Association agréée pour la protection de la nature
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Rapport d’activités 2005 |
Chers
amis, l’année 2005 aura été marquée une fois de plus par la sécheresse et les
changements climatiques. Elle aura été marquée aussi par l’envolée des cours du
pétrole. Cela devrait évidemment nous inciter à modifier nos comportements afin
d’économiser l’énergie et les matières premières. Les ventes de poêles à bois
se sont envolées durant l’été. Cette réaction viendra peut être soutenir en
Tarentaise une filière bois mal en point….
Notre
région qui vit à 70% du tourisme s’avère doublement sensible à ces
évènements : le changement climatique fait évidemment peser un risque sur
l’enneigement, la sécheresse rend problématique le recours aux canons à neige,
le cours du pétrole augmente les coûts de déplacement des touristes qui
proviennent très majoritairement de l’étranger. Pour le moment, les projets de
retenues colinéaires et de canons à neige fleurissent, mais ces palliatifs
seront-ils efficaces à moyen terme ?
Il
est sans doute temps de s’interroger sur les alternatives à cette mono
industrie de l’Or blanc. Il n’y a
sans doute pas de réponse simple à cette épineuse question. Peut être qu’une
multitude de petites initiatives pourraient contribuer à diversifier l’activité
économique de la Tarentaise : tourisme doux bien sûr, mais cela suppose
une attention soutenue à tout ce qui fait le caractère de notre vallée. Filière
bois, énergies renouvelables, accueil de nouvelles sociétés attirées par un
environnement de qualité, nouveaux produits pour les sites industriels de
Tarentaise, nouvelles productions agricoles…. En tout cas, Vivre en Tarentaise
espère que nos responsables auront le courage d’écarter toutes les activités à
la fois énergétivores et bruyantes comme les locations ou ventes de motos ou de
quads, les compétitions d’engins, certes spectaculaires, mais combien
désastreuses pour l’image de la montagne. A quand la suppression du salon du
4x4 de Val d’Isère ?
La
constitution de l’APTV (Assemblée des Pays de Tarentaise Vanoise) constitue dans
ce contexte à nos yeux une bonne initiative. Cette structure qui regroupe les
quatre cantons de Tarentaise permet d’envisager une réflexion globale sur des
problèmes qui concernent toute la vallée : évolution des stations de ski,
gestion de l’eau, tri et traitement des déchets, emploi, formation, espaces
naturels, transports…..
L’association
VeT a été sollicitée pour coprésider au sein de l’APTV, une commission, la CLD
(Commission Locale de Développement), représentant la « société
civile ». Dans un esprit constructif, mais sans renier nos idées, nous
avons accepté de tenter d’assumer cette nouvelle tache. L’avenir dira si nous
avons eu raison !
Une
fois de plus nous lancerons un appel. Vivre en Tarentaise a besoin de sang neuf
pour poursuivre son action. Le nombre de réadhésions (144) est très
encourageant certes, mais il faudrait que davantage de personnes viennent
apporter leurs idées et leurs propositions d’action. A vous de mieux faire
connaître votre association autour de vous !
Bonne
lecture !
|
Commissions |
Titulaires |
Suppléants |
|
Commission
de suivi du plan départemental de gestion des déchets |
A Machet |
|
|
Commission
de suivi du plan départemental de gestion des déchets du Bâtiment et des
Travaux Publics |
R Pinck |
|
|
Commission
de concertation du Conseil Général sur la gestion des déchets |
A Machet |
JP Serre |
|
Commission
de concertation du Synvallée |
JP Serre |
A Machet |
|
CLIS de
Valezan |
A Machet F Causse |
A
Fourmaintraux En attente |
|
CLIS des
Brévières |
R Talbot |
D Logut |
|
CLIC de
Pomblière |
En attente |
|
|
Comité
consultatif de la Réserve Naturelle de Tueda |
R Pinck |
R Lévy |
|
Comité consultatif
de la Réserve Naturelle des Hauts de Villaroger |
A Machet |
R
Chevronnet |
|
Comité
consultatif de la Réserve Naturelle de la Grande Sassière |
A Machet |
R
Chevronnet |
|
Comité
consultatif de la Réserve Naturelle de la Baïlletaz |
R Pinck |
A Machet |
|
Comité consultatif de la Réserve Naturelle de
Tignes-Champagny |
A Machet |
R
Chevronnet |
|
Groupe de
réflexion sur l’agriculture durable dans les cantons de Moûtiers et Bozel |
A Machet |
A
Fourmaintraux |
|
Comité de pilotage
pour la rédaction d’une charte de gestion forestière en Tarentaise |
R
Chevronnet A Colle |
A Machet |
|
Comité de
pilotage pour le contrat de rivière Tarentaise |
A Machet |
R Talbot |
|
Contrat de
rivière : Groupe risques |
A Machet |
|
|
Contrat de
rivière : Groupe qualité |
A
Fourmaintraux |
|
|
Contrat de
rivière : Groupe milieux humides |
R Talbot |
|
|
Commission
départementale des Sites et des Paysages |
R Pinck |
En attente |
|
Air de
l’Ain et des deux Savoie |
En attente |
A Machet |
|
Commission
locale de développement |
A
Machet R Chevronnet R Pinck |
|
CLIS de Valezan et des
Brévières(Tignes)
|
|
Tonnage incinéré en 2004 |
Mâchefers produits |
Refioms |
Ferrailles |
Dioxines |
|
Usine des Brévières. |
10 596 tonnes dont 7653 t pour Tignes et Val d’Isère 1755 t pour Bozel |
2435 tonnes évacués en CET2 |
328 tonnes évacués en CET1 |
195 tonnes |
0,037 ng/m3
avril 2005 |
|
Usine de Valezan |
16 174 tonnes dont 1640 tonnes de boues de STEP 591tonnes de déchets mis en balles Une partie des déchets provenant du SITOM de
Moutiers. |
4880 tonnes dont 2522 tonnes
« valorisées » conformément
aux textes officiels. |
501 tonnes |
303 tonnes |
0,013 ng/m3 mesure 2005 |
Faut-il
rappeler que ces commissions ont été crées à la demande des associations ?
Comme chaque année nous avons participé aux réunions de ces commissions. Les
résultats des analyses nous ont été fournis et les projets concernant ces installations
ont été présentés.
Remarques communes
aux deux sites :
Les
émissions gazeuses sont conformes aux normes européennes. La norme en matière
de dioxine est de 0.1ng/m3. Pour le moment une seule mesure a été effectuée par
année. A l’avenir deux mesures seront effectuées par an. D’autre part un suivi
dans le milieu naturel sera effectué à proximité des deux sites. C'est-à-dire
que des dosages de dioxines dans les végétaux, dans le lait seront effectués.
L’utilisation de lichens comme « traceur » devra être validée par
comparaison avec d’autres végétaux.
Tous
les autres polluants sont également suivis soit en continu soit par analyses
régulières. Les normes en la matière semblent respectées.
Les
deux sites devraient être pourvus de portiques de détection de matériaux
radioactifs au cours de l’année 2006. Des cuves de rétention des eaux en cas d’incendie
seront construites. Des brûleurs d’appoint ou de soutien mis en place de façon
à mieux contrôler la température de fonctionnement du four.
L’usine
des Brévières sera dotée d’un deuxième analyseur de fumées. Celle de
Valezan sera soumise à arrêt automatique
de l’introduction des ordures dans le four lorsque les normes ne sont plus
respectées.
Les
mâchefers de Valezan semblent gérés avec plus de rigueur que par le passé. Une
liste des sites ayant été retenus pour accueillir des mâchefers en 2005 nous a
été fournie. Elle sera complétée par un plan détaillé pour chaque utilisation.
C’est donc l’amorce d’un suivi à long terme de ces substances qui doivent
rester éloignées des cours d’eau.
On
peut malgré tout relever que l’incinération d’une tonne d’ordures, aboutit à la
formation d’environ 300kg de mâchefers (contenant des métaux lourds…) et de
30Kg de « refiom » hautement toxiques. Ces derniers déchets sont
stockés à l’extérieur du département dans une décharge de classe 1. C’est un
cadeau empoisonné que nous léguons à nos enfants…
Il
est clair que la seule solution durable dans ce domaine passe par une réduction
drastique du volume de nos déchets. Elle passe aussi par un tri sélectif soigné
écartant toutes les substances toxiques (piles, téléphones, solvants,
batteries…).Cela passe encore par une
réflexion approfondie dans le domaine de l’écoconception. Les industriels,
l’Etat, l’Europe sont évidemment concernés à divers titre !
Déposition à l’enquête publique concernant la prolongation
de
l’exploitation de la carrière de Villette (Aime).
L’association « Vivre en
Tarentaise » a pris connaissance du dossier d’enquête publique concernant
la prolongation de l’exploitation de la carrière de Villette.
Elle s’étonne de découvrir que des
parcelles ont été exploitées illégalement sur ce site. Comment l’administration
a-t-elle pu laisser cette situation se développer ? L’exploitant actuel
n’est pas responsable, mais ce précédent devrait conduire à une surveillance
attentive du site.
Il s’agit de prolonger de 22 ans la
durée de vie de cette carrière. La réhabilitation ne serait entreprise que
durant les deux dernières années. On peut avoir l’impression en lisant ce
dossier que les nuisances subies par la population sont peu importantes.
