Association agréée pour la protection de la nature
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Rapport d’activités 2006 |
Il y a trente ans, le samedi 23 octobre 1976, à Aime, une salle
comble, inquiétée par des demandes de permis de recherche d'uranium en Tarentaise,
décidait d'agir et créait notre association.
Depuis, après plusieurs
années de mobilisation, les menaces de pollutions radioactives générées par ces
exploitations se sont éloignées, espérons-le définitivement mais nous nous
sommes trouvés confrontés à d'autres problèmes d'environnement. Nous avons
quelquefois gagné, quelquefois perdu, et le plus souvent limité les dégâts.
Les projets locaux
d'exploitations d'uranium et de grands barrages de transfert d'énergie pourraient
bien réapparaître car ces temps-ci, le lobby électro-nucléaire mondial, à la
faveur du grave problème climatique actuel, voudrait bien imposer l'énergie
nucléaire comme solution miracle.
Eh bien, comme vous le
verrez en lisant ces pages, nous continuons et avec votre aide, nous agirons
encore longtemps pour une Tarentaise plus respectueuse de son environnement
exceptionnel.
René Pinck
Le mot du Président. Vivre en Tarentaise a trente
ans !
Il y a trente ans, le 23 octobre 1976, une réunion publique est organisée à
Aime au sujet de la recherche de minerai d’uranium en Tarentaise. Les communes de Bellentre,
Macôt, Champagny, Bozel et le Planay sont concernées. Des informations et des
témoignages sont proposés au public. 250 personnes sont présentes ce jour
là ! A la fin de la réunion, il est décidé de créer une association
dénommée « Vivre en Tarentaise ».
Depuis le temps a passé et VET a fait entendre sa voix
régulièrement sur différents thèmes.
La gestion des déchets. Mise en avant du tri sélectif et du compostage individuel.
Collecte des toxiques. Contrôle et limitation au strict minimum de
l’incinération. Le concours de ramassage de piles entre toutes les écoles de
Tarentaise connaîtra un grand succès. L’affaire récente des mâchefers de
l’usine d’incinération de Valezan montre que la vigilance du milieu associatif
est nécessaire.
L’extension des remontées mécaniques en site vierge. Les interventions et les
manifestations organisées par Vivre en Tarentaise pour défendre le caractère de
nos espaces naturels sont sans doute restées dans les mémoires de quelques
uns : Sainte Foy, Peisey,Landry, Villaroger. Plus récemment le projet de
télésiège Celliers Valmorel nous a permis d’aboutir avec les élus à un
compromis raisonnable. Reste à en faire
respecter tous les termes.
Le respect de la loi sur la circulation des engins motorisés. VET a sans doute été l’une des
premières sinon la première à réclamer une loi pour réglementer la circulation
des motoneiges. Ce texte existe depuis
1991 et il mériterait sans doute d’être
amélioré et le clarifié. Mais il faudrait un ministre très motivé pour cela. En
attendant nous nous efforçons de faire appliquer les règles existantes.
Les grands projets routiers. Nous sommes intervenus régulièrement sur ce
chapitre : tranchée couverte de Moutiers, déviation de Centron, délestage
de Bourg saint Maurice, liaison les Arcs Vallandry…
Concertation avec les milieux agricoles. En 1990 VET organise avec le GEDA une
réunion publique sur les problèmes agricoles : gros succès auprès de la
population locale. Depuis, le contact a été maintenu et étendu au GIDA de
Moutiers Bozel. Nous participons actuellement à une grosse réflexion sur la
pérennisation de l’activité agricole dans notre vallée (PSADER). A suivre…
La vigne et la pomme. Suite à toutes ces réunions agricoles portant parfois sur la
gestion du paysage, nous avons attiré l’attention de nos partenaires sur
l’intérêt présenté par les vergers et les vignobles dans notre environnement.
Combien de personnes ont souri à propos de viticulture en Tarentaise. Peu
importe, le vignoble de Cevins a été restauré grâce à notre action de
sensibilisation des élus. Nous ne désespérons pas de voir aboutir un autre
projet sur le canton d’Aime. L’association des croqueurs de pommes, que nous
soutenons évidemment, a fourni un gros travail et fédéré beaucoup de monde sur
le thème des vergers. Pour ces deux dossiers, des décisions cruciales seront
prises dans les prochains mois…..
L’année 2006
a été marquée par une intense participation aux diverses réunions organisées
par l’APTV.(eau, forêt, vergers, chasse, logement, agriculture. Nous avons jugé
utile de mettre par écrit un certain nombre de points qui nous paraissaient
importants. Cela ne nous a pas empêché de continuer à jouer notre rôle de poil
à gratter de la Tarentaise.
Le dossier Lauzière mériterait sans doute une mention particulière puisqu’il a vu
pour la première fois une commission UTN valider le compromis arrêté entre les
élus et les associations. Mais avant de nous
réjouir complètement nous attendrons que le site de Celliers soit
effectivement classé.
Comme d’habitude nous lancerons un appel à nos adhérents pour
une participation plus active à la vie de l’association, qui succès oblige a de
plus en plus de mal à être présente dans toutes les commissions où elle est
invitée.
Merci en tout cas à nos adhérents qui une fois de plus ont
renouvelé assez massivement leurs cotisations en 2006. Bonne lecture.
Chalet d’alpage sur la commune de
Bonneval Tarentaise.
Monsieur le Préfet, nous avons le regret de vous informer que la
commune de Bonneval Tarentaise a implanté un chalet en bois sur une des crêtes
du massif de la Lauzière à 2000m à proximité du col du loup. La commission des sites n’a pas été saisie à
notre connaissance du projet de construction. Aucune étude n’a été menée pour
évaluer l’impact paysager. De fait la construction est visible de très loin et
ne peut s’accorder avec l’ambiance minérale des arêtes du massif de la
Lauzière. Le site d’implantation sera-t-il compatible avec les vents violents
que l’on connaître dans ce secteur ?
D’autre part, le berger utilise un véhicule 4x4 pour se rendre à
proximité du col. Les traces sont très visibles à travers les pâturages. Cette
pratique malheureuse a entraîné l’accès (contraire à la loi 91.2 du 3 janvier
1991) d’autres véhicules dans les mêmes traces. Ce qui était il y a quelques
mois un site vierge au caractère montagnard bien affirmé ne l’est plus
vraiment !
Enfin, la restitution des eaux usées dans le milieu naturel ne
semble pas avoir fait l’objet d’une étude hydrogéologique ni respecter les
prescriptions d’épandage en vigueur.
L’association Vivre en Tarentaise souhaite donc que l’on
réfléchisse aux moyens propres à remédier : au non respect du droit
et des procédures administratives pour
cette nouvelle construction en
montagne, au problème paysager aigu qui
est posé, à la circulation illégale de véhicules
motorisés dans les alpages et en dehors de toute voie ouverte à la circulation.
En restant à votre
disposition, et en espérant une intervention des services de l’Etat au sujet de
cette affaire, nous vous prions de croire, Monsieur le Préfet, à l’assurance de
nos sentiments les plus respectueux.
Au nom de l’association : le président Alain Machet novembre 2005
Monsieur le Préfet, différents projets de microcentrales sont
soit évoqués, soit en cours d’étude en Tarentaise : à Champagny, à Seez, à
Bonneval Tarentaise, à Naves et dans la vallée de la Grande Maison.
Comme vous le savez, une réflexion globale est en cours dans
notre vallée sur la gestion de l’eau. Tous les aspects devraient être traités : qualité, maintien des
milieux humides, sécurité et gestion quantitative. La flambée des prix du
pétrole devrait nous orienter, c’est évident, encore plus que par le passé vers
les énergies renouvelables. Dans cet esprit, personne ne peut se désintéresser
des gains potentiels éventuels dans le domaine de l’hydroélectricité.
Cependant, la Tarentaise est déjà très équipée dans ce domaine.
La plupart des cours d’eau susceptibles d’être captés le sont déjà. Certaines
installations ont été réalisées sans que l’on se préoccupe du maintien de la
vie aquatique. Par exemple sur le Ponturin, plusieurs microcentrales se
succèdent et aucune d’entre elles n’est franchissable par les poissons.
Par ailleurs, les débits réservés ne sont pas toujours adaptés
au maintien de la biodiversité et de la vie aquatique, lorsqu’il s’agit de
petits torrents en particulier. En hiver ces ruisseaux peuvent geler et toute survie devient
quasi-impossible.
Dans le cadre de la réflexion globale menée actuellement nous
souhaitons que l’on fasse un
inventaire des torrents qui n’ont fait
l’objet d’aucun aménagement et qui présentent un intérêt pour le maintien de la
biodiversité et de notre patrimoine. Il parait indispensable que les bassins
versants de la Haute Isère et des Dorons puissent conserver quelques ruisseaux
« témoins » vierges de tout aménagement.
D’autre part, il nous semble important de souligner la nécessité
de réexaminer la question des débits réservés. Ne faudrait-il pas envisager une
variabilité de ces débits au cours de l’année, de façon à optimiser les chances
de survie des poissons ? En effet, le dixième du module annuel est
insuffisant dans les torrents de montagne en période hivernale. Enfin, et en
attendant qu’une étude fasse le point sur cet aspect de la gestion de l’eau,
nous espérons que vous voudrez bien repousser toute décision de nouvelle
implantation.
AM
En 2000, suite à la lecture
d’un article (voir texte joint) dans une revue, nous avons découvert qu’il
existait des moyens techniques permettant de substantielles économies dans le
domaine de l’éclairage collectif.
Une petite société
provençale, proposait alors un système baptisé « Aldim », dont les
fonctions pouvaient se résumer ainsi :
1°) On alimente
les lampes en courant continu au lieu de les soumettre à une tension
alternative. Le courant constant utilisé augmente notablement la durée de vie
des lampes.
2°) Les lampes à
vapeur de mercure sont remplacées par des lampes à vapeur de sodium. Ces
dernières, plus chères à l’achat, sont également plus sobres en énergie
électrique.
3°) L’alimentation
continue des lampes permet l’installation d’un dispositif électronique de
« diming » permettant la variation lente du flux lumineux durant la nuit. Ainsi, entre minuit et cinq
ou six heures du matin on réduit l’éclairage dispensé, tout en maintenant des conditions satisfaisantes
de vision.
Cette société
proposait à l’époque un diagnostic gratuit aux communes. Quelques communes
avaient bien voulu répondre et avaient reçu en retour un dossier résumant les
gains possibles. Le tableau ci-dessous rend compte de la plupart des renvois
vers les collectivités intéressées. (Deux exemples de dossiers joints).
|
Communes |
Moutiers |
Saint Martin |
Peisey-Nancroix |
Montvalezan |
Alberville |
|
économies possibles par an |
144 000F |
388 000F |
42000F |
100 000F |
755 000F |
Nous nous
permettons de proposer que l’on fasse
procéder par l’APTV à une étude comparative des techniques disponibles, de leur
efficacité et de leur durée d’amortissement. Il semble que cette réflexion
cadrerait bien avec les objectifs d’une gestion durable de notre vallée et
qu’elle pourrait déboucher sur des économies à la fois énergétiques et financières.
AM
Il ne s’agit pas ici de faire une chasse systématique à ces engins qui peuvent
rendre à l’évidence de nombreux services. Il est clair que les jeunes ont
besoin de circuler dans la vallée pour pratiquer différentes activités. Les
quads peuvent parfois faciliter le travail des
agriculteurs. De la même façon les véhicules à quatre roues motrices
peuvent rendre des services aux habitants des villages isolés qui ne sont pas
toujours bien déneigés.
Un constat.
De nombreux deux roues circulent sur route ou en ville sans
respecter la législation en matière de bruit, de cylindrée ou
d’immatriculation.
