ou non à maturité ? Peut-on penser sérieusement que la
clientèle des sports d’hiver va augmenter ?
- Le prix des déplacements
sur de longues distances va-t-il baisser à l’avenir ?
- Pourquoi la Tarentaise aurait-elle la particularité d’échapper à
l’effet de serre ?
- Est-il raisonnable de
construire sans cesse pour compenser l’augmentation du nombre de lits « froids » ?
- L’Etat ne devrait-il pas
intervenir et proposer des outils aux communes pour favoriser la remise sur le
marché locatif de ces lits froids ?
- La construction de nouveaux
lits n’a-t-elle pas pour effet de « refroidir » certains logements moins attractifs ?
- Quelle station peut se
vanter d’avoir un taux de remplissage de 100% pour une durée supérieure à trois
semaines par an ? Quel est le taux de remplissage de ces lits en
été ? Cette urbanisation massive qui impacte nos paysages d’altitude
n’est-elle pas un repoussoir pour la clientèle estivale ?
- La compétition entre les
différents sites n’est elle pas catastrophique en termes de consommation de matériaux d’énergie et d’espace ?
- Une vallée dont l’activité
hivernale dépend de plus en plus d’une clientèle fortunée n’est–elle pas en
situation de grande fragilité ?
L’Etat après une longue
réflexion et de nombreuse hésitations s’est décidé à publier un document
d’urbanisme appelé DTA (Directive Territoriale d’Aménagement des Alpes du Nord)
assez contraignant et ayant comme objectif de mieux gérer l’espace montagnard.
Ce document a connu plusieurs moutures. La dernière a été notoirement assouplie
pour tenir compte en particulier des remarques des élus savoyards. Malgré cela
les élus de Tarentaise restent très hostiles à ce texte. En effet, l’Assemblée
de Pays Tarentaise Vanoise (APTV) a délibéré à la quasi unanimité contre cette
directive « imposée d’en haut ». S’agit-il de mauvaise foi ou d’un choix tactique ? En tout état de
cause il est permis de se demander si cette attitude intransigeante ne poussera
pas l’Etat à revenir à une version plus
« dure » ?
Quand les revenus de nos
stations seront-ils au moins partiellement mutualisés pour éviter que chaque
commune ne tire la couverture à elle ?
DTA
et DTA DD: Suite et fin ?
Durant l’enquête publique relative à
la DTA, le parlement a voté une loi transformant les DTA en DTADD. DD pour
développement durable bien sûr. La particularité
de ces nouvelles DTA est qu’elles ne sont pas opposables. C'est-à-dire que l’on
ne pourra pas s’appuyer sur ces textes pour mener des actions juridiques. La commission d’enquête chargée
du rapport à l’issue de l’enquête publique s’est étonnée de la légèreté du
parlement vis-à-vis d’une procédure de consultation en cours…Actuellement le
plus probable est que ce document ambitieux pour les Alpes du Nord soit enterré
une fois de plus. A moins que le Conseil d’Etat n’intervienne d’une façon ou d’une
autre. On va pouvoir continuer à bétonner en paix !
L’abeille
noire de Savoie.
Notre association a été amenée à
prêter 8000 euros au CETA pour lui permettre l’achat de matériel permettant différentes
actions visant à la multiplication de l’abeille noire de Savoie. 5000 euros
nous ont déjà été remboursés et le solde devrait intervenir dans les prochaines
semaines.
Le Centre d’Etudes Techniques Apicole de Savoie (CETA)
Le CETA est une association savoyarde créé en 1997. Elle
rassemble environ soixante-dix membres et plusieurs ruchers écoles sur
l’ensemble du département. Ils sont tous apiculteurs et par ailleurs ils sont
également adhérents aux syndicats apicoles départementaux (Rucher des Allobroges, GDSA, Apiculteur Savoyard)
Le CETA possède un site d’activité de sélection de l’abeille
noire dans le Parc Régional des Bauges et vient de créer dernièrement un
nouveau site en Tarentaise avec sa station de fécondation dans la vallée de la
Grande-Maison sur la commune de La Léchère et son rucher technique et
d’hivernage des colonies d’abeilles dans la forêt domaniale du Morel à
Bellecombe-Tarentaise, terrain que L’ONF nous loue et sur lequel nous projetons
l’implantation d’un local technique type chalet.