D’après les contacts que nous avons eus
avec les habitants des villages de Centron et de Villette, il n’en est
rien ! Des vibrations très importantes sont perçues par certains habitants
de Villette. Le bruit des explosions s’entend aussi bien de Centron que de
Villette. Les poussières se déposent largement autour du site. Il semble que
les végétaux voient leur croissance perturbée à cause des poussières qui
recouvrent feuilles et branches.
La carrière de Villette constitue l’un
des deux principaux points noirs paysagers de l’accès à la haute
Tarentaise. Elle sera d’ailleurs encore plus visible lorsque la déviation de
Centron sera achevée. Dans ce dernier village, l’activité agricole est
importante et les parcelles qui se trouvent au pied de la carrière pourraient
sans doute être mieux exploitées si une activité bruyante et poussiéreuse ne se
tenait à proximité.
Avant d’envisager une décision qui va
prolonger pour 22 ans les nuisances à la population locale, il serait intéressant
de répondre aux questions suivantes :
La Tarentaise dispose de deux grosses
carrières (Moutiers Saint-Marcel et Villette). Celle de Saint-Marcel a déjà été
prolongée pour une longue durée. L’activité des deux sites est-elle
indispensable pour répondre à la demande de la vallée ? Le secteur du BTP
n’est-il pas voué dans l’avenir à travailler beaucoup plus à la réhabilitation
de l’existant qu’à la création d’infrastructures nouvelles ? Cette réorientation inévitable du secteur ne se
traduira t-elle pas par une réduction de la demande en matériaux divers ?
Une étude des quantités nécessaires à
la vallée a-t-elle été réalisée ?
Le plan départemental de gestion des
déchets prévoit que les cantons se dotent de plates formes de recyclage des
matériaux de démolition. Où en est la réflexion de la Tarentaise et du canton
d’Aime dans ce domaine ? Ces matériaux recyclés ne devraient-ils pas à
terme diminuer le recours à l’extraction ?
Différents tunnels vont être percés en
Tarentaise : doublement de la galerie de Ponserand, tunnel de sécurité du
Siaix, tunnel du Franchet à Val
d’Isère…. Des quantités considérables de roches vont être extraites lors de ces
travaux. Tous ces gros chantiers ne vont-ils pas constituer autant de nouvelles
carrières ?
Le développement constant de
l’urbanisation des villages de Centron et Villette est-il compatible avec le
fonctionnement de cette carrière ?
Il est permis également de s’interroger
sur les garanties financières qui seront apportées par la société exploitante
en matière de réhabilitation. Qui exploitera effectivement le site dans vingt
ans ?
En
examinant le planning d’exploitation, il semble qu’il soit possible
d’entreprendre la réhabilitation avant la fin complète de l’extraction.
Enfin, l’étude d’impact révèle que le
Nant Agot a subi par le passé quelques crues historiques. Même si la situation
actuelle du lit paraît rassurante, les conséquences éventuelles d’un nouvel
épisode de laves torrentielles semblent imposer de prendre toutes les précautions
nécessaires pour protéger la RN90, la déviation de Centron et le lotissement du
même nom. Le busage complet de ce
torrent dans l’enceinte de l’exploitation apparaît comme une menace pour la
route d’accès à la haute Tarentaise et pour le hameau situé en aval.
En conclusion, on devinera sans peine
que l’association « Vivre en Tarentaise » souhaite que l’on prenne
son temps avant de prendre une décision sur le long terme. Pourquoi ne pas
opter pour une concession d’exploitation renouvelable tous les trois ans sous
réserve de réhabilitation progressive du site, de nuisances réduites pour la
population, et à la condition que des
études démontrent la nécessité de
poursuivre l’activité ?
Au nom de Vivre en Tarentaise, le
président, Alain Machet.
Monsieur
le Maire,
Nous avons l’honneur de vous informer
que notre association est très inquiète depuis qu’elle a été informée d’un
projet de création de micro centrale sur le ruisseau du Villard coulant sur la
commune dont vous avez la charge. Il est bien évident que notre association est
très favorable au développement des énergies renouvelables. Mais dans le cas de
la Tarentaise, il convient d’être prudent car la quasi-totalité des cours
d’eaux ont déjà fait l’objet de captages. On sait bien que le débit réservé est
largement insuffisant pour permettre à la faune aquatique de se maintenir dans
des conditions satisfaisantes. L’impact des installations sur le paysage est
loin d’être négligeable : conduites forcées, bâtiments…
La commune de Bonneval est une petite
commune aux ressources limitées. Il est donc légitime qu’elle explore les
moyens d’améliorer ses recettes.
Cependant, il nous paraît important de penser aux atouts dont dispose votre
collectivité pour assurer son avenir. Compte tenu de sa situation géographique,
il paraît clair qu’il faut s’orienter vers un développement du tourisme doux
axé sur la découverte du patrimoine naturel, architectural, artisanal, humain…
Le ruisseau concerné étant l’un des
derniers de Lauzière à n’avoir fait l’objet d’aucun aménagement, il nous paraît
nécessaire de le conserver tel que pour des raisons biologiques, patrimoniales,
paysagères et même touristiques. Nombreux sont les touristes qui viennent dans
notre vallée pour pêcher.
Il semble que le conseil municipal ait
retardé sa décision sur ce sujet. Nous ne pouvons que nous féliciter de ce
répit accordé à la vie aquatique.
Comme vous le savez, un contrat de
rivière est en cours d’élaboration dans notre vallée. Il serait intéressant
d’avoir des données objectives et scientifiques sur l’état général des cours
d’eau de la vallée. Un regard plus global devrait pouvoir être porté sur
l’opportunité d’installer de nouvelles microcentrales en Tarentaise.
En attendant, nous espérons que votre conseil
municipal continuera de participer activement aux travaux du Sivom de la
Lauzière qui œuvre à la mise en place d’un tourisme patrimonial. La création récente
du sentier intitulé « La boucle des Pissus » va d’ailleurs dans ce
sens. Cet itinéraire qui donne accès au sommet des Marmottes Noires et au Mont Bellachat démarre à proximité immédiate du site
concerné par la réalisation de la micro
centrale et de la conduite forcée. L’équipement projeté nous paraît donc
incohérent avec cette bonne initiative.
En espérant pouvoir compter sur votre
compréhension, nous vous adressons Monsieur le Maire, nos sincères salutations.
Au
nom de l’association : le président Alain Machet.
Monsieur
le Maire, Mesdames et Messieurs les Conseillers,
Nous avons été saisis par de nombreux
habitants de votre commune du projet de liaison Arêches-La Bâthie, qui nous inquiétait depuis longtemps.
Le vigoureux débat public qui s’est
engagé, relaté par l’hebdomadaire « La Savoie », comme le vote du
conseil municipal, nous incitent à prendre la liberté de vous faire part de
notre position et de la rendre publique.
Les associations environnementalistes
ont été longtemps bien seules à s’interroger sur la fuite en avant perpétuelle
qui caractérise le tourisme de masse en Tarentaise. Aujourd’hui les voix
les plus autorisées chargées du développement touristique, mais aussi de plus
en plus de citoyens, réclament pour ceux qui viennent dans nos montagnes comme
pour ceux qui y vivent une approche radicalement différente.
Vous n’ignorez pas que le marché du ski
a depuis longtemps atteint sa maturité. Toutes les études le confirment et
notent des signes d’essoufflement : aussi bien dans les petites stations
qui se sont lancées inconsidérément et se retrouvent endettées, que dans les
stations les plus prestigieuses. Le « bétonnage » de la montagne, la course aux kilomètres de
pistes ont depuis longtemps dépassé la limite du tolérable réduisant comme une peau de chagrin les
derniers espaces naturels de liberté qui n’en acquièrent que plus de valeur aux
yeux de tous. On se demande alors si ceux qui rêvent d’Albertville-Arêches skis
aux pieds (« La Savoie » du 4 mars) sont bien informés et pourquoi La
Bâthie leur emboîterait le pas.
Faut-il ajouter que le temps du
« tout ski » via les remontées est révolu : un tiers des
vacanciers ne skie plus du tout. Construire alors toujours plus de remontées
mécaniques dans l’espoir d’obtenir des commissions U T N toujours plus de m2 à construire (à moins que ce ne soit la
démarche inverse) est devenu une aberration
coûteuse, anachronique au vrai sens du terme car contraire aux exigences de l’heure, dévastatrice pour
l’environnement. Prendrez-vous le risque d’y souscrire ?
Nous plaidons pour un espace partagé en
bonne intelligence entre simples promeneurs, randonneurs, alpagistes, chasseurs
et tous les amoureux de la montagne. Soyons attentifs à la faune, à la flore, à
l’érosion des sols, à la gestion si essentielle de la ressource en eau. Enfin
limitons la circulation des engins motorisés
afin de goûter encore ce bien précieux qu’est le silence.
Votre
commune possède vers le col de La Bâthie un milieu naturel vierge d’une valeur
inestimable qui ne saurait être bradé pour quelques remontées de plus. Avec les
Ardoisières toutes proches, le Grand Mont, la vallée du lac des tempêtes sur
Cevins, la Basse-Tarentaise s’enorgueillit d’un espace montagnard remarquable.
Vos concitoyens l’ont bien compris. Serez-vous insensibles à leur argumentation qui est porteuse d’une
vraie vision de l’avenir ?
Le conseil municipal de La Bâthie est
attaché autant que quiconque au patrimoine naturel de sa commune. Quant au
Beaufortain il a la réputation non usurpée de garder jalousement ses paysages.