Différentes « motos » roulent et en grand nombre dans
les prés ou sur les sentiers. Cette pratique est parfaitement illégale.
Des motos non immatriculées circulent sur route alors que leur
usage est strictement limité par la loi aux terrains réservés à cet usage. Il
n’y a pas de terrain de ce type en
Tarentaise. Des quads, des motos, des 4x4 parcourent les pistes d’alpage
ou les voies forestières. Les ventes de
quads explosent dans la vallée.
Des stations, des organismes, proposent des locations, des
circuits, voire des traversées dans tout l’arc alpin. Des démonstrations, des
compétitions sont proposées dans
certaines stations de ski.
Le contexte législatif.
Il est largement constitué de la loi 91.2 du 3 janvier 1991.
Citons notamment :
Art. 1er : En vue d’assurer la protection des espaces naturels, la
circulation des véhicules à moteur est interdite en dehors de voies classées
dans le domaine public routier de l’Etat, et des communes, des chemins ruraux
et voies privées ouvertes à la circulation publique des véhicules à moteur.
Art 2ème extraits
L’ouverture de terrains pour la pratique de sports motorisés est
soumise aux dispositions de l’article L 442-l du code de l’urbanisme.
Les épreuves et compétitions de sports motorisés sont
autorisées, dans des conditions définies
par décret en Conseil d’Etat, par le
représentant de l’Etat dans le département.
Art. 5. -
L’article L. 131.4.1 du code des communes est ainsi rédigé :
«Art; L; 131.4.1 »
Le maire peut, par arrêté motivé interdire l’accès de certaines voies ou
de certaines portions de voies ou de certains
secteurs de la commune aux véhicules dont la circulation sur ces voies
ou dans ces secteurs est de nature à compromettre soit la tranquillité
publique, soit la protection des espèces animales ou végétales, soit la
protection des espaces naturels, des paysages ou des sites ou leur mise en valeur
à des fins esthétiques, écologiques, agricoles, forestières ou touristiques.
Art. 12. Est
interdite toute forme de publicité directe ou indirecte présentant un véhicule
en situation d’infraction aux dispositions de la présente loi.
Art. 13. Les
associations agréées en application de l’article 40 de la loi n° 76-629 du 10
juillet 1976 relative à la protection de la nature peuvent exercer les droits
reconnus à la partie civile en ce qui concerne les faits constituant une
infraction aux dispositions de la présente loi ou des règlements et arrêtés
pris pour son application et portant un préjudice direct ou indirect aux
intérêts collectifs qu’elles ont pour objet de défendre.
Récemment la ministre de l’écologie et
du développement durable a transmis une circulaire aux élus et aux préfets en
leur demandant de faire appliquer cette loi.
Pour la consulter http://www.juridique.espaces-naturels.fr/adminaten/upload/Circulaire
quads et autres.pdf
Le code de la route permet de verbaliser tout véhicule qui
paraît exagérément bruyant sans qu’aucune mesure au sonomètre ne soit
nécessaire.(articles R 325.8 et 318.3) C’est le texte le plus fréquemment
utilisé par les forces de l’ordre pour verbaliser les personnes qui exagèrent.
Une contravention de 3ème classe est dressée et le matériel peut être saisi.
Le code pénal (article R 623.2) réprime le bruit ou le tapage
nocturne troublant la tranquillité. Ce texte peut être invoqué pour sanctionner
un comportement anormalement bruyant. (Contravention de 3ème classe et saisie
du matériel).
Le niveau sonore mesuré hors sur régime, doit être compris entre
66dBA et 80dBA suivant la puissance et la vitesse maximale des engins. (décret
75.960 du 17 octobre 1975 et code de la route article 321.4).
Beaucoup de pots d’échappement ne sont pas conformes aux
normes : 90% des silencieux montés en remplacement sont illégaux …) Les
professionnels connaissent la réglementation, mais se réfugient derrière un
formulaire rempli par l’acheteur déclarant vouloir utiliser le dit dispositif
uniquement sur circuit spécial….Pourtant, des sanctions sont applicables aussi
bien au vendeur qu’à l’acheteur.
Une législation européenne devait être mise en œuvre dans le
domaine du bruit des deux roues. Où en est elle ? La France a-t-elle
transcrit cette législation ?
Où est le problème ?
Les nuisances sonores et la dégradation de la valeur de nos
sites.
Elles sont évidentes et supportées par la population locale dans
les villes, dans les villages, mais aussi par les touristes. Ces nuisances sont
insupportables dans plusieurs secteurs de la vallée. Faut-il rappeler que la
qualité recherchée en premier dans le choix d’une destination par nos visiteurs
est le silence.
La circulation illégale d’engins motorisés dans le milieu
naturel porte atteinte au caractère de nos montagnes. Elle dégrade la qualité
de nos sites. Elle est source de stress pour les habitants permanents ou
temporaires. Elle freine le maintien et le développement du tourisme
patrimonial. Les touristes échaudés fuient… Les images diffusées par la presse
et la publicité brouillent l’image de la montagne dans l’esprit du grand
public.
Les incivilités :
On laisse se développer une pratique illégale, alors que
d’autres pratiques sont réprimées (à juste titre) : excès de vitesse et
stationnement abusif. De plus cette pratique illégale n’a d’intérêt pour ses
adeptes, que dans le milieu naturel…
Le pétrole devient une ressource rare et chère. On demande à nos
concitoyens d’économiser l’énergie dans tous les domaines. On s’inquiète des
conséquences de l’effet de serre sur l’enneigement des domaines skiables.
Est-il raisonnable de laisser vendre et utiliser, à des fins de loisirs, des
engins qui contribuent à gaspiller des hydrocarbures et à polluer notre
atmosphère ?
Les emplois :
Il est vrai qu’un petit nombre de personnes vivent en vendant,
en louant, en entretenant ces engins. Mais quel est leur nombre ? Combien
de personnes renoncent à un séjour en montagne à cause de la perte de caractère
induite par la présence d’engins motorisés dans nos espaces naturels.
La régression du tourisme d’été:
C’est un fait incontestable. Il faut y remédier. Mais
auparavant, il faut en analyser les causes et veiller à présenter les atouts de
la montagne d’été ou d’intersaison de façon cohérente. La qualité des sites et
des paysages, doit être mise en avant. Mais il faut surtout communiquer en
évitant les contradictions. On ne peut pas promouvoir la valeur de notre patrimoine et parallèlement
proposer des activités bruyantes et polluantes à nos visiteurs. De la même
façon il ne faut pas se montrer frileux en matière de protection des sites. Il
y a aussi d’autres raisons au déclin du tourisme d’été en montagne.
Que faire ?
- Faire connaître et respecter la loi. Une action d’information régulière
ou répétée doit être menée auprès de toute la population de la vallée. Les
bulletins municipaux pourraient y contribuer.
Tous les élus ne sont pas bien informés de cette loi. Dans
l’Isère, un livret d’information a été rédigé par le Conseil Général, en
collaboration avec les associations de protection de la nature, à destination
des élus.
Pourquoi pas un tel livret à destination des élus, mais aussi
des motards ou « quadistes » ?
- Demander à tous les agents susceptibles d’intervenir de le
faire : police nationale, gendarmes, agents ONF, du PNV de l’ONC…Pourquoi
ne pas demander aux polices municipales de réprimer les pratiques
illégales ? Que sont devenus nos gardes champêtres ? N’oublions pas
que les Maires sont responsables du respect de la loi sur le territoire de leur
commune.
Des contrôles dans les quelques grands points de vente d’essence
de la vallée permettraient rapidement d’identifier les propriétaires de motos
non immatriculées et circulant sur les routes.
En ce qui concerne le bruit : pourquoi ne pas faire équiper
les stations de contrôle technique de la vallée de dispositifs de mesure du
niveau sonore des véhicules ? Les agents assermentés auraient alors la
possibilité de faire effectuer des contrôles.
- Les maires pourraient rédiger des arrêtés municipaux limitant
l’accès des pistes d’alpage ou forestières
aux seuls exploitants. Une signalétique et des barrières devraient être mises en place. C’est ce qui a
été fait par exemple en Auvergne. Cette destination est devenue l’une des premières
en matière de tourisme vert devant la montagne…
- Pourquoi ne
pas imposer aux vendeurs et loueurs de motos ou de quads la remise à chaque client d'une
plaquette de rappel de la loi ? La préfecture pourrait également la joindre à
toute demande de carte grise pour de tels véhicules.
La poursuite du laisser faire actuel risque de conduire à une
situation catastrophique pour notre qualité de vie et pour le tourisme en
montagne. Le nombre de propriétaires de quads réclamant des terrains
d’évolution va inévitablement poser problème, si on ne veille pas à encadrer
clairement et strictement les activités de loisirs motorisés en montagne.
Une politique menée et décidée à l’échelle de la vallée serait
sans doute plus facile à présenter pour les élus. Elle aurait le mérite de la
cohérence avec d’autres intentions affichées : économies d’énergie,
gestion durable, attention portée aux
sites et au patrimoine, tourisme d’été etc…
Quel parti prendre à propos des « terrains » autorisés
à ces pratiques de loisirs ?
Le souci de trouver un compromis conduirait à proposer que l’on
soit strict dans l’application de la loi en milieu naturel et que l’on permette
une pratique limitée sur quelques circuits autorisés. C’est d’ailleurs cette
position que les associations depuis l’adoption de la loi 91.2 ont adoptée.
Mais, il faut bien reconnaître que la tolérance dont le milieu associatif a
fait preuve vis-à-vis des circuits de moto neige en station n’a pas été
récompensée par une vigilance accrue des pouvoirs publics en dehors de ces
fameux itinéraires autorisés. Depuis plusieurs années, les circuits ouverts
(plus ou moins légalement) aux quads se multiplient. Pour des raisons déjà
évoquées plus haut ces pratiques nous semblent aujourd’hui condamnées à
disparaître (effet de serre, coût du pétrole, citoyenneté, image de la
montagne..)
Et les compétitions ou démonstrations d’engins motorisés?
Ces manifestations constituent une publicité indirecte pour des
pratiques dont nous avons déjà souligné tous les effets néfastes. Bien sûr
elles contribuent parfois au remplissage des hôtels, mais combien de
randonneurs ont choisi d’autres destinations à cause de la présence de ces
engins bruyants et polluants.
Encore une fois, il n’est pas cohérent d’attirer l’attention de
nos concitoyens sur la nécessité de respecter l’environnement, de limiter les
changements climatiques et parallèlement de laisser se développer des
comportements contraires à ce message de sagesse.
Et si on faisait de notre vallée un lieu d’éducation à la
citoyenneté et à l’environnement ?
Le tourisme est
l’activité principale de la Tarentaise. C’est une évidence. La question qui est
posée aujourd’hui est de savoir comment il est possible de faire perdurer cette
situation qui permet à la majorité des habitants d’en vivre ? La plupart
des acteurs concernés qu’ils soient élus, professionnels ou responsables de l’administration s’accordent
pour reconnaître qu’il faut mettre l’accent sur l’environnement au sens large
pour rendre durable l’activité touristique. Cette dernière est menacée par les
risques climatiques, le manque d’eau, les prix
pratiqués, la concurrence d’autres destinations, le coût du pétrole, des
« délocalisations » éventuelles ….
Une réflexion
importante est engagée actuellement sur la gestion de l’eau en amont
d’Albertville. Une charte forestière qui prend en compte tous les rôles de la
forêt est en cours d’élaboration. Ces thèmes sont très importants et on ne peut
que féliciter nos responsables de les aborder.