En 2009, le CETA à remporté le Trophée de Savoie ainsi que le
prix Albert Bernard dans la catégorie Développement durable.
Les objectifs du CETA
Sauvegarder un patrimoine génétique local : l’abeille noire
de l’écotype Savoie
Sensibiliser et associer les apiculteurs à la conservation de
l’abeille noire et transmettre le savoir en matière de sélection de l’espèce
Diffuser dans les ruchers de Savoie des reines afin de
réintroduire au mieux l’abeille noire.
Sensibiliser au rôle de l’abeille le grand public ainsi que les
scolaires avec des actions pédagogiques itinérantes.
Le
contexte apicole local
La Tarentaise compte environ 350
apiculteurs ; la plupart sont des amateurs qui pratiquent cette activité à
l’échelle familiale, héritage d’une tradition ancestrale. Nos difficiles
conditions alpines et une floraison qui s’étale sur une très courte période
génèrent une récolte de miel faible et aléatoire mais d’une unicité et qualité
très recherchées. La saveur incomparable de ce miel provient de la
particularité d’être récolté sur la flore sauvage de l’espace montagnard
exempte de traitements et pesticides.
Face aux mortalités qui menacent les
pollinisateurs et en particulier l’abeille domestique, il est nécessaire de
sélectionner nos colonies d’abeilles ; cela dans l’intérêt de l’apiculture
de montagne mais également pour
entretenir la biodiversité du milieu naturel.
N’oublions pas que nos chers insectes sont d’irremplaçables bio
indicateurs de la qualité de l’environnement et que l’apiculteur à travers eux
l’est tout autant car depuis bien longtemps il à tiré la sonnette d’alarme pour
annoncer les dérives écologiques dont hélas les méfaits sont bien visibles
aujourd’hui.
En Tarentaise, le lien abeille/biodiversité végétale est plus prégnant
encore : notre patrimoine naturel est très riche comme en attestent les
nombreux outils de protection, de gestion et d’inventaire des sites naturels.
Actuellement, l’abeille noire de Savoie, représente encore une partie
non négligeable de la population d’abeilles présente en Tarentaise. Cependant,
il est urgent de préserver notre écotype et quand les apiculteurs souhaitent
installer de nouvelles ruches ou renouveler leur cheptel, ils ont beaucoup de
difficultés à trouver des fournisseurs d’abeilles noires. La majorité des
fournisseurs ne propose que des races d’abeilles d’origine diverses et
inadaptées à notre biotope.
Le programme de sélection
et d’élevage de l’abeille noire.
L’objet de
notre travail est de mettre en évidence l’existence d’une race géographique (on
dit aussi écotype) d’abeille noire (Apis mellifera mellifera)
dont le cycle biologique est adapté aux conditions du milieu montagnard.
Aujourd’hui, pour rétablir son patrimoine génétique et ses qualités d’origine,
nos travaux visent à retrouver cet écotype et par l’observation et l’analyse de
ses caractères biométriques et morphométriques afin
d’aider à sa reproduction.
Ce travail s’inscrit dans un programme
pluridisciplinaire de recherche de cette abeille noire faisant intervenir
plusieurs acteurs :
Ø Notre association le CETA de Savoie (Centre d’Études Techniques Apicoles),
engagé depuis longtemps dans des actions de sélection et d’élevage de l’abeille
noire,
Ø Le Laboratoire
Evolution, Génomes et Spéciation du CNRS de Gif/Yvette qui nous apporte son soutien technique et
scientifique.
Ø Le Muséum
National d’Histoire Naturelles de Paris pour la mise à notre
disposition de l’outil Apiclass pour l’analyse
morphométrique à partir de sa base de données.
Notre méthode de sélection de nos abeilles consiste à suivre
leur développement sur plusieurs saisons
apicoles et de retenir pour nos futurs élevages les meilleures d’entres-elles.
Pour cela, à la suite d’un élevage royal, les cellules des futures reines sont
prélevées et sont mises dans de petites ruchettes (nucléi). Un
petit nombre d’abeilles accompagne ces cellules royales d’où vont éclore les
jeunes reines. Une fois écloses, les reines vierges de chaque ruchettes effectuent leur vol nuptial dans une zone
protégée appelée station de fécondation
où sont implantées des ruches bien fournies en faux bourdons sélectionnés sur
nos critères. Les faux-bourdons de ces ruches fécondent ces reines. Voici
comment on obtient des reines fertiles de souche noire pure. Ensuite, les
apiculteurs soucieux d’élever des abeilles adaptées et rustiques peuvent
disposer auprès de nous du matériel génétique nécessaire à leur reproduction.