Nous avons donc la conviction que des deux côtés du col on aura la sagesse de
renoncer à ce projet de liaison et donc à son étude.
Mais afin que cette sagesse l’emporte,
nous nous tiendrons résolument du côté des défenseurs de l’intégrité des paysages et espaces
naturels.
Veuillez agréer, Monsieur le Maire,
Mesdames et Messieurs les conseillers municipaux, l’expression de nos
sentiments les plus respectueux et l’assurance de notre vigilance.
Monsieur
le Directeur,
Nous avons appris que votre magasin
n’avait pas encore signé la charte départementale de Savoie demandant le
remplacement des sacs de caisse par des cabas solides réutilisables.
Nous regrettons vivement ce contretemps
qui risque de porter un préjudice grave à une campagne de sensibilisation de la
population sur le dossier difficile des déchets. De nombreux acteurs du
département (Conseil général, administrations, élus, entreprises et
associations) travaillent depuis des mois sur
la réduction à la source des déchets. Nous n’ignorons pas que votre
enseigne a déjà entrepris une action dans ce domaine. Une partie du chemin a
donc été parcouru. Aujourd’hui il s’agit de la généraliser et d’aller plus
loin.
Les images diffusées par nos télévisions
il y a quelques jours sur une décharge de la banlieue de Marseille sont
éloquentes : on y voit des milliers de sacs en plastique étouffant la végétation…
Il est bien évident que le respect de
l’environnement par une entreprise, ne se limite pas à ce seul aspect des
choses. Mais, d’autres départements, d’autres pays ont déjà mis en œuvre cette
mesure. Il s’agit aussi d’une action collective dont la portée symbolique
dépasse largement le tonnage de plastique économisé. C’est d’après nous un
évènement qui doit marquer le début d’une prise de conscience.
Comme il s’agit d’éducation du
consommateur, nous souhaitons que tous les acteurs de Savoie soutiennent les actions proposées par le
comité départemental de concertation sur les déchets.
Aussi, nous voulons croire, Monsieur le
Directeur, que votre magasin apportera très bientôt sa contribution à cet
effort collectif.
Au
nom de l’association : le président Alain Machet.
Depuis l’envoi de ce courrier, les choses ont évolué
dans le bon sens. La plupart des grandes surfaces de Savoie ont abandonné la
distribution gratuite de sacs en plastique. Il semble que cette mesure limitée
pour le moment à la Corse et à la Savoie, sera étendue par voie législative à
l’ensemble du pays sur 5 ans….
Les médias relatent aujourd'hui qu'un
personnage important aurait réservé à son seul usage, pendant trois semaines,
plusieurs pistes de ski de Courchevel. Comme il ne désire pas emprunter les
remontées mécaniques avec les usagers ordinaires, ses retours au sommet des
pistes seraient assurés par moto-neige. L'article L362-3 du Code de
l'Environnement interdit l'utilisation à des fins de loisirs l'utilisation
d'engins motorisés conçus pour la progression sur neige, sauf sur des terrains
ouverts à cette fin et soumis aux dispositions de l'article L.442.1 du Code de
l'Urbanisme. Un tel terrain existe à Courchevel mais il ne correspond pas aux
pistes en question. De plus la convention passée avec les exploitants exclue
son utilisation pendant l'ouverture des pistes de ski. Le non respect de cette
réglementation a entraîné de nombreuses condamnations. La loi n'est-elle pas la
même pour tout le monde? Les privilèges de l'argent pourraient-ils déroger au
principe d'égalité inscrit dans la constitution et dans la devise de notre
république?
En espérant qu'il sera fait obstacle à
cette dérive, nous vous prions d'agréer, Madame le Sous-Préfet, l'expression de
nos sentiments respectueux.
Pour
Vivre en Tarentaise, le secrétaire, René Pinck.
Nous avons l’honneur d’attirer de
nouveau votre attention sur les émanations gazeuses de l’usine UCAR à Notre
Dame de Briançon en Tarentaise. Diverses personnes nous ont alertés à propos
d’émissions répétées, de couleur jaune et de volume important. Il est bien
évident que la population voisine est très inquiète et craint des conséquences
graves en matière de santé humaine. Cette situation dure, d’après les témoins,
depuis au moins deux mois. Après
l’affaire de Gilly, il nous paraît indispensable de répondre rapidement et de
façon transparente à cette inquiétude légitime.
Notre association est déjà intervenue à
plusieurs reprises au sujet des rejets gazeux liés au fonctionnement des
entreprises implantées autour de la Léchère. Nous avions réclamé la création de
commissions destinées à informer la population et les associations concernées.
A ce jour, et pour ce site, aucune suite ne semble avoir été donnée à notre
proposition et nous le regrettons.
Comme vous le savez, la Tarentaise vit
du tourisme pour une grande part, mais d’autres activités contribuent à
diversifier l’activité économique : industrie chimique, thermalisme,
agriculture…..La cohabitation des activités industrielles avec les autres est
délicate : la présence d’une
population résidant à proximité immédiate du site rendrait scandaleuse tout
manquement en matière de sécurité des personnes. Chaque week-end des centaines
de milliers de touristes transitent en bordure du site. Les curistes de la
Léchère, jouissent d’un panorama qui n’a rien de romantique. Il est clair que
des doutes pèsent sur la nature et les quantités de rejets atmosphériques.
Notre association, ne souhaite pas à
priori la fermeture des usines en cause. Mais, il est évident que si l’on veut
aboutir à une cohabitation durable de l’industrie chimique, de l’activité
thermale et du tourisme, il faut veiller à un respect strict et très large des
normes environnementales. Il faudra aussi penser à l’impact « paysager » désastreux de ces différentes
usines.
En espérant que vous pourrez répondre à
nos interrogations, nous vous adressons, Madame le Sous Préfet nos salutations
les plus respectueuses.
Au
nom de l’association : le président Alain Machet
Comme vous le savez, le monde
associatif suit avec inquiétude le développement de la station de ski de Sainte
Foy-Tarentaise. Faut-il rappeler que cette commune a en charge la gestion d’un
patrimoine naturel et architectural parmi les plus riches de la Tarentaise.
La réalisation dans les années 90 de la
station de Bonconseil a entraîné une dégradation paysagère évidente du site.
Elle s’est accompagnée d’un développement massif du ski hors piste vers le
vallon de Mercuel. La principale victime de cette évolution étant le Tétras
Lyre dont la population régresse hélas régulièrement en Tarentaise.
Depuis douze ans, la commune n’a pas pu
traiter correctement les eaux usées de la zone urbanisée. La situation
financière de la régie de remontées
mécaniques est pour le moins délicate. La collectivité devra dans l’avenir
consentir de gros investissements pour réaliser des équipements
indispensables : parkings, station d’épuration, réseaux d’eau potable et
d’eau usées. Elle devra aussi entreprendre la collecte et le stockage des eaux
de ruissellements induites par l’urbanisation et le remodelage du relief. Il n’est par certain que cela soit
possible dans ce secteur instable géologiquement…
La commission UTN a récemment émis un avis
favorable à la poursuite de l’urbanisation (dans certaines limites) et à la
construction d’une nouvelle remontée mécanique. Il paraît souhaitable que ces
nouveaux aménagements conduisent à un fonctionnement économique satisfaisant.
L’avenir dira si ce pari était judicieux ou non.
La commission UTN a parallèlement
demandé à l’Etat de prendre des dispositions pour assurer durablement la
protection du vallon du Clou. Cette demande forte de la commission visait à
reconnaître la valeur exceptionnelle du patrimoine environnemental et
touristique de cette vallée suspendue, mais aussi à placer une limite claire à
un développement ultérieur extensif des remontées mécaniques.
On peut y voir aussi, une garantie au
cas où la station viendrait à faire faillite vis-à-vis des exigences d’un
repreneur éventuel, ou encore, une mesure compensatoire face à une nouvelle
dégradation du site support de la station.
Quelles que soient les motivations de
la commission, Monsieur le Préfet coordonnateur du massif des Alpes, a mentionné
dans son arrêté la volonté de l’Etat de
préserver le vallon du Clou.
Aux yeux du monde associatif, il aurait
été plus rassurant que l’arrêté de Monsieur le Préfet impose ces mesures de protection avant la
réalisation des nouveaux aménagements. En effet, il n’est pas certain que les
responsables communaux soient très enclins à préserver l’intégrité du vallon du
Clou. Les forêts de protection mises en place il y a plus de dix ans attendent
encore une réglementation.
Aussi, nos associations demandent que
des mesures claires soient prises rapidement pour lever toute ambiguïté sur
l’avenir de l’ensemble de ce vallon à
forte valeur environnementale. Rappelons
que ce secteur est contigu avec le site classé du hameau du Monal et qu’il
contient une formation végétale très rare : un « caricion bicolori
atrofuscae », inclus dans le site Natura 2000 S39, comprenant plusieurs
surfaces d’altitude en haute Tarentaise et haute Maurienne, et dont l’étude et
le document d’objectif restent à entreprendre.
Il est bien évident que nos
associations sont ouvertes à toute concertation avec les élus et
l’administration sur ce dossier.
Dans l’espoir d’une réponse positive,
nous vous adressons, Monsieur le Préfet, nos salutations les plus
respectueuses.