Mais une cohérence
entre toutes les actions envisagées est nécessaire, et dans cette optique, nous
avons déjà fait différentes propositions. Dans le domaine de la gestion des
déchets. Nous devons définir des objectifs ambitieux en matière de recyclage et
trouver les moyens de les atteindre. La loi 91.2 du 3 janvier 1991qui interdit
la pénétration des engins motorisés en
milieu naturel doit être respectée en Tarentaise comme ailleurs. Nous avons
droit au calme et au silence comme les touristes qui apprécient beaucoup cette
qualité environnementale. Il est possible de réaliser des économies très
importantes en matière d’éclairage public et nous avons proposé qu’une étude
soit engagée sur ce domaine. A travers le PSADER on peut espérer qu’il sera
possible de soutenir une activité agricole de qualité et indispensable pour
préserver la valeur de nos paysages. On peut souhaiter que la gestion de
l’espace à l’échelle de la vallée fasse aussi l’objet d’une réflexion
approfondie et rigoureuse avant qu’il ne soit trop tard…Si aucun cadre général
n’est fixé rapidement, les lotissements, les zones artisanales auront occupé en
quelques années les espaces peu pentus qui permettent le maintien de l’activité
agricole et le caractère de nos villages. Pour compléter toutes ces démarches
indispensables Vivre en Tarentaise
voudrait aujourd’hui développer deux propositions :
1°) Le classement des sites emblématiques de Tarentaise.
En effet, à la
suite du projet de remontée mécanique Celliers-Valmorel, le classement des
vallons de Celliers est envisagé pour concrétiser les propositions du CAF et de VET. La commune de
Sainte Foy vient d’obtenir l’autorisation d’étendre son domaine skiable et de
construire plusieurs milliers de lits touristiques. Parallèlement, l’Etat a
insisté sur sa volonté de protéger de
vallon du Clou. On sait bien que les responsables communaux sont encore
réticents vis-à-vis de cette mesure, mais une démarche collective pourrait peut
être leur permettre de franchir le pas. D’autres sites bien sûr mériteraient d’être reconnus, et nous n’avons
pas la prétention de dresser une liste complète. On peut malgré tout citer la
vallée des glaciers, le secteur des cinq lacs, le lac de Presset et la Pierra
Menta, les arêtes du Charvet et la dent du Villard…... Tout cela doit bien sûr
être envisagé en concertation avec les élus des communes concernées. Mais force
est de constater que les lieux cités ne sont pas à notre connaissance
« convoités » pour des projets
d’aménagement. Rappelons pour finir, qu’un site classé permet évidemment
aussi bien la chasse que l’agriculture.
Si nos élus,
avaient collectivement, et dans un laps de temps resserré, le courage de
reconnaître la valeur d’un grand nombre des sites de notre vallée, cela
pourrait avoir une portée symbolique importante. Cet élan collectif devrait
avoir des répercussions très positives au moins sur le tourisme d’été.
2°) La réalisation de trois gros
centres d’information et de vulgarisation.
La Tarentaise est
déjà dotée d’un nombre important de petits écomusées. Il est question d’en
créer d’autres. Pourquoi pas ? Mais il nous semble qu’un espace conséquent
pourrait être réservé :
1) Au thème de la
forêt et de la filière bois.
Cette maison serait dédiée à l’écosystème forestier, aux
fonctions de la forêt, au bois énergie, au travail artisanal du bois. On
pourrait bien sûr y exposer des réalisations locales dans le domaine de
l’ébénisterie.
Pourquoi pas un concours ou une
exposition chaque année dans ce domaine ? Il nous semble que ce
thème pourrait drainer un public important.
2) Au thème de
l’eau.
Les résultats des nombreuses études en cours pourraient être
exploitées. Il est probable que tout ce qui touche aux milieux humides ou
aquatiques intéresserait également beaucoup de monde. Mais l’eau a joué un rôle
important dans l’histoire de la vallée : industrialisation et ensuite
aménagements hydroélectriques. Le dernier point mériterait d’être longuement
développé compte tenu de l’ampleur des aménagements qui ont été réalisés.
3) Le thème du
patrimoine naturel.
A notre connaissance, il n’y a pas de lieu en Tarentaise ou l’on
trouve des expositions permanentes sur la flore, la faune et les particularités
géologiques de la Tarentaise. Cela paraît curieux compte tenu de la notoriété
du Parc de la Vanoise, mais aussi des autres massifs « périphériques ».
Pourquoi ne pas présenter des films ou des expositions à thème sur la flore, la
faune etc…D’autres régions de France nous ont précédé sur cette voie.
Qu’attendons nous ?
Chacun de ces trois centres devrait être pensé en associant les
professionnels concernés, les associations, le PNV, les pêcheurs, les
chasseurs, des scientifiques, des historiens…Une salle de documentation
(livres, magasines, cartes, dépliants) serait bien sûr à disposition des
visiteurs. A partir de chaque « maison », des circuits à thème
seraient proposés avec pour les volontaires un encadrement par des animateurs
nature. La fréquentation des scolaires de tous ages devrait aussi être prise en
compte. Les lieux d’implantation devraient donc être mûrement réfléchis. La
population locale ne serait sans doute pas la dernière à venir s’informer ou se
divertir. Notre vallée pourrait ainsi se doter d’outils permettant à tous de prendre conscience de la valeur de ce
patrimoine exceptionnel souvent mal
connu.
Les deux mesures que nous développons quelque peu aujourd’hui
pourraient compléter celles que nous avons déjà citées en introduction. Il est
clair que d’autres pistes doivent être creusées, les économies d’énergie, les
transports collectifs, les énergies renouvelables, la qualité de l’air, le
maintien et la présentation du patrimoine architectural, la préservation des
éléments paysagers originaux (vignes et vergers)…Mais en matière de
communication il serait important de montrer la cohérence de toutes ces
mesures. Il serait bon aussi de faire savoir que la Tarentaise a trouvé un
équilibre entre des zones très aménagées et des secteurs où il est possible de
retrouver
le « wilderness » sans aller à l’autre bout de la
planète…A M
L’association Vivre en Tarentaise est attentive à ce sujet
depuis au moins une vingtaine d’années. Cette période a connu la fermeture de
nombreuses décharges (légales ou non), l’arrêt de fonctionnement de plusieurs
incinérateurs polluants, la réalisation des unités de traitement thermique de
Valezan et des Brévières, et enfin la mise en place progressive du tri
sélectif. Il faut noter aussi l’ouverture de nombreuses déchetteries qui
contribuent aujourd’hui pour une part importante au recyclage. Cependant, il
reste beaucoup à faire dans ce domaine et Vivre en Tarentaise tient à présenter
quelques remarques ou propositions concrètes.
En ce qui concerne les structures
intercommunales.
La gestion des déchets relève dans notre vallée de différentes
structures. Toute action ou décision globale nécessite de rencontrer de
nombreux interlocuteurs. En effet, les cantons de Bourg Saint-Maurice et Aime
sont dotés d’incinérateurs. Ceux de Bozel et Moutiers participent à une vaste
réflexion dans le cadre d’un syndicat intercommunal, le Symvallée, qui regroupe
en outre le bassin albertvillois, le Beaufortain et le Val d’Arly. Quelles que
soient les mesures retenues dans ce dernier cadre, il faudra encore attendre de
nombreuses années avant que des installations voient le jour. L’exportation de
nos déchets vers les départements voisins risque de durer encore longtemps et
de coûter plusieurs dizaines de millions d’euros. Il faut savoir également que
le Symvallée n’a que la compétence traitement. Cela signifie en clair que le
tri sélectif reste de la compétence des structures locales : Sivom, Sitom,
communautés de communes….Lorsque l’on cherche le bon interlocuteur, il n’est
pas toujours facile de s’y retrouver.
Le recours à l’incinération.
Cette technique est utilisée très majoritairement en Haute
Tarentaise. Si les résultats d’analyse des fumées sont plutôt rassurants, il
faut malgré tout souligner que l’incinération d’une tonne de déchets aboutit à
la formation de 300kg de mâchefers et de 30kg de résidus de filtration
(REFIOM). Les mâchefers peuvent être, moyennant certaines conditions, utilisés
en travaux publics. S’ils contiennent trop de métaux lourds, ils sont envoyés
dans des décharges de classe II….D’autre part la réglementation qui s’applique
actuellement, est assez ancienne, risque
d’évoluer et de limiter l’usage en travaux routiers qui de toute façon ne
présente pas forcément un débouché
« durable écologiquement ». La mise en décharge risque
donc de devenir la seule « solution » avec des coûts de plus en plus
élevés. Même si les quantités de REFIOM sont plus faibles, leur toxicité oblige
à recourir à des centres de stockage pour déchets ultimes (Classe I) . Il
s’agit d’un vrai cadeau empoisonné que nous léguons à nos enfants. Il nous
semble donc que l’incinération doit être utilisée uniquement en dernier recours
après un tri approfondi.
Le tri sélectif.
Il existe partout dans la vallée. Mais en dehors des initiés,
personne ne connaît le rendement du tri à Courchevel, à la Plagne ou
ailleurs…Il nous paraît souhaitable de faire connaître régulièrement les
performances des différentes communes dans ce domaine périodiquement. On avance
souvent qu’il est plus difficile d’être exigeant avec un public qui se
renouvelle chaque semaine qu’avec la population permanente mais, en fait,
beaucoup de touristes étrangers ou non , ont une expérience du tri plus
ancienne que la nôtre.
Il conviendrait donc d’agir d’une part auprès de la population
locale qui doit évidemment donner l’exemple en préservant l’environnement qui
constitue en quelque sorte son « outil de travail ». Les ambassadeurs
du tri doivent poursuivre leur mission d’information auprès de tous les
publics. Des contrôles de tri doivent être effectués. Des pénalités doivent
être envisagées pour ceux qui trient peu ou mal.
En ce qui concerne les touristes, une approche commune à toutes
les stations serait peut être intéressante. Les outils d’information ou de
communication pourraient être mis en commun. Pourquoi pas une programmation
échelonnée des progrès à accomplir en matière de tri. Pourquoi ne pas demander
à voir le « sac de tri » avant la restitution de la caution dans les
locations ?
Il nous paraît indispensable que notre vallée se fixe à moyen
terme des objectifs ambitieux en matière de recyclage. Le chiffre de 70% d’ici
dix ans ne nous parait pas utopique à condition que l’on veuille bien avoir le
courage politique d’infléchir les comportements individuels et d’assumer ce
choix rapidement. Notre région qui communique sur la qualité de son
environnement se doit d’être cohérente et irréprochable dans ce domaine.
La gestion des fermentescibles.
Faut-il rappeler que cela représente environ 30% en masse du
contenu de nos poubelles. Diverses
communes ont commencé à distribuer pour des prix modiques des composteurs
individuels. Cette bonne initiative doit être évidemment poursuivie et
généralisée à tout l’habitat individuel de Tarentaise. Les ambassadeurs du tri
ont là aussi un rôle important à jouer. Nous proposons que l’on expérimente
également le composteur de quartier pour l’habitat vertical. Là où il y a des
pelouses, cela ne devrait pas poser de gros problèmes. Ces dispositifs existent
chez certains de nos voisins européens. Devons nous nous retrancher
définitivement derrière notre caractère latin réfractaire à la discipline et au
règlement ? Pourquoi ne pas doter chaque établissement scolaire de composteurs
destinés à recevoir tontes de pelouses et feuilles mortes. Cette mesure aurait
au moins une valeur pédagogique.
La Tarentaise est dotée de nombreux restaurants petits, grands,
collectifs etc…Tous ces établissements produisent en quantité des déchets qui
pourraient être compostés ou méthanisés. Nous souhaitons que la réflexion en
cours dans le cadre du Symvallée soit étendue à toute la vallée. La
méthanisation, comme son nom l’indique, produit du méthane qui pourrait
remplacer partiellement tous les carburants courants. Les déchets verts,
certains excédents de fumiers, certaines boues de station d’épuration
pourraient compléter ce gisement source de biocarburant. Il reste certes un
digestat à la fin du processus. Mais, celui-ci peut soit être composté, soit
stocké ou encore incinéré après séchage. Mais dans tous les cas, la matière
organique est transformée en gaz à raison de
30%.