L’abeille noire (Apis mellifera mellifera)
A l'origine, l'abeille noire peuple toute la France, les Iles
britanniques jusqu'en Ecosse et en Irlande, l'Europe centrale au nord des
Alpes; elle occupe aussi les plaines du nord de la Pologne, l'est de la Russie
jusqu'à l'Oural, ainsi que le sud de la Suède et de la Norvège. Actuellement,
cette aire s'est étendue vers le nord grâce à l'apiculture.
Notion d’écotype.
A travers une aire de répartition aussi vaste, l'abeille noire
rencontre des conditions écologiques extrêmement diverses; on conçoit assez
bien que le climat et la flore, deux aspects essentiels de l'environnement de
l'abeille, soient très différents lorsqu'on passe du bassin méditerranéen à la
Scandinavie ou à la Russie. Sous l'effet de la sélection naturelle, l'abeille
noire s'est adaptée à ces conditions écologiques variées, d'où l'apparition
d'une diversité biologique très importante, résultat d'une longue évolution
naturelle.
Sur le plan morphologique, la variation entre ces populations
reste très faible et l'abeille scandinave ressemble à l'abeille provençale. La
biométrie ne suffisant plus à les distinguer, seules des analyses statistiques
et génétiques approfondies permettent de mettre en évidence des différences
minimes, parfois entre populations distantes de moins de 100 km (système
d’analyses Apiclass
du Muséum National d’Histoire Naturelle de Paris utilisé par le CETA de
Savoie). Plus récemment, la biologie moléculaire a permis de progresser dans la
connaissance des populations locales par l’analyse de l’ADN mitochondrial.
Chaque population locale (ou écotype) réunit donc un ensemble d'adaptation tout à fait
spécifique à son environnement ce qui justifie des mesures de conservation de
ces sous espèces.
L’abeille noire de Savoie
Du point de vue apicole, ces populations sont remarquables par
leur rusticité, ce qui justifie des actions de conservation.
Une des grandes qualités de l'abeille noire se trouve
certainement dans son étonnante rusticité; une espèce est qualifiée de rustique
lorsqu'elle est robuste et demande peu de soins. Cette rusticité de l'abeille
noire tient à plusieurs aspects de sa biologie.
L’abeille noire de Savoie est un écotype dont le cycle
biologique est très bien adapté aux multiples conditions de son environnement.
Cette abeille est le résultat d’une lente adaptation à son milieu de vie, c’est
l’évolution naturelle. En montagne, elle présente des caractéristiques apicoles
intéressantes, comme la faible consommation hivernale, le développement rapide
au printemps, une meilleure résistance
aux maladies et une bonne résistance physique. Cette sous espèce particulière est
ainsi très appréciée des apiculteurs qui l’ont malgré tout substituée depuis
une quarantaine d’années par des reines d’abeilles d’origines diverses dont les
rendements semblaient sur le moment meilleurs. Cependant, non appropriées à la
vie en montagne, ces nouvelles abeilles et leurs croisements se sont révélés au
fil du temps vulnérables face aux multiples maladies ainsi qu’aux hivers rudes
et tardifs, et il faut bien le dire, victimes du déclin de la biodiversité
floristique.
Des croisements entre nos abeilles natives et celles
d’importation ont peu à peu affecté l’écotype au niveau de ses caractères
d’origine. Ces croisements ont également altéré la douceur légendaire de notre
abeille noire qui supporte mal la pollution génétique. Souvenons-nous qu’avant
ce déplorable brassage génétique, nos apiculteurs travaillaient le plus souvent
leurs ruches sans protections et avec la pipe pour enfumoir.
Indispensable aux écosystèmes
L’abeille domestique fait partie de
notre quotidien. En plus
des précieux produits qu’elle nous offre, pour leurs qualités diététiques et
thérapeutiques (Apithérapie), comme la
Gelée Royale, la Propolis,
le Pollen et l’exceptionnel Miel de montagne récolté sur les fleurs sauvages
exemptes de traitements phytosanitaires, elle joue un rôle fondamental dans la pollinisation.