VET,
Frapna, Mountain Wilderness, CAF Moûtiers Haute-Tarentaise
Monsieur
le Maire,
Différents
adhérents ont attiré notre attention sur un projet de défrichement dans le
secteur des Fontanettes. Il serait question de couper trois hectares et demi de
forêt pour permettre le renouvellement des remontées mécaniques existantes. La
commune aurait proposé à l’ONF, en guise de compensation, la préservation d’un
pierrier de 12Ha supportant quelques arbustes.
Comme vous le savez, la zone concernée
est très fréquentée en été par les randonneurs qui se dirigent vers le col de
la Vanoise. Il s’agit d’un des endroits les plus parcourus des Alpes….
L’impact environnemental prévisible risque de porter un grave préjudice
à l’image de notre région. Aussi, nous espérons que le tracé des nouvelles
remontées pourra emprunter au maximum les « tranchées » déjà ouvertes
en forêt. Nous souhaitons que les nouvelles « saignées » soient
limitées au strict minimum et soient éventuellement compensées par le
reboisement des trouées devenues inutiles.
Monsieur le Maire, nous savons qu’une
grande partie du territoire de votre commune est déjà protégé par différents
statuts. De notre point de vue, le PNV et les réserves naturelles contribuent à
l’image montagnarde de Pralognan. Mais il va de soi que l’attention portée à
nos paysages ne saurait se limiter à ces réserves.
Aussi, nous espérons que vous voudrez
bien prendre en compte nos inquiétudes et le cas échéant rectifier les
informations qui nous ont été transmises.
Nous vous adressons, Monsieur le Maire,
nos sincères salutations.
Au
nom de l’association : le président Alain Machet
L’association Vivre en Tarentaise a
pris connaissance des documents mis a disposition du public pour cette
troisième consultation au sujet du projet de liaison routière entre les Arcs et
Vallandry.
Lors
des deux précédentes opérations de concertation, plusieurs centaines de
personnes se sont manifestées pour refuser les différentes variantes du projet.
Malgré l’opposition évidente d’une partie de la population locale et des propriétaires
de logements de Vallandry, le Conseil Général et les communes concernées ont
semble t-il décidé de passer outre et d’oublier la solution préconisée
massivement dans les contributions écrites : le déneigement temporaire de
la route des Espagnols en cas d’évènement « géotechnique ». La carte
réponse à déposer dans une urne, ou le citoyen de base est censé cocher une
case ne comporte que les deux variantes chères aux promoteurs du projet.
Pourquoi pas une case déneigement de la route des Espagnols ?
Dans ces conditions, à quoi bon une
nouvelle consultation du public ? Faut-il s’étonner ensuite que les
électeurs désertent les urnes ou se réfugient dans le vote protestataire ?
Ne sommes nous pas encore en face d’une illustration de la fameuse coupure entre
les électeurs et les élus ?
Sur le fond du dossier, il est
réaffirmé qu’il s’agit d’une voie de secours devant permettre d’évacuer les
touristes bloqués en altitude suite à une coupure de la route des Arcs ou
encore de celle de Peisey. Cette route permettrait aussi d’accélérer l’arrivée
des pompiers en cas de sinistre à Vallandry ou à Plan Peisey. La mise en place
de navettes entre les deux stations est évoquée, mais dans ce cas, on sort à
l’évidence du schéma voie de secours….
En ce qui concerne l’évacuation des
vacanciers, faut-il rappeler qu’elle est possible en déneigeant la route des
espagnols. Avec de la bonne volonté, cela serait possible en 24H et n’aurait
aucune conséquence catastrophique. Nous insistons sur le fait qu’il s’agirait
là d’un épisode exceptionnel. La coupure du front de neige de Vallandry
modifierait la circulation des skieurs au sein du massif, mais la liaison entre
les deux stations skis aux pieds resterait possible et ce à plusieurs niveaux.
Faut-il investir 3,8M€ pour éviter de réorganiser la circulation des skieurs
lors d’un sinistre ? Différents travaux devaient être entrepris à
l’échelle de tout le versant pour réduire les crues torrentielles dévastatrices
que nous connaissons depuis vingt ans. La priorité ne devrait-elle pas être
donnée à la prévention ? Il semble justement que la question du
financement freine la mise en œuvre de la stabilisation du lit des torrents
responsables des fameux risques « géotechniques ».
L’argument consistant à dire que
l’arrivée des pompiers serait facilitée par la réalisation de la voie de
secours semble avoir plus de poids au premier abord. Mais quand on considère
l’investissement envisagé, il semble légitime de répondre aux questions
suivantes :
-
Pendant combien de temps pourrait-on payer quatre pompiers à plein temps avec
cette somme ?
-
Pourquoi ne pas envisager l’achat du matériel se secours incendie nécessaire pour l’ensemble Vallandry-Peisey
et son stockage sur place ?
-
Pourquoi, ne pas prévoir et organiser le transfert rapide des pompiers des Arcs
vers Vallandry par motoneige ou chenillette ? La station des Arcs, ne
manque pas de matériel et de personnes compétentes dans ce domaine.
-
Pourquoi, ne pas créer à Landry un poste de secours incendie commun à Peisey
–Vallandry-Montchavin-Les Coches ? Le temps de parcours serait un peu plus
long, mais les moyens mis en œuvre seraient partagés entre plusieurs communes.
Le réchauffement climatique pose aussi
problème : qui peut parier qu’il y aura toujours de la neige sur la route
des espagnols dans vingt ans ? On sait bien que chaque saison cette route
connaît des périodes sans neige. Cela a été le cas l’année passée durant
plusieurs semaines.
L’association Vivre en Tarentaise ne se
fait pas d’illusions. Il semble qu’il y ait une « volonté absolue »
de réaliser cette voie quoi qu’en pense la population. Alors, il faudra se
résigner à voir encore des routes élargies, des surfaces bitumées et des pans
de forêt sacrifiés. Les personnes qui appréciaient le chemin piéton entre
Vallandry et Les Arcs devront chercher ailleurs des traces du passé ou du
caractère montagnard. Vallandry station familiale devra s’habituer à voir
passer d’abord des véhicules de service, puis la réglementation évoluant sous
la pression de différents acteurs, il s’agira d’un flux continu de véhicules.
Au cas où nos arguments ne seraient pas
convaincants pour les décideurs, nous poserons une dernière question :
puisqu’il s’agit d’une voie de secours, qui ne sera utilisée que dans des
circonstances exceptionnelles (incendie ou effondrement de route), pourquoi
réaliser une voie aussi large ? Une chaussée de trois ou quatre mètres
suffirait à laisser passer un camion de pompier ou un autocar. Il n’est pas
interdit de prévoir quelques créneaux de croisement pour des raisons de sécurité.
Cette voie étroite et à sens unique aurait un impact environnemental beaucoup plus limité et reviendrait beaucoup
moins cher. Il serait possible peut être de la réaliser en élargissant
légèrement la route des espagnols et en réalisant quelques passerelles pour les
skieurs. Notre vallée de Tarentaise, ne manque pas de routes étroites sur
lesquelles le croisement est difficile voire impossible. En retenant ce parti,
les objectifs affichés par nos responsables apparaîtraient plus crédibles.
Le lecteur aura compris que
l’association Vivre en Tarentaise n’est toujours pas persuadée de la nécessité
absolue de réaliser cette voie de secours. Elle demande instamment aux élus et
aux responsables de l’administration de bien vouloir prendre en considération
les arguments qu’elle avance et
d’adopter la solution la moins chère : le déneigement occasionnel de la
route des espagnols.
Au
nom de l’association : le président Alain Machet.
Le déclassement de la Réserve Naturelle
des Vallons de l'Iseran a ouvert la possibilité de réhabiliter les remontées
mécaniques de ce secteur. Nous admettons que ces travaux étaient sans doute devenus
nécessaires pour le confort et la sécurité des usagers.
Mais les travaux qui sont désormais
engagés dans le vallon de l'Iseran sont d'une toute autre ampleur: reprofilage
des pistes de ski, installation d'un réseau de canons à neige, création d'une
retenue collinaire, bref le vallon a actuellement l'aspect d'un vaste chantier.
Nous ne doutons pas que sur le plan
légal votre commune a pris les précautions nécessaires en matière d'études
d'impact et d'autorisations administratives diverses. Nous savons également que
les terrassements seront reverdis. La pelouse alpine laissera ainsi la place à
un gazon aussi banal que celui de n'importe quel terrain de golf.
Cette fuite en avant dans
l'artificialisation des milieux naturels augure bien mal de l'avenir et des terrassements qui ne manqueront pas de
précéder les championnats du monde de 2009: les skieurs de haut niveau sont-ils
donc devenus incapables de skier sur vraie montagne?
Dans notre petit pays la haute montagne
était le dernier espace naturel où l'impact des activités humaines restait
modéré, vous êtes en train de le sacrifier pour satisfaire une partie de votre
clientèle.
Les efforts désespérés que vous
entreprenez pour pallier les effets du réchauffement du climat sembleront sans
doute bien puérils à vos petits enfants: envisagerez-vous aussi comme vos
collègues autrichiens de poser des bâches sur le glacier de Pissaillas pour
l'empêcher de fondre ?…ou accepterez-vous de réfléchir à l'avenir du salon du
4x4 qui n'incite guère nos concitoyens à modérer leur consommation d'énergie ?
Dans l’espoir de vous faire réfléchir
nous vous prions, Monsieur le Maire, d'agréer nos salutations distinguées.