Les boues de stations d’épuration.
Elles sont mises en décharge, compostées, ou encore incinérées
suivant le lieu de leur « production ». L’usine de compostage d’Aime
permet de produire un amendement qui permet de reverdir les pistes de ski.
Cette opération nous paraît devoir être reconduite dans le respect de la
législation évidemment. Cette revégétalisation ne peut que contribuer à
améliorer la stabilité des terrains de montagne parfois fragilisés à outrance
par le remodelage des pistes de ski. (Voir dossier de déstabilisation du
versant des Arcs). L’usine d’Aime présente malheureusement des problèmes
d’odeurs qui sont insoutenables pour la population concernée. Si ces nuisances
ne peuvent être supprimées, il serait sage que la Haute
Tarentaise rejoigne les deux cantons de Basse Tarentaise et s’associe au projet
d’usine de méthanisation envisagé autour d’Albertville.
Les déchets des artisans et des
entreprises.
Ces acteurs là, comme les autres, ont de gros progrès à
accomplir. On assiste trop souvent à des brûlages de déchets sur les chantiers.
Ces comportements illégaux doivent cesser. L’accès aux déchetteries est payant
à juste titre. Mais cela décourage certains d’y recourir. Dans ce cas, pourquoi
ne pas mettre en place un « forfait annuel » déchetterie pour les
petites et les grosses entreprises ? Une action d’information et de
formation doit être menée auprès notamment des entreprises de travaux publics
ou de génie civil. Le plan départemental de gestion des déchets prévoit la mise
en place de plates-formes de tri recyclage pour les matériaux de démolition. Où
sont les sites retenus pour la Tarentaise ?
Les déchets des commerçants.
La collecte des cartons et emballages doit être systématique
auprès de cette catégorie de la population. Certains comportements doivent être
dénoncés et être sanctionnés comme toutes les incivilités. La grande
distribution trie souvent les films en plastique qui recouvrent les palettes de
livraison. Pourquoi ne pas profiter de l’existence cette filière de tri
recyclage pour la proposer à d’autres « producteurs » ?
La collecte des papiers.
Il y un gisement important dans le secteur tertiaire, dans les
établissements scolaires, dans les administrations. Chaque école devrait avoir
son container de récupération des papiers, revues, catalogues au moins pour des
raisons pédagogiques.
La collecte des DTQD.
Les ambassadeurs du tri ont là aussi un rôle très important à
jouer pour informer nos concitoyens des différentes substances qu’il ne faut ni
mettre à la poubelle ne jeter à l’égout. Les entreprises, les artisans et les
restaurateurs sont bien sûr concernés eux aussi. Tous les établissements
scolaires sont-ils dotés de containers pour recueillir les piles usagées ?
L’observation des mâchefers produit par nos incinérateurs est malheureusement très instructive : on y
distingue aisément de nombreuses « carcasses » de piles diverses et
variées qui contiennent sans doute encore une part de métaux lourds.
Le transport des déchets.
La gestion durable des ressources naturelles impose bien sûr de
réduire la consommation de combustibles fossiles. D’autre part, tous les
véhicules contribuent à la pollution atmosphérique. Les camions représentent
une part très importante de celle-ci. Le choix pour le Symvallée d’un site de
traitement éloigné de la Tarentaise risque entraîner une circulation intense de
camions divers et variés vers les alentours d’Albertville. La Haute Tarentaise
s’est dotée d’une plate forme de stockage des déchets triés à proximité de
l’usine de Valezan. Ce choix ne nous paraît pas judicieux car il ne facilite
pas le transport par le train qui devrait à notre sens être privilégié. De la
même façon, il serait souhaitable que
les déchets provenant de la moyenne Tarentaise soient transférées sur
des wagons à Moutiers pour limiter le recours au camion et la pollution
associée. D’autre part, de nombreuses bennes transportant des déchets non
compressés circulent sur nos routes. Il serait donc souhaitable qu’un
compactage préalable soit réalisé pour optimiser la benne. Cette proposition
est d’ailleurs également valable pour
le transport par le rail.
Les décharges de classe III.
D’après le plan départemental de gestion des déchets, chaque
canton est sensé se doter d’au moins un centre de stockage des déchets inertes.
Il va de soi que chacun d’entre eux doit être clôturé et gardienné. Il faut
savoir que seules quelques décharges de ce type dans le département respectent
la réglemen-tation.
Quels sont les sites retenus pour notre vallée ?
La publicité dans les boites à
lettres.
Elle représente 40kg par habitant et par an. Le comité départemental
de concertation sur la gestion des déchets est l’initiateur d’une charte qui
devrait être signée par le Conseil Général, les sociétés de distribution et les
associations. Ce texte devrait favoriser le respect des badges « stop pub »,
tout en assurant ceux qui les apposent de recevoir les journaux d’information
provenant des collectivités et des associations. A quand un badge propre à
la Tarentaise ?
Madame la Sous-Préfète, nous avons
l’honneur de vous transmettre une copie d’un texte émanant de l’APPEL. Ce
document jette un doute sur le caractère significatif des mesures de dioxines effectuées dans les
fumées rejetées par les incinérateurs.
En effet, et toujours selon ce document, il est possible pour
l’exploitant d’une part, de changer complètement le stock de charbon actif
avant un contrôle et d’autre part, de limiter le décolmatage des filtres durant
un prélèvement de gaz. En conséquence,
nous nous permettons de poser respectueusement les questions suivantes :
1°) L’utilisation de charbon actif dans les
incinérateurs de Tarentaise se fait-elle suivant le principe décrit dans le
texte ci-joint ?
2°) Les exploitants sont-ils prévenus à
l’avance des dates de contrôles de dioxine ? En cas de réponse positive,
le charbon actif est-il remplacé systématiquement avant prélèvement dans les
fumées ?
3°) Le décolmatage automatique des filtres
continue t-il de fonctionner normalement durant un contrôle ?
4°) Pourquoi ne pas envisager des mesures par stockage dans des
résines sur des durées de plusieurs semaines comme suggéré par l’APPEL ?
En espérant que vous pourrez
répondre à toutes ces questions, nous vous adressons, Madame la Sous-Préfète,
nos salutations les plus respectueuses. A
M.
Depuis quelques
années, le citoyen de base a été appelé à faire des efforts pour trier ses
déchets. Progressivement, le tri sélectif est entré en vigueur dans tous les
secteurs de la Tarentaise. Rien n’est encore parfait, il reste de gros efforts
à faire, mais l’impulsion initiale est donnée. Suivant les cantons, le taux de
recyclage varie de 20 à 23%. Mais, il est clair que l’on ne doit pas se
satisfaire de cette situation dans un contexte où les matières premières et
l’énergie risquent de devenir de plus en plus rares et de plus en plus chères
du fait du développement (souhaitable évidemment) de pays très peuplés comme la
Chine ou l’Inde. Tous les acteurs (élus, associations, citoyens, entreprises,
chercheurs..) doivent se mobiliser pour économiser au maximum le pétrole et les
différents matériaux. Des objectifs ambitieux doivent donc être affichés dans
ce domaine et des moyens conséquents consacrés à les atteindre. Le milieu
associatif réclame depuis longtemps que
l’effort d’information et de sensibilisation du grand public soit relancé par le biais des ambassadeurs du tri
alors que ceux ci semblent avoir disparu de notre vallée après une trop brève
apparition.
Depuis deux ans
des progrès ont été accomplis : beaucoup de personnes utilisent les
containers destinés au tri. La distribution des sacs plastiques dans les
grandes surfaces a été abandonnée grâce à l’effort conjugué des élus, des
professionnels et des associations. Des composteurs individuels ont été
proposés à bas prix dans les cantons de Moutiers et Bozel. Cette évolution doit être amplifiée évidemment. Un objectif
minimum serait d’atteindre au moins les taux du plan départemental de gestion
des déchets qui prévoit environ 50% de recyclage d’ici dix ans.
Mais dans les
entreprises, il semble que la prise de conscience paraisse insuffisante si l’on
se réfère aux photos jointes prises sur le chantier du fameux village
canadien d’Arcs 1950. A delà des affiches l’envers du décor…
Le comportement de
certaines sociétés est parfaitement scandaleux : le brûlage et
l’enfouissement des déchets sont pratiqués sur de nombreux chantiers. Pourtant
tout cela est parfaitement illégal. Alors que l’on demande des efforts à
certains, d’autres continuent de se comporter comme si les réserves terrestres
étaient inépuisables et sans valeur. Pourtant des entreprises de la grande
distribution par exemple, font l’effort de collecter et de recycler les cartons
et les films plastifiés. D’autres ignorent ce comportement louable et traitent
les remarques des associations à la rigolade!
Il serait peut être
temps de réagir pour nos élus qui ont la charge de gouverner et donc de nous
guider vers un avenir moins gourmand en ressources naturelles. L’embauche
d’ambassadeurs du tri à destination des entreprises semble une nécessité
absolue. Ces personnes devraient être chargées dans un premier temps
d’expliquer, de convaincre et enfin si nécessaire de sévir.
La Tarentaise a eu
le courage d’initier une réflexion globale sur la gestion de l’eau. De
nombreuses études sont en cours pour traiter les différents aspects de ce
dossier : qualité, quantité, crues, milieux aquatiques….La prise de
conscience que l’eau dans notre vallée est devenue une denrée parfois rare et
donc très convoitée n’est sans doute pas pour rien dans le lancement du contrat
de bassin versant.
A quand une prise
de conscience plus globale du caractère limité des ressources terrestres ?
AM
Paysages de Tarentaise et pistes
d’alpages.
Eté 2004
Un alpagiste muni
d’une pelle mécanique ouvre une piste pour accéder au chalet de la Davie sur la
commune de Tignes. Il s’agit d’un alpage à moutons. Les travaux sont entrepris
sans la moindre autorisation ou étude de qui que ce soit. Le site est balafré
de plusieurs traces car l’itinéraire a été dédoublé à plusieurs reprises. Le
charme du secteur du à une succession de clairières au sein d’une forêt de
mélèzes est largement entamé.
La commune et
plusieurs associations protestent et s’adressent au Préfet ainsi qu’à la
chambre d’agriculture. Bien que le responsable ait été mis en demeure de
fignoler les travaux entrepris, il semble que rien n’ait été fait aujourd’hui
pour minimiser l’impact paysager désastreux de ces travaux. Les pierres qui ont
roulé dans les pâturages sont restées en place et la voie n’a pas été
réengazonnée.
Eté 2004
La commune Bourg
Saint Maurice fait prolonger une piste d’alpage située au dessus du Fort 2000
en direction du col de Forclaz sur le principal itinéraire desservant les Cinq
Lacs. Elle en profite pour réaliser des travaux de captage d’eau. Ceux-ci font
apparaître une vaste cicatrice dans le paysage. Protestation des associations.
Des travaux de ré engazonnement sont entrepris, mais les résultats ne sont pas
évidents deux ans après… Une réflexion s’engage sous l’égide de l’espace Mont
blanc, pour mieux valoriser le site des Cinq Lacs, mais aussi pour encadrer
randonneurs et pêcheurs qui sont de plus en plus nombreux à apprécier cet
endroit merveilleux. Une barrière est mise en place pour empêcher l’accès des
4x4 et des motos. Cette réflexion rassemble des élus, des associations, des
animateurs et des professionnels de la montagne. Les responsables de l’Espace
Mont Blanc appuyés par les associations suggèrent la mise en place d’une
navette pour desservir le Fort 2000 et réduire l’accès des engins motorisés
dans ce secteur prestigieux.