En effet, la survie ou
l’évolution de plus de 80% des espèces végétales dans le monde et la production de 84% des espèces
cultivées en Europe dépendent
des abeilles ! Ce qui représente plus d’un tiers des ressources alimentaires
mondiales ! Cet impact colossal des abeilles faisait dire à Einstein que : "Si
l’abeille venait à disparaître, l’humanité n’aurait plus que quelques années à
vivre"
Insecte pollinisateur majeur, l’abeille domestique est indispensable au fonctionnement des
écosystèmes, à la biodiversité florale et faunistique et à l’agriculture.
L’abeille s’avère également un indicateur biologique exceptionnel, une véritable sentinelle de la qualité de
notre environnement.
C’est un acteur écologique et agronomique irremplaçable. Mais
aujourd’hui, l’existence de l’abeille ainsi que d’autres
insectes pollinisateurs est menacée. L’utilisation massive de
l’agrochimie dont les effets délétères ou mortifères sont encore sous évalué, décime chaque année des milliards d’abeilles
depuis plus de dix ans !
La disparition de l’entomofaune pollinisatrice engendrerait une catastrophe écologique sans
précédent pour l’avenir de l’Humanité… Or, l’abeille ne bénéficie d’aucune
protection particulière qui permettrait enfin de la préserver de son plus grand
prédateur, qui n’est autre aujourd’hui que l’homme qui lorsqu’il devient acteur
en matière d’environnement (agriculteurs, élus, jardiniers du dimanche) se
retrouve d’une façon inconsciente, responsable de la dégradation de la biodiversité
en oubliant les bonnes pratiques dans la gestion des espaces vert ainsi que
dans les espaces arborés (monoculture, pâturages, fauchage, abattages d’arbres
de manière inconsidérée) nous estimons que dans ce désert floristique
croissant, les arbres vont jouer un rôle majeur au secours de la biodiversité.
Une action concertée est à mener afin d’obtenir du législateur
mais aussi de tous les acteurs de l’environnement des actions responsables et respectueuses des écosystèmes :
C’est l’objectif que le CETA de par son rôle pédagogique s’est fixé et qui
nécessite l’appui du plus grand nombre. À travers notre démarche, nous
souhaitons aider la population ainsi que les scolaires à mieux connaître
l’abeille, à prendre conscience de son
rôle écologique de premier ordre et à agir pour corriger les
comportements susceptibles de nuire à sa pérennité et a celle des autres
insectes pollinisateurs, pour mieux préserver la qualité de leur habitat et de
nos milieux naturels. Les projets du CETA ne manquent pas et pour y faire face
un renforcement de notre équipe (apiculteurs ou non) devient indispensable.
Nos infos sont en ligne en page CETA du Rucher des
Allobroges : http://www.rucher-des-allobroges.com/
Le Président du
CETA de Savoie
Jean-Louis Carret
Manifestation
contre la présence d’avions ou d’hélicoptères sur nos montagnes.
Au printemps, les associations de protection de la montagne de Rhône
alpes ont organisé un rassemblement sur le glacier de l’Etendard en Maurienne.
Une délégation commune à VEF et au CAF avait fait le déplacement pour manifester sa réprobation face à la présence
d’engins motorisés dans nos sites naturels. La photo de première page illustre
notre participation à cette expédition. Sur ce glacier on observe hélas le même
phénomène que sur le Dôme de Vaugellaz : la pose et le décollage d’avions
qui prennent ce site comme aérodrome….
Une longue « bavante » collective et
conviviale avec sur le site quelques
échanges avec les gendarmes
arrivés en hélicoptère….
Le bureau de
l’association se réunit une fois par mois, salle Cérutti
à Aime. Ces réunions ont lieu en
général le premier jeudi de chaque mois
à 20h 15.
Pour obtenir
confirmation : tél. au 04 79 07 29 30 Nous serons heureux évidemment de vous y
accueillir.
Adresse électronique du Président : amachet@wanadoo.fr ou courriel: vitarent@orange.fr (René Pinck)
Visitez le site :
http://www.vivrentarentaise.fr qui remplace
progressivement le site http://perso.orange.fr/vivre-en-tarentaise/ , encore actif en attendant
l’installation complète du nouveau.
Pour payer votre cotisation 2011
Envoyer votre règlement à « Vivre en Tarentaise » Les
Villards 73210 Landry
Tarif normal: 18 €/an
tarif couple: 27 €/an
Petits revenus: 7,5 €/an
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