Robert
Talbot
Rien de tel qu’une ballade à pied pour
garder la forme ! La Tarentaise ne manque pas d’itinéraires prestigieux ou
spectaculaires. Bien au contraire. Mais, ils sont le plus souvent situés en
altitude et deviennent rapidement impraticables dès que la neige fait son
apparition. Le marcheur sort alors en principe ses raquettes ou ses skis de
randonnée.
Cependant,
pour différentes raisons (manque de temps ou de technique, absence
d’entraînement…) il existe un public à la recherche de sentiers en boucles
praticables en famille et toute l’année. L’adret de Tarentaise, du fait de son
ensoleillement, se prête bien en toute saison à de courtes randonnées à
pied permettant de profiter du soleil et de découvrir différents villages
sympathiques.
L’association Vivre en Tarentaise
s’était proposée, samedi 11 juin, de nettoyer un vieux chemin reliant le
village de Bonconseil (Bellentre) à celui du Parchet (Les Chapelles). Faute
d’entretien, la voie était complètement occupée par des épineux sur de longues
portions. Grâce à un petit groupe d’adhérents décidés à jouer du sécateur et de
la scie, l’itinéraire est désormais praticable en short ! La masse de
végétaux rassemblée en bordure du chemin témoigne de l’ampleur du travail effectué
en quelques heures.
Cette montée permet de jouir d’une vue
dégagée sur le Mont Pourri et Bellecôte.
Elle peut agréablement être complétée en poursuivant sur les hameaux de
Fendaille (Chemin) puis Villarivon (500m de bitume).
De ce dernier village un autre sentier
permet de redescendre vers Bonconseil en passant par les masures des Rotes. Sur
cet itinéraire, praticable en deux
heures environ, vous aurez sans doute l’occasion d’observer quelques rapaces,
voire de débusquer un chevreuil ou un cerf. Cette boucle mériterait sans doute
d’être quelque peu balisée pour faciliter son parcours. Vivre en Tarentaise, un
jour prochain, en collaboration avec les collectivités pourra peut être s’en
charger. Cette opération, clôturée par un casse croûte convivial, a permis à
tous les participants de passer un moment agréable tout en contribuant à
l’entretien du patrimoine de la vallée.
Si les volontaires sont suffisamment
nombreux, Vivre en Tarentaise renouvellera cette opération en d’autres lieux.
Monsieur
le Commissaire Enquêteur,
Lors de la consultation préalable sur
le projet de déviation des Boisses, l’Association Vivre en Tarentaise s’était déjà
positionné sur un tracé qui respecte au mieux la qualité de vie des plus
proches habitants, tout en préservant l’unité du plateau, véritable terrain
plat et rare en montagne .
Aujourd’hui le projet vient à l’enquête
publique et confirme donc la volonté louable de la Commune de réaliser cette
déviation.
Mais
avant tout, peut être est il bon de préciser les qualités premières d’une
déviation : CONTOURNER dans la mesure du possible TOUTES LES HABITATIONS
EXISTANTES de l’agglomération concernée, afin de limiter les accès existants et
futurs ainsi que tous les risques de traversée sur la nouvelle voirie ainsi
créée!
Ce genre de projet ne demande de
demi-mesure sinon le risque est fréquent de voir de nouvelles constructions se
greffer sur la nouvelle déviation qu’il faudra de nouveau dévier dans quelques
dizaines d’années! Ce genre de mauvais exemples est fréquent dans l’urbanisme
d’après-guerre qui n’anticipait pas suffisamment les besoins futurs.
Le deuxième élément de décision qui
devrait être pris en compte par les Urbanistes, est bien sûr la qualité de vie
des habitants proches, comme nous l’avons exprimé plus haut et il nous paraît
dangereux d’isoler des bâtiments du village.
Nous insistons sur la valeur
exceptionnelle de ce plateau dont il conviendrait de conserver l’intégrité pour
des aménagements futurs.
Aussi, après avoir analysé avec soins
les différentes esquisses du dossier, seul le projet B présente ces
qualités primordiales: contournement total des habitations, dégagement maximum
du plateau tout en conservant des caractéristiques propres aux voiries
départementales.
Les réserves émises sur ce tracé
seraient d’ une part le coût de l’ouvrage (mais le projet doit être à la mesure
du problème à régler: accès à une station importante avec les périodes de
pointe que nous connaissons tous malheureusement), et d’autre part l’écran (ou
coupure de la vue sur le lac) que représenterait la route en élévation pour les
habitations existantes. Cette remarque faite dans le dossier doit être
relativisée: n’est-il pas plus gênant d’avoir une route juste sous ses fenêtres
! Pour conclure, nous demandons à Monsieur le commissaire Enquêteur de prendre
en compte au mieux les éléments que nous venons de développer.
André
Fourmaintraux
Les
divagations des véhicules à moteurs posent toujours problème malgré une
réglementation qui serait mieux respectée si elle était mieux appliquée par les
différentes autorités. L'extension spectaculaire des ventes et de l'usage
illégal des quads a d'ailleurs suscité, par la nouvelle ministre de l'écologie,
une circulaire de rappel aux préfets sur la nécessité de faire respecter la
loi. Nous en prenons acte avec satisfaction.
Le
23 janvier, à Gap, parmi une centaine de participants, nous étions présents,
avec d'autres associations, à une manifestation contre la Croisière Blanche,
randonnée en 4x4 et motos pendant quatre
jours dans le Champsaur enneigé.
Nous
étions également présents, comme l'année précédente, à Valloire le 3 juillet
pour exiger l'annulation de la Transvalquad, qui rassemble chaque année plus de
2000 quads dans les montagnes de cette commune, où se déroule aussi fin août
une Foire aux 4X4 .
Enfin,
vous lirez ci-dessous la lettre adressée à Val d'Isère à propos du Salon du
4X4, en contradiction avec l'image "écologique" que voudrait afficher
cette station.
Monsieur
le Maire,
Depuis l’automne 2002, une trentaine
d’associations, Locales et nationales, se sont regroupées au sein d’un
collectif pour lutter contre l’invasion de nos espaces naturels par les Loisirs
motorisés. Elles ont adressé un courrier à Monsieur le Président de la
République, dont vous trouverez copie ci-joint. Dans L’urgence, ce sont
quelques-unes des associations de ce collectif ‘Lourd’ qui ont pris
l’initiative de cette démarche auprès de vous. Nous vous demandons de croire,
Monsieur le Maire, que Les absentes ne désavoueraient aucun de nos propos.
Aussi ne serez-vous pas surpris
d’apprendre, qu’elles émettent les plus vives réserves quant à l’organisation
du Salon annuel du 4x4 de Val d’isère.
En effet, il n’est plus contestable à
ce jour que les conséquences de la production excessive des gaz à effet de
serre et la dégradation accélérée de notre environnement naturel, dénoncés en
parole, à juste titre, par Les plus hautes autorités de l’Etat, exigent une
urgente modification de nos comportements, notamment de nos modes de
déplacement et de consommation. Il convient donc d’encourager La population à
l’utilisation des transports collectifs et à l’emploi de véhicules sobres en
carburant. Dans un tel contexte, vous devriez nous rejoindre, Monsieur le
Maire, pour reconnaître que toute publicité pour des pratiques destructrices et
voraces en énergie est une incivilité et, à ce titre, devrait être proscrite.
Le salon qui nous inquiète apparaît en décalage complet avec les engagements
français en matière de réduction des gaz à effet de serre.
Or, comme d’autres manifestations
motorisées mettant en jeu de puissants intérêts privés, le Salon incriminé
bénéficie depuis des années d’une couverture médiatique choquante : spectacle
des rodéos de gros engins labourant te sol fragile des pistes d’alpages de
Haute-Tarentaise, en zone périphérique du Parc de la Vanoise, stationnements et
processions en prairies, sont à l’évidence incompatibles avec toute prétention
au respect de l’environnement. Ce Salon constitue de fait un encouragement à
des pratiques contraires à la loi 91.2 du 3 janvier1991. Sans compter l’offre
de baptêmes de l’air en hélicoptère ou en avion dont les nuisances s’ajoutent à
celles des véhicules terrestres.
Val-d’isère est située entre deux
prestigieux Parc nationaux Vanoise et Grand Paradis. Cette situation est à La
fois un privilège et une exigence. Comme d’autres, votre commune, Monsieur le
Maire, ne devrait-elle pas veiller avec une attention particulière à ne pas
ternir l’image positive héritée de cette proximité? Manifestement
l’organisation largement médiatisée du Salon du 4x4 ne va pas dans ce sens.
Le tourisme d’été en montagne est en
baisse régulière. Toutes les enquêtes de fréquentation le confirment avec l’air
pur, la qualité première recherchée par nos visiteurs est le silence. Certes,
en bon gestionnaire, le maire de Val d’isère ne peut pas se désintéresser des
retombées économiques du Salon. Mais nous vous demandons instamment, Monsieur
le Maire, de prendre en considération si ce n’est en compte - et de verser au
bilan du Salon l’ensemble de toutes ses retombées, sans omettre le renoncement
à un séjour de candidats opposés à ces activités nuisibles et la fuite de
résidents indisposés par le bruit et Les pollutions. Comme la promotion des
4x4, les locations de quads, de motoneiges, de motos vertes ou encore
l’ouverture d’écoles de conduite sur glace contribuent à éloigner de nombreux
touristes. Sans doute aurez-vous noté avec intérêt que la ville de Chamonix
vient enfin de renoncer aux ‘Vingt-quatre heures sur glace’ pour tenter de
redorer un blason un brin terni.