Eté 2005
Une piste d’alpage est ouverte dans la vallée des Chapieux
sur l’itinéraire du Tour du Mont Blanc. Là encore, les travaux sont menés à
l’initiative du propriétaire principal de l’alpage, sans aucune étude ou
autorisation préalable. Une nouvelle saignée vient donc dégrader l’un des
itinéraires pédestres les plus réputés des Alpes. La FRAPNA Savoie et Vivre en
Tarentaise déposent une plainte. Une réunion provoquée par la mairie de Bourg
Saint Maurice en juin 2006 entraîne le fignolage du tracé et une restriction de
circulation sur la nouvelle voie ouverte. Pour protester contre le comportement
inadmissible du commanditaire des travaux, VET décide de maintenir sa plainte.
Eté 2006
La commune de Bourg Saint Maurice après
étude de la DDAF décide de prolonger une piste d’alpage dans la vallée des
Sapieux au pied du vaste plateau incliné qui supporte les Cinq Lacs. Avant le
début des terrassements, VET interroge plusieurs élus borains à ce sujet. Ils
se montrent rassurants : il ne s’agit que d’un prolongement et le tracé se
terminera au hameau en ruine des Sapieux.
Malheureusement,
toutes les discussions qui vont dans le sens d’une bonne gestion du site
exceptionnel des Cinq Lacs viennent
d’être anéanties par semble t-il un comportement identique à ceux
décrits au début de ce texte !
En effet,
l’agriculteur exploitant de ce fond de vallée, aurait de sa propre initiative
fait prolonger la piste bien au-delà du hameau des Sapieux pour aboutir à
proximité de l’autre sentier menant aux
cinq Lacs. Ces derniers de ce fait deviennent
très facilement accessibles pour les amateurs de 4x4. Ce vallon était il y a
peu de temps encore resté vierge de toute balafre. Il était à l’abri des engins
motorisés et constituait de fait une zone refuge pour les amateurs de silence
ainsi que pour les nombreux chamois et bouquetins. Un nouveau morceau du
patrimoine paysager de Tarentaise vient de partir en fumée. Par ailleurs et
comme c’est souvent le cas, la piste est bien plus large que nécessaire. Une
dizaine d’épingles à cheveux s’entassent au dessus du hameau des Sapieux
réduisant massivement la surface de pâturage. Une visite sur le terrain permet
de constater immédiatement que la partie supérieure de la piste est condamnée
par les nombreuses avalanches qui balaient ce terrain en hiver. Le ravinement
aura le même effet. Donc des travaux pour rien !!!
La commune de Bourg Saint Maurice a profité de cette
opportunité pour faire capter une source dans cette vallée. Malheureusement la
tranchée ouverte pour placer la canalisation a été creusée en dehors de la
piste fraîchement réalisée. Pourquoi multiplier les cicatrices ?…Inconscience,
indifférence, économie ?????
La Tarentaise est
lancée depuis plus d’un an dans une vaste réflexion sur son avenir. Il semble
qu’un nombre important d’acteurs s’accordent pour penser que l’activité
économique générée par l’industrie de l’Or blanc doit être complétée et
confortée par une relance du tourisme patrimonial, axé sur la qualité et la
diversité de nos paysages. Ce sont les agriculteurs qui entretiennent ce
paysage bien sûr, mais cela ne leur donne pas le droit de disposer à la légère de
sites que la nature à mis des millénaires à façonner. Les subventions dont
bénéficient à juste titre nos paysans, comportent aussi des devoirs ! En
particulier celui de la cohérence : s’agit –il d’entretenir ou de
détruire ?
Nos élus également
doivent faire preuve de courage et de cohérence. A quoi bon travailler à la « gestion durable » d’un site
si par négligence ou manque de réflexion
on compromet à l’avance les mesures préconisées ?
Il ne s’agit pas
ici d’accuser l’ensemble des agriculteurs, mais ce sujet revient régulièrement
sur le tapis. A quand une procédure légale avec étude d’impact et enquête
publique pour la réalisation des pistes agricoles ? A quand la fin de ces
comportements hérités du passé où avec une pelle mécanique un individu dispose
librement du patrimoine paysager de
toute la communauté ?
A quand une
réglementation généralisée de la circulation des engins motorisés sur ces voies
agricoles ? A quand une réflexion portant sur la nature du matériel
agricole permettant de réduire la
largeur de ces voies ? A M
L’association
Vivre en Tarentaise a pris connaissance du projet d’extension de la zone
artisanale des Iles située sur la commune d’Aime. Ce dossier inclut la
réalisation d’un chenal de crue destiné à limiter les risques d’inondation de
la zone déjà urbanisée.
Vivre en
Tarentaise est consciente de la demande qui existe de la part des artisans ou
commerçants qui souhaitent s’installer ou développer leur activité dans la
vallée. Ce point est largement développé dans le document présenté à l’enquête.
Le « service à la personne » conduirait à proposer des commerces de
proximité aux habitants. « L’évasion commerciale » constatée sur la
commune d’Aime justifierait donc en grande partie l’extension projetée. Vivre
en Tarentaise tient à faire remarquer que ce phénomène existe aussi sur Bourg
Saint Maurice et Moutiers pourtant largement pourvus en grandes surfaces de
toutes sortes. Il est clair par exemple, que l’ouverture l’année passée d’un
magasin de la marque « Vieux campeur » à Albertville a drainé un
public important qui n’a malheureusement pas hésité a parcourir 50 ou 60 km en automobile pour profiter d’une offre
différente de celle pratiquée en Tarentaise.
La première
question qui est posée à travers de dossier est la question du maillage
souhaitable pour chaque type de commerce dans notre vallée. Vivre en
Tarentaise n’a pas la prétention de
répondre seule à cet épineux problème où il faut trouver un compromis entre
proximité, économies de carburant, qualité, « prix compétitifs », et
gestion de l’espace. La réponse à apporter n’est sans doute pas la même suivant
que l’on s’intéresse aux achats de première nécessité (nourriture) ou à des
achats ponctuels de vêtements ou de matériel de
bricolage. L’existence des marchés très fréquentés de Moutiers et Bourg
Saint Maurice doit être prise en compte dans cette réflexion.
La deuxième
question que nous posons, comme d’autres acteurs d’ailleurs, est celle du
maintien en fond de vallée de paysages naturels associant vergers, jardins, et
pâturages. La RN 90, route d’accès à la Haute Tarentaise, voit passer des
millions de touristes. Les images que conservent en mémoire nos visiteurs sont liées aux paysages
rencontrés lors du départ et de l’arrivée. Notre « entrée de
Tarentaise » comporte déjà pas mal de points noirs paysagers d’origine
industrielle ou commerciale. Il ne nous paraît donc pas raisonnable de
poursuivre dans cette voie où chaque collectivité développe des zones
urbanisées sans réflexion globale à l’échelle de la vallée. Cette politique du
chacun pour soi ne peut conduire qu’à une banalisation dramatique de nos
paysages de fond de vallée.
L’espace en montagne
est contraint et la Tarentaise doit faire preuve de responsabilité et de
réflexion afin de l’utiliser au mieux. Il convient d’apprendre à utiliser les
zones pentues, délaissées par les agriculteurs, tout en veillant à une bonne
intégration paysagère. Nous poserons une question peut être un peu naïve :
a-t-on songé a développer l’activité de l’unique moyenne surface d’Aime sur
deux étages ?
Le fond de notre
vallée pourra t-il accueillir indéfiniment des zones
commerciales ou artisanales ? Cette question mérite d’être posée, car si
la qualité paysagère du projet qui nous intéresse aujourd’hui est mise en avant
par ses promoteurs, il n’est jamais précisé qu’il s’agit là de la dernière
extension ! Faut-il s’acharner à vouloir construire en zone inondable ?
Les travaux
envisagés concernent un ruisseau abritant des écrevisses à pattes blanches.
(Espèce protégée). Les aménagements projetés ne touchent pas directement ce
petit cours d’eau, mais le chenal de crue qui va être creusé sera très proche
de ce biotope très fragile et probablement unique en Tarentaise. Le niveau du
chenal sera sans doute inférieur à celui du canal abritant les écrevisses.
Durant les travaux, une surveillance sera exercée pour éviter tout assèchement,
mais après ? Que se passera t-il en cas de pollution du chenal de
crue ? En effet, les eaux de ruissellement des parkings et routes seront
déversées dans ce chenal. Il semble malheureusement que les écrevisses soient
très sensibles au milieu terrestre environnant.
N’est-il pas profondément regrettable qu’un milieu humide exceptionnel
se voit finalement intégré dans une
vaste zone artisanale et probablement condamné à disparaître rapidement
pour cause d’assèchement ou de modification de l’environnement? Il paraît pour
le moins surprenant que le présent dossier
ne fasse pas l’objet d’une enquête au titre de la loi sur l’eau. Quelle
sera l’efficacité du chenal ? Quel avenir pour les dernières écrevisses de
Tarentaise ?
Enfin il paraît
clair que personne ne peut nier l’intérêt paysager et agricole des terrains convoités par ce
projet. Certes, la commune prévoit de compenser largement les surfaces de
fauche, mais à l’évidence, des surfaces planes très faciles à exploiter vont
faire l’objet d’une artificialisation. Nous ne pouvons que le regretter en
rappelant que la Haute Tarentaise n’atteint pas hélas, l’autonomie fourragère.
Il suffit pour s’en convaincre d’observer les nombreux camions de foins
importés en hiver. Pour toutes ces
raisons, l’association Vivre en Tarentaise souhaite vivement que l’examen de ce
dossier soit reporté jusqu’à l’élaboration d’un schéma de cohérence et
d’organisation du territoire à l’échelle de la Tarentaise, précisant clairement
où et dans quelles limites il paraît raisonnable d’urbaniser. AM
Déposition PLU(Plan Local d'Urbanisme) de Bourg
Saint Maurice et création d’une zone agricole protégée.
L’association
Vivre en Tarentaise regrette vivement que l’on envisage de rendre constructible
les vergers de Vulmix et de Montrigon. En effet, beaucoup d’acteurs s’accordent
à reconnaître que les vergers font partie des éléments paysagers qui
participent au caractère de la Tarentaise. Chaque village de la vallée possède
le sien. Les activités associées ponctuent le rythme des saisons : taille,
fauche, récolte des fruits, fabrication du cidre…On trouve des pressoirs et des
broyeurs dans presque tous les hameaux et il serait étonnant que Vulmix et
Montrigon échappent à cette règle.
D’autre part, il
semble admis que l’urbanisation doit désormais se développer dans les secteurs
en voie de déprise agricole du fait de la pente trop importante. Une charte
paysagère est en cours d’élaboration dans notre vallée. Une étude foncière
devrait être réalisée. Toutes ces actions ont pour but de préserver les
activités agricoles, mais aussi de préserver ce qui fait l’originalité de nos
paysages : des villages groupés, séparés par des espaces voués au
pâturage, à la fauche, à la production fruitière et parfois même à la
viticulture.
L’association
« Vivre en Tarentaise » considère que la commune de Bourg Saint
Maurice dispose d’espaces pentus en friche, qui sont susceptibles de répondre à
la demande de surface constructible, sans pour autant détruire des éléments
paysagers essentiels de Tarentaise. L’association Vivre en Tarentaise tient à
rappeler la possibilité ouverte par l’évolution législative de créer de toute
pièce des hameaux en site vierge. Cette piste nous paraît intéressante dans la
mesure où un projet architectural d’ensemble pourrait être élaboré. Elle
permettrait également de répondre à nos inquiétudes en matière d’agriculture et
de vergers.
Le PLU de Bourg
Saint Maurice prévoit la création de nouveaux lotissements. Il nous semble
indispensable qu’un projet architectural d’ensemble vienne encadrer les futures
constructions afin d’éviter toute banalisation dans ce domaine. Il paraît clair
également que l’habitat collectif devrait être privilégié compte tenu de la
pression importante qui s’exerce dans le domaine foncier, mais aussi de la forte
demande de logements sociaux.
L’association
« Vivre en Tarentaise » se
félicite de la création d’une zone agricole protégée dans la plaine
d’Hauteville-Gondon. En effet, l’intérêt paysager du secteur est évident et
d’autre part, il est très facile à exploiter par des moyens mécaniques. Cette
mesure de protection nous paraît donc tout à fait justifiée. N’oublions pas que
la Tarentaise vit du tourisme. La fréquentation de notre région est liée à la qualité de nos paysages
entretenus par les agriculteurs. Cette zone agricole protégée va donc dans le
sens d’une pérennisation de l’activité agricole ainsi que des paysages de fond de vallée.
Mais cette mesure
louable ne doit pas servir d’alibi pour étendre les zones constructibles dans
d’autres secteurs de la commune qui sont indispensables à l’autonomie
fourragère des exploitants. Notre remarque renvoie à la proposition rappelée
plus haut d’urbaniser en zone pentue.
C’est pourquoi,
nous souhaitons que ce projet de PLU soit revu en pensant à nos remarques. Il serait
souhaitable également de différer toute décision dans ce domaine dans la mesure
où une réflexion à l’échelle de la vallée dans ce domaine paraît envisagée. AM
Depuis plusieurs
mois, Le Club alpin Moutiers Haute Tarentaise et Vivre en Tarentaise sont en
contact avec les élus qui souhaitent implanter un télésiège entre le village de
Celliers (commune de la Léchère en Savoie) et le domaine skiable de Valmorel.
La remontée mécanique envisagée aurait pour fonction de désenclaver la haute
vallée de l’Eau Rousse et permettrait à certains de ses habitants de travailler
à Valmorel. Elle faciliterait aussi le séjour de touristes à Celliers par
exemple.
Mais, il n’est pas
interdit de penser que cet aménagement constitue un premier élément d’un
dispositif plus vaste visant à équiper le massif de la Lauzière. Les deux
associations précitées ont donc suggéré au titre des mesures compensatoires de
faire reconnaître la valeur paysagère de l’adret de la vallée par le biais d’un
site classé.
En effet, il y
aura mise en place de câbles et de pylônes dans un site vierge. D’autre part,
le classement aurait l’avantage de circonscrire réglementairement le projet à
ce qui est annoncé par ses promoteurs. Cette proposition a d’ailleurs été bien
reçue par les élus de la Léchère et de la communauté de communes de la vallée
d’Aigueblanche qui ont demandé au SIVOM de la Lauzière de délibérer à ce sujet.
Le Président de cette structure en répondant à l’un de nos courriers, s’est
montré rassurant, mais à ce jour, aucune délibération n’a été prise par cette
collectivité qui semble compétente dans ce domaine.
Les deux
associations regrettent cette situation car parallèlement, les discussions avec
Mr Paul Guillard, Maire délégué, ont abouti à une ébauche de carte du futur
site classé.
A la suite de
cette concertation, le CAF et VET ont informé Monsieur le Préfet de la Savoie
de l’avancement des discussions sur cette affaire. Dans sa réponse, Monsieur le
Préfet nous a encouragé à exprimer notre position lors de la consultation
publique en cours. C’est donc ce que nous faisons aujourd’hui sans masquer
notre inquiétude, car la réunion de la commission UTN approche et aucune
assurance réglementaire ne nous a été fournie. Aucune procédure à notre
connaissance n’a été engagée.
Aussi, les deux
associations tiennent-elles à rappeler solennellement leur attachement au maintien de l’intégrité
du massif de la Lauzière et au caractère des villages qu’il porte. Il leur
apparaît donc indispensable que :
1°) Le Sivom de la
Lauzière s’exprime lors d’un vote, en faveur du classement du site de Celliers
et en annexant la carte dessinée par une
concertation élus-associations.
2°) La commission
UTN subordonne très clairement l’autorisation de construction de la remontée
mécanique au classement du site dans les limites prévues comme ci-dessus.
3°) Le nombre de
lits nouveaux à construire soit effectivement limité à 200.
4°) Des moyens
efficaces soient employés pour limiter le ski hors piste généré par le nouvel
équipement : fond de vallée, route du col de la Madeleine, vallon de la
Rave à partir du télésiège de la Lauzière.
5°) Les services
de l’Etat traitent ce dossier avec diligence de façon que le classement soit
prononcé au moment de la réalisation des travaux.
En l’absence de
garanties claires et indiscutables, les deux associations signataires,
souhaitent que la commission UTN repousse l’examen de ce dossier en attendant
la mise en place de mesures pérennes de protection du massif de la Lauzière. AM
Objet: Terrains de motoneiges.
Monsieur le Maire,
Comme vous le savez,
notre association travaille depuis longtemps en faveur de la protection de
l'environnement, à Saint-Martin de Belleville comme ailleurs. Nous regrettons
beaucoup le conflit qui oppose notre association aux gérants des sociétés de
motoneiges de votre commune.
Nous ne comprenons
pas pourquoi cette activité n'a pas été traitée réglementairement malgré les
nombreux avis, dès 1996, de différentes administrations informant la commune de
l'irrégularité des aménagements concernant ces itinéraires.
Aussi nous
espérons que dès avril de cette année,
et après les procès-verbaux dressés à l'encontre des
« moto-neigistes », vos services ont préparé, en vue de la prochaine
saison, un nouvel ITD, basé éventuellement sur l'enquête publique de 1996,
délimitant avec précision un ou des terrains d'un seul tenant comme la
législation l'exige.
Ce nouvel arrêté,
soumis au préalable à l'avis de la Direction
Régionale de l'Environnement et
aux services de la Préfecture, serait une base saine pour une pratique strictement encadrée des loisirs motorisés sur neige dans
votre commune.
Nous nous
permettons de vous rappeler que le contexte énergétique et climatique mondial semble imposer pour le moins une
modération dans l’usage des combustibles fossiles. D’autre part, l’image de la
destination "montagne" paraît également en difficulté si l’on
considère la baisse constante de la fréquentation d’été. Quelle image justement
voulons nous donner de notre vallée ? Saint-Martin de Belleville a
consenti des efforts importants en faveur de son patrimoine bâti et nous nous
en félicitons. Cependant, les pratiques bruyantes, polluantes et finalement
"non citoyennes" ne peuvent que troubler leur impact dans l’esprit de
nos visiteurs.
Aussi, nous
espérons que vous aurez à cœur de faire respecter la loi encadrant toutes les
activités de loisirs motorisées sur votre commune. En souhaitant rencontrer
votre compréhension, nous vous prions d'agréer, Monsieur le Maire, l'expression
de nos sentiments les meilleurs. AM et
RP
15.12.2004: Faugère Alexis: motoneige hors terrain autorisé à
Val d'Isère, Tribunal de Police de Moûtiers: suspension permis de conduire 3
mois, confiscation motoneige, 250€+75€ à VeT, 250+75 à Frapna, affichage Val
d'Isère 2 mois….appel..
17.5.2005: Cour d’Appel de Chambéry: confirmation jugement
15.12.04 plus 150€ à VeT et 150 à Frapna.
21.2.2005: Brikajlo, Bérard, infractions de chasse, Tribunal de
Police de Moûtiers: amende 5000€, suspension permis de chasse 2 ans, 200+20 à VeT, 200+30 à Frapna, 800+500 à
ACAT, 500+250 à Fédération Départementale de chasse, 2 mois afffichage mairie
de Macôt.
19.9.2005: Guidon Patrick, infractions de chasse, Tribunal
Correctionnel d'Albertville: 1 an de prison avec sursis, amende 1000€,
suspension permis de chasse 2 ans,
confiscation arme, 150€ à VeT, 150 à Frapna, 870 à ACCA, 1000+400 à
Fédération Départementale de chasse.
19.10.2005: Front Joël, moto-trial aux Allues, Tribunal de
Police de Moûtiers: amende 750€ dont 250 sursis, VeT et Frapna: chacune
200+100, affichage 2 mois mairie des Allues.
16.11.2005: dépôt plainte pour création de piste sans autorisation dans l'alpage de
la Davie à Tignes, toujours à l'instruction.
28.12.2005: dépôt plainte pour destruction d'espèces protégées
(horminelle des Pyrénnées) à Courchevel contre Société des Trois Vallées,
toujours à l'instruction.
10.1.2006: dépôt plainte pour création de piste sans autorisation aux Chapieux
(Bourg Saint-Maurice), toujours à l'instruction.
15.2.2006: Marchand-Meillet, Bordet, Jarre, Jeandet,
contraventions de chasse, Tribunal de Police de Moûtiers: VeT déboutée pour
"absence de références à la faune dans ses statuts"!.., nous
renonçons à faire appel mais nous complétons nos statuts par une AG
extraordinaire le 11.5.2006.
24.5.2006: Giovanni, Testu, Testu, Bricheux, contraventions de chasse, Tribunal de Police
de Moûtiers: confirmation d'ordonnance pénale: amende 350€ chacun, pas de
dommages-intérêts à moins de faire un nouveau procès au civil.
21.6.2006, 30.8.2006, Tutel, pollution rivière par lisier, Cour
d’Appel de Chambéry: amende 5000€ dont 4000 sursis, confirme les décisions 1°
instance, dommages et intérêts et frais 200€ + 80€ à
VeT
amende 5000€ dont 4000 sursis, confirme les décisions 1°
instance, 50€ supplémentaires à VeT
22.9.2004: Faugère Alexis et Michel:
-motoneige hors terrain autorisé à Val d'Isère, Tribunal de
Police de Moûtiers: amende 1500€ dont 1000 sursis, Vet: 200+100, Frapna:
200+100, affichage Tignes et Val d'Isère…appel.
-16.6.2005, 15.9.05, Cour d’Appel de Chambéry: amende 1000€
chacun, solidairement 200+100+100 à VeT..pourvoi en Cassation)
-16.6.2006: Cours de Cassation: rejet pourvoi des prévenus.
20.9.2006: Etevenon, survol PNV à moins de 1000m, trouble aux
animaux, Tribunal de Police de Moûtiers: confirmation d'ordonnance pénale: 2
amendes de 350€, pas de
dommages-intérêts à moins de faire un nouveau procès au civil.
20.9.2006: Gagnerot, infractions de chasse, Tribunal de Police
de Moûtiers: 4 amendes de 200€, 1 an de suspension du permis de chasse, confiscation arme, VeT et Frapna: chacune
200+75€.
20.9.2006: Rolland Pierre, infraction de chasse, Tribunal de
Police de Moûtiers: amendes de 400€, 6 mois de suspension du permis de
chasse, VeT et Frapna: chacune 100€.
18.10.2006: Perez Fabrice (Société Chardons Loisirs), transports
de clients par dameuse, Tribunal de Police de Moûtiers: délibéré le
22.11.06. C'est le 4ème procès mettant
en cause cette société pour les mêmes infractions.
18.10.2006: Diet Joël, Timotei Michel, Sollier Pascal, circuits
motoneiges non autorisés à St-Martin de Belleville, Tribunal de Police de
Moûtiers: délibéré le 22.11.06. Cela
fait maintenant 14 ans que les activités motoneiges ont lieu hors du cadre
légal aux Ménuires et à Val Thorens….
Le 11 mai 2002, nous nous sommes constitués partie civile dans
l'affaire de l'incinérateur de Gilly pour pollutions et mise en danger
d'autrui. Après les déclarations de nullité des mises en examen de certains
responsables et les ordonnances d'irrecevabilité de nombreuses parties civiles
mais pas (encore?) de la nôtre, cette affaire est toujours à l'instruction.