Les propos de raison tenus par
Jean-Claude Killy dans le journal ‘Le Monde’ le 11 décembre 2004 ont retenu
toute notre attention. Ils méritaient d’être salués. Mountain Wilderness
France, par la voix de son Président, a jugé utile de le faire savoir à leur
auteur. En retour, celui-ci a exprimé son intention de rencontrer tes
représentants de cette association dès ta fin de saison. Il n’est pas douteux
que la pérennité du Salon du 4x4 sera évoquée.
Sans attendre, les personnes et les
associations signataires vous demandent, Monsieur le Maire, d’user de votre
autorité pour qu’il soit mis un terme à l’organisation d’une manifestation plus
que jamais déplacée et difficilement justifiable. Car nous voulons croire que
vous partagerez bientôt avec nous la conviction que l’essor économique de votre
commune ne devrait pas être incompatible avec l’urgence d’une gestion
écologique de ta planète.
Dans cet espoir, nous vous prions
d’agréer, Monsieur le Maire, l’expression de notre considération distinguée.
(VET,
MW, FRAPNA, CAF, CIPRA, Paysages de France, RAC, Agir pour l’environnement)
Nous
étions partie civile dans les affaires suivantes:
-
incinérateur de Gilly sur Isère: le 6.9.05, les experts commis par la
juge d'instruction pour déterminer le rapport entre les cancers survenus dans
le voisinage et les dioxines émises ont rendu l'avis suivant: "…rien ne
permet d'affirmer une relation exclusive et directe de causalité entre la dioxine et les cancers
observés mais rien ne permet non plus de l'exclure"……on est bien avancés!!
-
braconnage chevreuil à Moûtiers: le 17.11.04, amende 300€, 1 an de
retrait du permis de chasse, confiscation de l'arme, 75€ de dommages-intérêts à
VeT.
-
braconnage chevreuil à Macot (5 infractions): le 21.2.05, amende 500€,
2600€ de dommages-intérêts aux 4 parties civiles.
-
braconnage chevreuil à Bourg St-Maurice (5 infractions): le 19.9.05, 1
mois de prison avec sursis, amende 2000€, 2 ans de retrait du permis de chasse,
confiscation de l'arme, 3770€ de dommages-intérêts aux 4 parties civiles.
-
déposes hélicos sur le Mont-Jovet: suite à notre constitution de partie
civile d'avril 2004, nous avons enfin reçu le dossier début octobre. Malgré les
déclarations des surfeurs qui prétendent être montés à pied, nous avons
confirmé notre plainte car les agents de l'ONF ont bien vu de nombreuses traces
de descente mais pas de traces de montée. Nous attendons la réaction du
parquet.
-
motos-neige à Val d'Isère: un résident de cette commune, qui a déjà été
condamné en 2001, jugement confirmé et aggravé en appel en 2002, a de nouveau
été sanctionné en 2004, en compagnie de son oncle, par le tribunal de Moûtiers;
peine confirmée en appel cette année, ce qui ne les décourage pas de se
pourvoir en Cassation! Entre temps, le premier cité recommence et est condamné
pour la 3ème fois à Moûtiers, va en appel où le jugement est confirmé le
31.8.05; il ne se pourvoie pas en cassation.
En
tout pour les 2 prévenus, 3000€ d'amendes, 2180€ à Frapna et Vet, ce qui est
sans doute peu à côté des frais d'avocat pour 7 procès. C'est vrai qu'à Val
d'Isère, il y a des gens qui ont des moyens!
-
moto "verte" aux Allues: un résident de cette commune dit au
tribunal, le 19 octobre 2005, qu'il
pratique cette activité depuis vingt ans en faisant moins de dégats que les
pistes de ski. Peut-être, lui réponds le président mais il faut respecter la
loi et vous avez le droit d'essayer de la faire changer: 750€ d'amende dont 450
avec sursis, en tout 600€ de dommages et intérêts pour Frapna et Vet, jugement
à afficher 2 mois en mairie des Allues. Pour vingt ans de bruit et de fumées
dans la nature, ce n'est pas si cher!
René
Pinck.
Ce groupe de réflexion sur le caractère
durable de l’agriculture arrive à son terme prévu par les instances
européennes. Comme nous l’avons déjà dit, des pistes ont été ouvertes pour
psoutenir l’agriculture locale : diversification, contrats d’entretien du
paysage, ébauche d’un système d’entraide entre agriculteurs. Différents
documents vont être diffusés : une plaquette à destination des élus, un
film à destination de la population pour faire connaître la réalité de
l’agriculture locale. Enfin une charte agricole européenne a été rédigée et
devrait être signée en octobre. Elle manifeste la volonté des acteurs locaux
d’agir pour faciliter le maintien d’une agriculture alpine. Une version locale
plus contraignante sera peut être élaborée….Bien sûr face à des dizaines
d’heures de réunion, ce bilan d’apparaît pas révolutionnaire. Mais cette
opération nous aura permis de rencontrer des exploitants dynamiques, soucieux
de l’environnement et ouverts sur le reste de la vallée. L’avenir dira si ce
dispositif aura joué un rôle sur l’évolution de l’agriculture tarine.
Depuis
plus de dix ans, notre association s’est préoccupée de la protection des
vergers et des vignobles de la vallée. L’enquête menée sur la réintroduction de
la vigne en tarentaise avait abouti à la restauration du vignoble de Cevins. La
qualité du vin produit et le caractère spectaculaire de la reconquête paysagère
nous ont encouragé à poursuivre notre action. La Côte d’Aime porte le plus
grand vignoble de la vallée encore entretenu. Une étude foncière a montré
qu’une grande partie des propriétaires était favorable à la création d’un GFA
permettant l’exploitation de parcelles regroupées. Le service des douanes a
inventorié les droits de plantation et fait apparaître la possibilité de
replanter 3ha de vignes. Des analyses de sol réalisées par la chambre
d’agriculture et financées par Vivre en Tarentaise ont montré l’aptitude très
favorable du coteau de la Côte d’Aime à recevoir de nouveaux cépages. Le site
internet de VeT a permis de trouver un candidat à la reprise du vignoble. Il a
constitué un dossier détaillé exposant son projet d’installation. Une ultime
étude est en cours par la chambre d’agriculture pour évaluer les chances de
succès économiques du projet. Il faudra attendre encore un an pour savoir s’il
faut abandonner définitivement l’idée de voir refleurir à cette altitude une
exploitation viticole, ou si au contraire, la Tarentaise suivra les traces du
Val d’Aoste où l’on trouve des vins d’AOC jusqu’à 1300m d’altitude.
APTV (Assemblée de Pays Tarentaise-Vanoise) et CLD (Conseil Local de
Développement)
nos attentes par rapport à l’APTV et la CLD
:
A l’APTV le 11.08.2005
Bonjour ! Suite à votre fiche de demande de
renseignements, je vous transmets quelques thèmes que l’association Vivre en
Tarentaise espère voir aborder dans le cadre des futures discussions. Le mois
d’août n’étant pas favorable aux concertations, il est probable que cette
première liste sera enrichie par la suite. Il est clair que l’association
souhaite que des mesures soient adoptées par l’ensemble des communes dans
certains domaines. Vous trouverez donc ci-dessous quelques exemples :
1°) La Tarentaise et la gestion des déchets.
Le tri sélectif en station, des objectifs commun à toutes
les stations, à toutes les communes. Le compostage individuel. La collecte de
la FFOM auprès des restaurants, auprès des cantines scolaires et des
hypermarchés. La mise en place de contrôles de tri. La collecte des cartons. Le
tri sélectif dans les écoles, dans les collèges et dans les lycées. La
publication annuelle des performances des uns et des autres en matière de tri…
2°) Quelle politique en matière d’engins
motorisés ?
Le bruit des deux roues. Le non respect fréquent de la
loi 91.2 du 3 janvier 91. La circulation sur les pistes d’alpage. La nécessité
ou non d’organiser des compétitions ou des démonstrations de quads, de motos,
de 4x4, de moto-neige…Les circuits autorisés à la pratique des loisirs
motorisés.
3°) Urbanisme.
Arrêt du développement quantitatif en station ?
Urbanisme, agriculture, zones artisanales, lotissements et fonds de vallée…
4°) La gestion de l’eau.
Dans le cadre du contrat de rivière et des commissions
spécifiques.
5°) La gestion de la forêt.
Commission spécifique.
6°) Les transports…
Départs et arrivées en station : comment
convaincre toutes les stations de proposer 5 à 10% de leur parc locatif de façon décalée par rapport au
samedi. Objectif : moins d’embouteillages sur la RN 90….
Comment relancer l’utilisation du train : transport
des scolaires, des marchandises, des déchets, des matériaux ?
Quels transports collectifs en Tarentaise ?
Acheminer les touristes en bus depuis les grandes villes de France …
Comment favoriser le covoiturage : créer une
association ? Un agrément pour les « covoitureurs » ? Un
badge, une carte, comment rétribuer ceux qui transportent ? Créer des
« arrêts » répertoriés ??
Les navettes en bus pour éviter de saturer les sites
très fréquentés par les automobiles individuelles ??
7°) Agriculture.
Comment encourager la consommation de produits
locaux : viande, lait, beurre, fromages, fruits….
Comment développer la filière viande ? Pourquoi
ne pas alimenter les cantines scolaires de la vallée en viande locale ? Le
marché est loin d’être négligeable…
Quelle place pour les productions biologiques en
Tarentaise ?