Notez bien que les sommes réellement touchées par VeT ne sont
pas le total des dommages-intérêts obtenus: domicile inconnu ou insolvabilité
du prévenu, frais d'huissiers sont à déduire de ces sommes.
J'invite les personnes intéressées et motivées par cette
activité à prendre contact pour nous accompagner dans les différentes
audiences.
René Pinck.
Déposition à l'enquête publique de
régularisation de la zone d'évolution de véhicules tous-terrains de Bellevarde
(Val d'Isère)
Sur la
nécessité d'une zone de loisirs motorisés:
La dissémination des nuisances, en particulier du bruit, est
certainement plus dommageable pour la tranquillité des êtres vivants que sa
concentration sur un espace restreint.
Il nous semble que cette activité nuit à l'image forte de Val
d'Isère: la plus grande part du public estival n'est pas intéressée par cette
activité coûteuse et risque au contraire d'être rebutée par les stations qui la
tolèrent: quoi de plus dérangeant, pour un citadin en vacances à la montagne,
que les nuisances de la circulation motorisée qu'il subit chez lui à longueur
d'année?
Nous déplorons d'autre part qu'au moment où les problèmes aigus
de déstabilisation des climats provoqués par l'effet de serre, lequel est dû en
grande partie à la consommation excessive de carburants fossiles, et où
l'enchérissement et la raréfaction des ces carburants ne peut que progresser,
on encouragerait la clientèle, en particulier les jeunes, à pratiquer des
loisirs irresponsables.
Bien que la finalité d'une station de montagne soit plus
commerciale que civique, nous demandons aux personnes en charge de décision
une attitude très réfléchie.
"..un engin motorisé rejetant bruits et odeurs est toujours
une atteinte à l'autre, à l'environnement naturel et humain..."
Sur l'étude d'impact (extraits en italique):
Dans l'exposé des motifs, il est reconnu d'emblée que ce site,
dédié à la pratique des sports motorisés depuis 1981, subit des incidences
fortes sur l'environnement: "Le constat fait apparaître des incidences
fortes sur l'érosion du site et ses corollaires tant sur le paysage que sur le
contexte hydrographique (notamment les zones humides)".
Caractéristiques des pistes, largeur 3 à 5m,
surface 40ha les photos de cette page montrent de façon crue le genre de
divertissement proposé aux clients.
page 7 "circuit spécialement dédié aux motos et aux
quads, permet de mesurer, entre eux, leur rapidité"
on imagine très bien le bruit, la poussière, les fumées
d'hydrocarbures. Les photos et le texte décrivent très bien les traces, les
effets de l'érosion sur le petit lac et sur les pelouses revégétalisées.
page 8 "un des faciès appréciés par les conducteurs est
le franchissement de bourbier" la photo, éloquente, montre à quel
point il est fait peu de cas du respect des milieux naturels et d'une éthique de
l'utilisation de l'automobile.
page 10 les pratiques Une charte du randonneur 4x4 distribuée
aux utilisateurs reprend l'arrêté municipal qui limite la vitesse à
20km/h...qu'en est-il du "circuit spécialement dédié aux motos et aux
quads, (qui) permet de mesurer, entre eux, leur rapidité" ??
Le nombre maximal de participants est estimé à 100 véhicules,
voire plus ("manifestations ponctuelles")
Pauvre montagne!
Salon du 4x4:
la pérennité de ce salon, d'après diverses déclarations de responsables de Val
d'Isère, n'est pas assurée.
Végétation
page 14 Parmi la flore listée, on relève Silene suceica, plante protégée au
niveau régional,dont la destruction est interdite; le projet qui motive cette
étude est incompatible avec cette interdiction
. Les autres espèces relevées, nombreuses, dont l'edelweiss Leontopodium
alpinum, méritent aussi considération.
Faune
L'étude ne présente pas une liste complète de la faune présente; de nombreux
passereaux emblématiques du milieu montagnard vivent sur le site. Les espèces
nichant au sol, comme le pipit spioncelle, verront leurs nichées détruites par
les engins qui, comme nous l'avons constaté, traversent les pelouses malgré
l'interdiction, toute formelle, qui en faite.
La grenouille rousse Rana temporaria est présente sur les petits
lacs. Son statut d'espèce protégée appelle la même incompatibilité avec le
projet que pour Silene suceica.
Les mammifères, en particulier les rongeurs et leurs prédateurs,
sont extrêmement dérangés dans la zone par les activités qui s'y déroulent.
Contexte agricole, page28 Nous voyons mal la coexistence d'un troupeau de 600
moutons sans parc de contention, pouvant déambuler librement, avec l'activité ludique
motorisée. La pâture et l'abreuvement du cheptel dans une zone souillée par les
fumées et effluents hydrocarburés n'est pas une bonne chose pour l'image
paysanne de Val d'Isère.
Effets sur les paysages, pages 33 à 41 Outre une visite sur le site, la lecture du
chapitre concernant les paysages devrait suffire à faire prendre conscience
combien ce projet est incompatible avec la sauvegarde des paysages montagnards:
l'impact visuel des pistes et traces d'engins motorisés est très fort et se
perçoit bien au-delà de la zone concernée.
La mitoyenneté de la zone centrale du Parc de la Vanoise, le
voisinage du sentier international de grande randonnée GR5, les nombreux
sentiers piétons autour et à l'intérieur même de la zone 4x4 s'opposent au
projet.
page 39 Des usagers ne respectent pas les itinéraires prévus, ce
qui est appelé dans l'étude "ralliements non conformes"
"les abords des trois plan d'eau sont systématiquement
dégradés" "la zone d'évolution n'est en rien délimitée et les
engins passent partout où ils y arrivent" "certaines traces
escaladent résolument les petites bosses à la verticale, ce qui s'ajoute aux
dégradations périphériques. Cela s'avère très pénalisant pour ces paysages"
Pain de sucre: "traces de tous types d'engins" "aménagements fortement
contradictoires avec l'intérêt du site"
Effets sur le réseau hydrographique, page 42 "comblement
progressif des zones humides et pièces d'eau...disparition progressive de la
flore hygrophile" "maintien d'une turbidité importante....vie
biologique fortement réduite...la grenouille rousse...pourrait bien en être la
première victime"
Les engagements du
pétitionnaire semblent devoir être inefficaces en regard des nuisances
produites:
Les poussières, page 43 "réduction de l'activité photosynthétique des plantes"
"ingestion d'une partie de ces poussières par les
moutons comme par la faune sauvage"
Synthèse des disfonctionnements, page 43 "dégradation
des paysages" "érosion marquée à l'origine d'une diminution de
la qualité des zones humides" "Les autre incidences sont moindres
(rejets, poussières, bruit) mais restent directement proportionnelles à la
fréquentation"...notons que le nombre maximal de participants est estimé à
100 véhicules, voire plus ("manifestations ponctuelles")
Cadrage de la pratique, pages 46,47,
On nous assure que les activités auront lieu dans le cadre d'une
pratique responsable (charte signée par les participants)
"Les moyens de maîtriser la fréquentation et de
surveiller les pratiques" sont évoqués mais pas précisés:
"Le gestionnaire devra patrouiller sur l'ensemble du
site afin de rappeler les pratiques autorisées"
Comment les "patrouilleurs", sans moyens
coercitifs, pourront faire respecter cette charte? Cette zone, sous la
surveillance d'un club local depuis plus de 20 ans, subit sans cesse des bavures motorisées.
Opérations de requalification, page 47
Ces opérations, louables dans leur principe, n'empêcherons pas
les excès inévitables dus à la présence en grand nombre de toutes sortes
d'engins: il est impossible de surveiller en permanence une zone montagneuse de
près de 200 ha dans laquelle peuvent se trouver une centaine de véhicules
motorisés ("150 véhicules maxi, hors évènements"… page 44)
Sur la non nécessité économique de cette zone,
Val d'Isère est l'une des stations les plus rentables de France.
Le produit financier de l'activité de loisirs motorisés est
dérisoire par rapport aux produits de la saison hivernale.
Sa fréquentation estivale, qui ne peut qu'augmenter en raison du
réchauffement climatique, a tout à perdre si elle ne soigne pas son image
montagne, c'est-à-dire l'air pur, le silence dans de grands espaces protégés.
Elle a la responsabilité d'orienter son public vers des
activités saines et véritablement sportives, et non pas vers des pratiques
polluantes dépassées en raison de l'avenir incertain d'un mode de vie trop
mécanisé.
D'autre part, pour de fausses raisons de concurrence, la
reconnaissance officielle de cette zone pourrait inciter d'autres stations
montagnardes à créer des zones semblables dans leurs domaines, ce qui livrerait
de nombreuses vallées à ces pratiques irresponsables.
Pour toutes ces raisons, nous vous demandons, Monsieur le
Commissaire enquêteur, de donner un avis défavorable à la régularisation
de cette zone d'évolution d'engins motorisés. R P
Un petit geste
pour contribuer à la diminution des transports inutiles et favoriser le
maintien de l’agriculture de montagne. Nous
vivons entourés de vaches, c'est quand même dommage de manger des laitages et
de la viande d'importation. Nous avions déjà la possibilité d'acheter des
produits laitiers dans les coopératives ou directement chez les producteurs
locaux. Désormais l'abattoir de
Bourg Saint-Maurice propose des colis de viande bovine locale aux particuliers,
c'est l'occasion de manger de la « bidoche » qui a reçu une bonne
dose de soleil et d'herbe fraîche. Les références de l’éleveur sont mentionnées
sur le lot. C'est vrai il faut un congélateur (nucléaire à 80%, faut-il le
rappeler ! ) et se souvenir aussi que la consommation quotidienne de viande
n'est pas indispensable. Restons tout de même vigilants: les briques de lait
"de Savoie" peuvent être emballées à ...Rodez !
R T
2007 verra fêter
le 20ème anniversaire de la réintroduction du gypaète barbu dans les Alpes
françaises.
Initié l’année précédente
dans les Alpes autrichiennes, dans le Parc National du Hohe Tauern, ce
programme de réintroduction a procédé depuis au relâcher de plus de 137 oiseaux
âgés de trois mois. Les poussins, nés en captivité, ont été répartis entre
l’Autriche, la Suisse, l’Italie et la France. En France, ce sont les massifs du
Bargy et des Aravis, en Haute-Savoie, qui ont accueilli les premiers
relâchers . C’est également la Haute-Savoie qui a vu éclore le premier
poussin dans la nature en 1997. Dix ans donc après les premières
réintroductions.
Si cette attente a
semblé bien longue, elle s’explique par le fait que la maturité sexuelle
n’intervient qu’au bout de sept ans chez ce grand vautour. Elle est de quatre
ans pour l’aigle royal. De plus, dans la nature, un couple ne parvient en
moyenne à élever qu’un jeune tous les trois ans. Ce faible taux de reproduction
en fait une espèce particulièrement fragile. Son régime alimentaire l’oblige à
parcourir un territoire immense à la recherche de carcasses d’animaux morts en
montagne. (ongulés sauvages ou domestiques). Il prélève alors des os tel les
tibias qu’il dissout et digère en quelques heures grâce à des sucs gastriques
très puissants.
Les derniers
gypaètes des Alpes avaient disparu au début du 20ème siècle, victimes du fusil
et du poison. De nos jours, si ces causes de mortalité subsistent, on peut y
ajouter les collisions avec les câbles des lignes électriques et des remontés
mécaniques. Elles ont provoqué les décès de
Danton, mâle adulte de 7 ans, mort en avril 1996 dans la vallée des
Chapieux et de Républic 97, femelle morte en juillet 1997 à Val d’Isère.
On le voit, les
gypaètes, jeunes ou adultes, sillonnent le ciel de la Tarentaise. Celle-ci et
le massif de la Vanoise leur offrent de nombreuses ressources tant alimentaires
qu’en sites potentiels de nidification. C’est ainsi que sur tout l’Arc alpin en
2005, sur les 9 couples reproducteurs recensés, 3 l’ont été en
Tarentaise-Vanoise. Ils ont donné
naissance à « Notre Ami » à Termignon, « Nuage » à
Val-d’Isère et à « Peisyllon » à Peisey-Nancroix. Ce dernier s’est
envolé le 5 août 2005, 127 jours après l’éclosion. Il faut dire que chez les
gypaètes, la ponte intervient tôt entre la mi-janvier et la mi-février. Les
parades et accouplements s’échelonnant de mi-octobre à mi-janvier.
Identification :
si les adultes sont identifiables par leur taille (envergure d’environ 2 m 80),
la coloration de la poitrine (blanche ou orange) et la queue en forme de
losange, l’aspect sombre des juvéniles et des immatures surprend plus d’un
observateur non averti.
Les juvéniles
portent parfois des marques sur les ailes et la queue. En fait, ce sont des
plumes décolorées avant leur relâcher. Ceci permettra de les identifier en vol.
Ces marques disparaîtront lors de la première mue au bout de deux ans environ.
Ci-contre, une photo de PABLO, prise le 1er janvier 2003 à Versoye.
Si d’aventure,
vous avez l’opportunité d’observer ce grand rapace, n’hésitez pas à prendre
contact avec le Parc National de la Vanoise pour faire part de cette
observation.
Blanchin Hervé , membre du Centre Ornithologique Rhône-Alpes et
de Vivre en Tarentaise.
Il y a de nombreux
croqueurs de pommes parmi les adhérents de vivre en Tarentaise. Les vendeurs
locaux ne proposent hélas que des variétés de « supermarché » au
détriment d’une diversité extraordinaire de fruits…
Nous vous
proposons deux adresses :
Philippe Mesmin
175 chemin Monot 74330 Poisy tel :
04 70 46 13 58; Cette personne travaille
très souvent avec les croqueurs de Tarentaise.
Vous pouvez aussi
contacter Christophe Delay les Combes 38780 Estrablins.04 74 57 14 42
Enfin, certains
croqueurs disposent de porte greffes. Essayez de vous en procurer un et faites
le greffer ou mieux apprenez à greffer !
Association des croqueurs de pomme de Savoie Tarentaise Rosette
Vallat La Chal Hauteville 73700 Bourg Saint- Maurice.
L’installation
revient actuellement à 6000€. Mais vous bénéficiez d’une prime du Conseil
Général et de la Région s’élevant à 800€. Le crédit d’impôt s’élève à 50% du
prix du matériel. Finalement le coût réel revient autour de 3000€. Il faut
savoir que l’on a souvent tendance à sous-estimer la consommation d’énergie
correspondant à la production d’eau chaude. L’été notamment la chaudière
fonctionne au ralenti, donc son rendement n’est pas bon… Le temps de retour est
de l’ordre de 4 à 5 ans actuellement. Mais
il est fort probable que les prix des carburants fossiles vont encore
monter…L’électricité ne baissera pas loin de là.. Le soleil devrait contribuer
à hauteur de 70% à vos besoins. A M
Afin de développer
le co-voiturage l’association « Chantons la Terre chantons la vie » a
créé un logo pour favoriser une mise en relation des saisonniers empruntant le même
trajet. Il indique que vous êtres prêts à covoiturer en tant que conducteur ou
en tant que passager et à participer aux frais.( 10 centimes par km) On se
place sur le bord de la route et on montre son badge.
Cette initiative
est toute récente. Elle mérite bien sûr d’être encouragée. Elle sera peut être
adaptée. En tout cas, VET s’emploiera à la soutenir !
Pour tout renseignement :
04 79 00 41 46
1°) La commune de Sainte Foy.
Elle s’étend entre
le Parc national de la Vanoise et la frontière italienne. Elle est bordée par
les communes de Tignes, Villaroger, et Montvalezan.
Elle porte de
nombreux villages et hameaux à l’architecture préservée. On y trouve des toits
de lauzes, des maisons à colonne, des portes ouvragées, quelques moulins…
On trouve aussi
sur cette commune quelques uns des plus grand sites de Tarentaise : vallée
de la petite Sassière au pied du Ruitor, vallon de Mercuel, vallon du Clou,
vallon de Nancruet. Chacun de ces sites est surmonté de glaciers spectaculaires
(sauf Mercuel).
Cette commune est
située à proximité immédiate de sites protégés : PNV, RN de Villaroger, RN
de la Grande Sassière, parc du Grand Paradis.
On y trouve encore
un très grand nombre de lacs d’altitude magnifiques. Ces lacs accompagnent de
nombreux torrents, ruisseaux et milieux humides. On trouve des poissons dans la
plupart de ces lacs fréquentés bien sûr par les pêcheurs mais plus largement
par les randonneurs.
Sainte Foy porte
de nombreux sentiers permettant le passage vers l’Italie
L’activité agricole est encore présente sur différents secteurs
de la commune.
On peut aussi
signaler un réseau de canaux de drainage lauzés exceptionnel entre le village
du Planay et la station de Bonconseil.
Dans la vallée du
Clou on retient en particulier, le glacier suspendu des Balmes, le glacier
fossile, des lacs à différents stades d’évolution, les drumlins, les formations
dues à la succession des phases gel/regel près du lac du Clou et des chalets d’alpage sympathiques.
Tous ces atouts
font que Sainte Foy est une commune très prisée par les amateurs de paysages
« authentiques ».
2°) La station.
Historiquement, il
y eu de nombreuses tentatives d’implantation de station, plus ou moins liées au
projet de barrage du Clou. On peut citer le projet avorté de Val Ruitor ou de
liaison avec les Arcs via Villaroger.
Toutes ces
tentatives ont échoué pour des raisons financières ou à cause des difficultés
d’accès ou encore des risques d’avalanche.
En 1990 la commune
obtient une autorisation UTN pour une liaison vers le col de l’Aiguille. Elle
se réalise accompagnée par une petite urbanisation à Bonconseil. Quelques mois
après, un recours déposé par le CAF aboutit et l’autorisation est annulée par
le TA. Une nouvelle demande est déposée et toutes les associations (CAF, VET,
MW et FRAPNA) la contestent. Nouveau recours après nouvel accord UTN.
Grosse
manifestation des associations en 1992 qui rassemble un grand nombre de randonneurs. Mais dans le même temps le
Maire réussit à réunir une grande partie des élus de Tarentaise en guise de
contre manifestation. Charbonnier reste maître chez lui !
De toute cette
période, il subsiste une amertume, voire une jalousie au sein des élus
santaférains : d’autres communes ont pu développer de grandes stations,
créer un grand nombre d’emplois…Certains rêvent encore d’un réseau important de
remontées dans la vallée du Clou, voire dans le vallon de Mercuel. Pourquoi ce
qui s’est fait ailleurs ne pourrait pas être reproduit à Sainte Foy ?
Il subsiste aussi
une grande amertume dans les rangs des associations locales car on a dilapidé
un patrimoine exceptionnel pour mettre en place la station de Bonconseil. Une
ou deux dizaines d’emplois créés en quinze ans ! 400 000€ de déficit
annuel pour la régie de remontées mécaniques municipales. Le trou est comblé
chaque année grâce aux redevances EDF…Certes, les chalets construits ont une
belle architecture, mais les cicatrices dans le paysage sont là ! D’autre
part, les locations échappent à tout contrôle et les retombées financières pour
la commune sont faibles.
Enfin et l’on
aborde là le point sans doute le plus important, ni les grands élus, ni l’Etat
n’ont aidé cette commune à concevoir une autre valorisation de ce patrimoine
exceptionnel. Manque de courage politique ? Manque d’imagination ?
Manque de moyens financiers ? Pourtant cette commune aurait mérité que
l’on s’intéresse à elle avec davantage de réflexion. Le modèle du chacun pour
soi et de la croissance perpétuelle l’a emporté.
3°) Aujourd’hui !
Une nouvelle
autorisation vient d’être accordée permettant l’implantation d’une remontée
vers l’arête de la Marquise. Elle s’accompagne d’une enveloppe de 3000 lits
environ à construire. Mais comme
souvent, l’arrêté UTN est ambigu: il est fait mention de la volonté de l’Etat
de protéger le vallon du Clou, mais la réalisation du télésiège n’est pas
subordonnée au classement du vallon….D’où des difficultés prévisibles avec les
responsables communaux qui vont certainement tenter de grignoter encore sur les
espaces vierges de la vallée du Clou. Cette vive inquiétude ressentie par les associations a
entraîné un courrier à destination du MEED. La DIREN consciente du danger a demandé à toutes les administrations de travailler
au classement du vallon.
4°)Le contexte Tarentaise.
Il y a une prise
de conscience générale que le marché de l’Or blanc est à maturité. Il existe
aussi une inquiétude sur la pérennité de l’activité : risque climatique,
concurrence d’autres destinations, coût des prestations, délocalisations, coût
du pétrole, manque d’eau pour les canons à neige. En général les élus partagent
ce constat, mais réclament une exception pour leur commune …..qui bien sûr est
dans une situation particulière.
Une vaste réflexion
sur l’avenir de la vallée est en cours sous l’égide de l’APTV, gestion de
l’eau, de l’espace, de l’activité agricole, du patrimoine….Ces réflexions très
intéressantes, « descendent peu » malheureusement à l’échelle
communale.
Le tourisme
d’hiver stagne, et celui d’été recule d’année en année. Certains élus sont
conscients qu’il faut mettre en avant « l’autre Tarentaise », celle
des cartes postales, celle où l’on ne trouve pas de pylônes, où l’on voit des
chalets d’alpage et des vaches… pour conserver des parts de marché.
VeT a proposé aux
élus de la vallée de classer les plus grands sites de Tarentaise pour
concrétiser cette bonne disposition et donner un signal fort à nos
visiteurs…D’autres actions permettraient peut être de corriger l’image de la
Tarentaise qui est liée aux vastes espaces skiables. (engins motorisés,
politique sentiers… architecture, paysages entretenus, mise en avant du
wilderness tarin…)
On peut penser que
Sainte Foy accepterait peut être plus facilement de classer le vallon du Clou
si d’autres communes la précédaient dans cette démarche.
Enfin, le
patrimoine naturel tarin n’est pas toujours suffisamment exposé, expliqué. VeT
a proposé que l’on réalise un ou plusieurs centres d’exposition sur ce thème.
On peut penser à l’eau, à l’architecture locale, à la flore, à la faune, à la
forêt….Pourquoi pas à Sainte Foy ?
5°)Pour avancer !
Une volonté forte
de l’Etat dans ce dossier paraît indispensable.
Une gestion
globale de l’espace Tarentaise paraît indispensable. De nombreux acteurs du
territoire inter-viennent dans ce sens.
Le développement
d’une solidarité financière intercommunale pour permettre la valorisation du
patrimoine. La reconnaissance de la valeur du Wilderness par tous les élus
serait intéressante.
Mais il faudra
prendre en compte l’esprit de clocher qui règne encore dans la vallée et la
forte hétérogénéité du conseil municipal de Sainte Foy.
Le bureau de l’association se réunit une
fois par mois à la salle des fêtes de Villette (Aime).
Ces réunions ont lieu en général le
premier jeudi de chaque mois à 20h 15.
Pour obtenir confirmation : tél au
04 79 07 29 30 ou au 04 79 08 62 69
Nous serons heureux évidemment de vous y
accueillir.
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Téléphone:
04 79 07 29 30 Visitez
le site : http://perso.orange.fr/vivre-en-tarentaise/ Nous joindre par courriel
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à « Vivre en Tarentaise » Le Villard d'Amont 73210 Landry
Petits revenus: 7,5 €/an Tarif normal: 18 €/an- tarif couple: 27 €/an
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