Traitement des excédents de fumiers et lisiers.
Entretien de l’espace et friches : pourquoi
pas des troupeaux de moutons ou de chèvres dont la fonction principale serait
l’entretien du paysage et non la production ? Il faudrait bien sûr
financer la différence par rapport à une exploitation classique…..Les problèmes
fonciers…
8°) Protection et valorisation du patrimoine.
Mettre en place une structure d’aide pour les
personnes qui ont des projets dans ce domaine.
Une politique commune pour le maintien des vergers et
des vignes de Tarentaise ? Quelle attitude face aux bâtiments ou ouvrages
remarquables : moulins, fours, canaux, maisons, églises etc….Quelle
solidarité financière entre les communes « riches » et celles qui
n’ont pas les moyens d’entretenir leur patrimoine ?
Comment faire en sorte que les tarins connaissent
mieux leur vallée ?
9°) L’éclairage public, le gaspillage d’énergie et la pollution
lumineuse…….
Alain Machet
pour Vivre en Tarentaise.
Une
vaste opération sur la gestion de l’eau en Tarentaise est en cours d’étude.
Elle est pilotée par l’APTV et diverses commissions. VeT fait partie de ces commissions.
Cette vaste réflexion est financée par l’agence de bassin Rhône Méditerranée
Corse et les collectivités. Différentes facettes de la gestion de l’eau seront
traitées : qualité, risques naturels , milieux et quantité…..Dans ce cadre
on trouvera donc la réalisation de nouvelles station d’épuration, l’élimination
d’arrivées d’eaux polluées dans les rivières, les études piscicoles, des études
concernant les milieux humides, ou encore des travaux de prévention des
crues…Enfin il devrait être possible d’aborder le « partage de
l’eau » entre les différents
usages : hydroélectriques, eau potable, activité nautiques, canons à neige
et bien sûr préservation de la vie aquatique.
A suivre.
On se
souvient que les élus de Tarentaise avaient, il y a quelques années, refusé
collectivement cette gestion concertée des habitats d’intérêt européens. Seules
quelques réserves naturelles déjà préservées avaient pu être classées en secteur Natura 2000. Depuis la France a été
condamnée par la communauté européenne pour avoir traîné les pieds dans cette
opération. Notre pays est l’un de ceux ayant proposé la plus petite fraction de
son territoire pour ces mesures. Aujourd’hui la passion semble retomber et notre
vallée pourrait gérer de façon concertée différents habitats : les
prairies de fauche d’altitude (Versant du soleil (973 ha) et Lauzière) et
quelques secteurs forestiers en Lauzière. Il semble que la concertation sur ces
secteurs soit bien partie. VET a été sollicitée pour avis sur ces différentes
opérations. (Y compris en zone centrale du PNV). Les structures européennes
accordent des financements pour faciliter cette gestion concertée.
Une bonne nouvelle: Nous avons confirmation que
le massif de la Lauzière est officiellement classé en NATURA 2000 depuis
juillet 2005 (Au titre de la présence conjointe de forêts de ravins à érable et
tilleuls, et de prairies de fauche de montagne).
Surface totale : 10165 ha. Communes concernées :
Argentine, Bonneval, La Chapelle, Epierre, Motgellafrey, Montsapey, et La
Léchère. D'une altitude de 440 m à 2829 m, ce massif s'étend sur environ 20 km de long
Sites remarquables par la présence d'espèces flore et
faune ayant un fort intérêt patrimonial…...grande diversité de milieux
naturels...
Nettoyage du coteau de Champoulet.
En mai
dernier, Vivre en Tarentaise a organisé le nettoyage des quartiers Champoulet
et Montgalgan à Moûtiers en collaboration avec l’association Amitié entre les
Peuples, La Sauvegarde, la mairie de Moûtiers. Les enfants étaient invités à
ramasser les papiers et autres détritus dans leur quartier. L’après-midi s’est
terminé par un goûter et une séance au cinéma le Rex. 45 enfants ont pu voir le
magnifique film « la marche de l’empereur », séance offerte par
Ciné-Alpes.
Raymonde Chevronnet.
Il s'agit de remplacer l'actuelle station
d'épuration de Bozel (25000 équivalents-habitants) par une nouvelle
installation (65000 équivalents-habitants) qui collectera aussi les eaux usées
de Pralognan, Champagny et Villemartin, aujourd'hui pas ou mal épurées.
Malgré le
coût environnemental et financier important de ces longs raccordements, ce
projet nous paraît positif par rapport à la situation actuelle.
Toutefois, nous avons regretté que la
mise en place d'un groupe électrogène ne soit envisagée qu'en option et avons
demandé instamment la confirmation de cet équipement permettant d'éviter la
dérivation ("by-pass") des effluents dans le milieu naturel en cas de
panne d'électricité, et que les mesures et bilans de ces "by-pass"
soit accessibles au public et aux associations.
René Pinck.
Suite à la fermeture de l’incinérateur
de Gilly en 2001, la gestion des déchets en Savoie est devenue une
préoccupation majeure tant pour la Préfecture, le Conseil Général que pour les
associations de protection de l’environnement. A ce titre, VET a souhaité se
positionner sur plusieurs fronts afin de participer au mieux aux vastes débats
sur le traitement et le devenir de nos déchets.
Tout d’abord, VET est présente dans le
Comité de suivi du plan d’action sanitaire local créé par la Préfecture suite à
la fermeture de l’incinérateur de Gilly. Ce Comité présidé par Mme Philippe,
sous préfète d’Albertville, est composé d’associations, d’élus, de
représentants de la DDASS, la DDAF, la DRIRE mais aussi des bureaux d’études et
des médecins. Ce Comité a commandé plusieurs grandes études afin de mesurer les
effets de la pollution à la dioxine sur l’environnement
- une
étude quantitative des risques sanitaires basée sur la modélisation de la
dispersion de la pollution par l’usine d’incinération de Gilly est en cours et
elle sera complétée par une étude (les risques à partir de mesures
environnementales (sols, lait, légumes).
- une
étude de l’imprégnation des dioxines et furanes dans le lait maternel est également
en cours et les résultats obtenus jusqu’à présents sont sensiblement proche (le
la moyenne nationale ce qui est plutôt rassurant !
- une
étude de mortalité par cancer qui sera complétée par une étude épidémiologique
rétrospective d’incidence des cancers autour de l’incinérateur de Gilly.
L’objectif est de mesurer l’incidence des cancers parmi la population (les
communes exposées à la pollution de l’incinérateur entre 1994 et 2002, et de la
comparer à celle de la population de l’Isère et de la population française.
Cette comparaison permettra de savoir s’il existe un excès de cancers dans la
population exposée aux rejets de l’incinérateur.
Tous les résultats de ces études
devraient nous parvenir dans le courant de l’année 2006.
Ensuite, VET a été invitée à participer
au Comité départemental de concertation sur la gestion des déchets. Ce Comité
créé par le Conseil Général de la Savoie est notamment à l’origine de la
réalisation de l’opération « suppression des sacs de caisse » dans les
commerces qui a débuté le 2 mai 2005. A terme, ce sont plus de 780 tonnes de
sacs plastiques qui ne seront plus à traiter en Savoie et ne pollueront plus
nos paysages (la dégradation naturelle d’un sac nécessitant plus (le 400 ans !
..).
Afin d’optimiser l’avancée des travaux
réalisés par ce Comité départemental de concertation sur les déchets, trois
grands groupes de travail ont été constitués le premier est chargé de réfléchir
sur les centres d’enfouissement techniques de classe II (CET II), le deuxième
travaille sur le traitement des déchets industriels et le dernier dans lequel
VET est le plus impliquée doit traiter le vaste thème de « la réduction de nos
déchets à la source ».
Ce dernier groupe de travail vient
d’achever la rédaction d’une charte départementale pour le respect du refus des
courriers non adressés (2 millions d’exemplaires sont distribués par semaine en
Savoie !!). Les acteurs de cette charte sont les collectivités territoriales
(le Savoie (Conseil Général, les structures intercommunales, les communes), les
annonceurs et producteurs (le publicité (grandes surfaces, discounters..), les
distributeurs de courriers non adressés (Médiapost, Adrexxo, Savoie Pub..), les
représentants des professionnels de la Savoie (chambres consulaires, syndicats
et associations de professionnels) et enfin les associations présentes au
comité départemental de concertation dont VET. Les objectifs de cette charte
sont de réserver la publicité distribuée dans les boites aux lettres à ceux qui
la désirent sans pour autant l’interdire et tout en évitant la saturation des
boites aux lettres encombrées. Cette charte vise également à permettre la
distinction entre la publicité commerciale émise par les grandes surfaces de
l’information d’intérêt général émise par l’Etat, les collectivités locales ou
les associations. Enfin, cela permettra de participer à l’effort global de
réduction à la source de la quantité de déchets produits car les publicités
représentent près de 40 kg /an et par boite aux lettres.
Ce groupe de travail va désormais s’attacher
à faire parvenir à nos députés et sénateurs certaines propositions d’actions
concrètes afin de lutter
- contre
la prolifération en nombre, en volume et en catégorie des emballages inutiles.
(pour information, en Belgique et en Allemagne, les producteurs d’emballages
assurent à 100% les coûts d’élimination des emballages. En France
plus de 100 milliards d’emballages sont distribués par an, soit 5 par
jour et par habitant !! A elles seules, les bouteilles plastiques représentent
5 kg de (déchets par an et par habitant).
- contre
les problèmes sanitaires et les pollutions entraînées par le traitement des
déchets.
- pour la
promotion du recyclage des matières et des produits finis. En effet, pour VET
comme pour bon nombre d’autres associations, il semble urgent de tout mettre en
oeuvre pour que dans 5 ans, on puisse tendre vers un taux de recyclage des
matières de 70% ...voir plus !! Voici quelques chiffres pour s’en convaincre
o Le recyclage permet la création de 36
emplois par tranche de 10 000 tonnes de déchets traités contre seulement un
emploi dans le cas de l’incinération
o 94% des matières premières extraites sont
jetées avant la fin de la production d’un bien de consommation
o 80% des biens de consommation sont jetés
dans les 6 mois suivant leur production
o 9 tonnes de déchets sont produites au
cours du processus de fabrication d’un ordinateur portable de 2.3 kg !!
o Les pourcentages d’énergie économisée en
fabricant un objet à partir (le matériaux recyclés sont les suivants : 40% pour
le verre, 40% pour les journaux, 60% pour l’acier, 70% pour les plastiques et
95% pour l’aluminium.
Concernant les autres groupes de
travail, celui sur les CET II devrait nous livrer ses conclusions très
prochainement. Quant à celui sur les déchets des professionnels, il a obtenu
que dans la maîtrise d’oeuvre concernant la déconstruction de l’ancien
Conservatoire d’Albertville, une gestion exemplaire des déchets et une démarche
HQE (Haute Qualité Environnementale) très avancée soient imposées. Ainsi, ce
seront réellement les entreprises qui paieront pour l’élimination des leurs
déchets et non la collectivité.
Enfin, VET a été invitée par le
Symvallées (Syndicat mixte de gestion des déchets des vallées de Savoie) à
participer jusqu’à la fin de l’année 2005, à une grande concertation entre les
élus, les associations et la population le tout accompagné par le cabinet de
communication Parmenion afin d’aboutir aux choix concomitant du site pour un «
Ecoparc » et de la technique de traitement des déchets (CET II, Incinération,
Méthanisation...) dans le but qu’une décision finale soit prise au plus tard à
la fin du mois de janvier 2006)... affaire à suivre !..
BILAN
DES DECHETS EN SAVOIE:
- 251 000
tonnes de déchets ont été produites en 2004 en Savoie soit 2kg par jour et par
habitant. (Ces chiffres tiennent compte de l’afflux de touristes en hiver qui
font passer la population de Savoie de 375 000 habitants permanents à 436 000
« équivalent habitants » sur l’année.). Ces déchets se décomposent
comme suit
o 1 50 000 tonnes de déchets ménagers
résiduels
o 30 000 tonnes de déchets récupérés par la
collecte sélective
o 71 000 tonnes de déchets apportés en
déchetterie.
Sur l’ensemble de ces déchets, prés de
150 000 tonnes sont exportées hors du département chaque année (à 125 euros la
tonne !!) par manque de moyens de traitement sur le territoire de la Savoie. Et
cela ne va pas aller en s’arrangeant car l’usine d’incinération de Chambéry va
plus ou moins fermée pendant 3 ans afin d’augmenter sa capacité de 15 00()
tonnes par an pour absorber les déchets de la Maurienne. Cette opération va
coûter plus de 80 millions d’euros auxquels vont s’ajouter 20 millions d’euros
pour le déroutage des déchets vers d’autres départements pendant 3 ans.
Au milieu de tous ces gaspillages
monstrueux d’argent public, il apparaît tout de même une note positive car en
Savoie, les taux de tri et de recyclage des déchets ont bien progressé. C’est
bien mais il faut continuer... Pour s’en
convaincre, prenons l’exemple du verre. En Savoie, on estime à près de
5000 tonnes les quantités de verre qui sont jetées chaque année, alors que
seulement 2 000 tonnes sont récupérées dans les containers prévus à cet effet.
Or il faut savoir que le traitement du verre ne coûte que 9 euros la tonne
lorsqu’il est récupéré dans un container contre 210 euros la tonne si le verre
est mélangé aux autres déchets !! Ainsi,
les 3000 tonnes de verres actuellement mélangées aux ordures ménagères dans nos
poubelles représentent un gaspillage de 600 000 euros !!! Alors un seul mot
d’ordre : TRIONS !!
Jean
Philippe Serre
Piste d’alpage de la Davie (Tignes) :
Un mauvais coup porté au patrimoine paysager de la
Tarentaise !
L’association Vivre en Tarentaise vient
d’apprendre qu’une piste d’alpage vient d’être réalisée entre le Villaret des
Brévières et le chalet d’alpage de la Davie. Ces travaux ont été effectués dans
un cadre complètement illégal. Aucune demande d’autorisation de défrichement
n’a été présentée à l’ONF alors qu’une partie de l’itinéraire est soumise au
régime forestier. La commune n’avait pas non plus donné son accord pour la
réalisation de cette voie. De plus, un agent ONF avait demandé à la personne
effectuant le terrassement de suspendre les travaux. Le conducteur d’engin a
malgré tout poursuivi sa triste besogne jusqu’au chalet d’alpage de la Davie.
L’espace situé entre le hameau du
Villaret et le chalet d’alpage est très fréquenté été comme hiver par les randonneurs
à pied, en raquette ou encore à skis. Le sentier qui vient d’être dégradé était
bordé ou soutenu par des murets en pierres sèches. Il circulait au milieu de
clairières ouvertes il y a bien longtemps par l’homme au milieu d’une paisible
forêt de mélèzes. Le beau chalet d’Orsière contribuait à souligner le caractère
montagnard su site. Désormais, une piste tracée à la va vite vient balafrer
cette belle carte postale.
Depuis de nombreuses années,
l’association Vivre en Tarentaise, entretient de bonnes relations avec le monde
agricole. Elle est consciente que l’agriculture d’aujourd’hui n’est plus celle
d’il y a cinquante ans. Mais, il ne suffit pas de déclarer que l’on est au
21ème siècle pour s’arroger le droit de faire tout et n’importe quoi ! Lorsqu’il
s’agit d’un site dont la valeur patrimoniale est aussi évidente, il serait
normal que l’on mette autour d’une table les acteurs concernés : commune,
propriétaires, exploitants, responsables agricoles, administrations,
associations de protection de la nature. Dans un tel contexte, il aurait peut
être été possible de choisir un itinéraire moins pénalisant pour le paysage. De
toute façon, les travaux n’auraient pas été réalisés aussi grossièrement :
les talus n’ont pas été égalisés, de nombreuses pierres ont roulé dans les
prés. La plate forme, n’a même pas été nivelée. A plusieurs reprises, l’engin
n’est pas passé au même endroit à la montée et à la descente, d’où une double
cicatrice ! On peut remarquer aussi, que les blocs de béton mis en place
par la commune pour interdire l’accès à cette piste ont été poussés sur le
côté….
Alors, maintenant que faire ?
Il va de soi que la qualité du site
impose malheureusement de reprendre les travaux pour les fignoler :
égalisation des talus, récupération des rochers dans les prés, réengazonnement
des traces. Il faut impérativement empêcher toute circulation d’engin motorisé
sur cette nouvelle voie. Une barrière, des panneaux d’interdiction et un arrêté
municipal de réglementation semblent
s’imposer. Pour éviter toute récidive une action juridique semble également
indispensable.
Cette affaire nous donne l’occasion
d’attirer l’attention des
propriétaires, de la commune de Tignes et des responsables agricoles sur
plusieurs points importants :
Le chalet d’Orsière dans sa clairière
est magnifique, mais sa toiture en lauze
donne des signes évidents de faiblesse. Le chalet d’alpage de la Davie
mériterait d’être restauré dans les règles de l’art. Une face de ce dernier a
été crépie puis peinte. Sur une autre, les pierres ont été rejointées au ciment
gris. La cohabitation avec la couleur orangée des lichens est difficile. Une
troisième est à peu près intacte en pierre sèche. Les alentours du chalet avec
leurs barrières en ferraille de récupération ressemblent à un dépotoir. Il
serait vraiment dommage d’en rester là ! Il conviendrait bien sûr que les
éventuels travaux se déroulent conformément aux procédures en vigueur. Enfin
une visite de technicien agricole sur place
serait intéressante pour évaluer la façon dont l’exploitation de
l’alpage a été conduite. En effet certaines zones semblent avoir été largement
surpâturées (il ne reste que de la terre…) alors que d’autres pourraient encore
nourrir des animaux. Attention à l’érosion !
L’association Vivre en Tarentaise reste
disponible pour toute concertation sur cette affaire. Elle souhaite que cette
tactique du fait accompli ne puisse plus se reproduire ailleurs. Elle espère
vivement que l’Etat prendra enfin ses responsabilités dans ce domaine en
instituant une procédure réglementaire pour la réalisation des pistes
d’alpage : étude d’impact, permis de construire et réglementation de la
circulation motorisée. Alain Machet
Le bureau de l’association se réunit une
fois par mois à la salle des fêtes de Villette (Aime).
Ces réunions ont lieu en général le
premier jeudi de chaque mois à 20h 15.
Pour obtenir confirmation : tél au 04 79 08 62
69 ou au 04 79 07 29
30
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Téléphone, télécopie : 04 79 08 62 69 Visitez le site : http://perso.wanadoo.fr/vivre-en-tarentaise/
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