Vivre
en Tarentaise.
Association
agréée pour la protection de la nature.
Le
Villaret 73550 Les Allues
Objet :
enquête publique relative à la protection du hameau
du
Villard à Landry contre les crues. le
Les travaux envisagés
ont pour but de renforcer la protection des habitations contre les crues du
ruisseau des Villards. Ce dernier a connu trois très grosses crues durant les
huit dernières années. D’autres cours d’eau du versant ont subi également des
débordements spectaculaires accompagnés de gros dégâts : torrents de la
Ravoire, des Michailles, et du Saint Pantaléon.
A la suite de la
dernière crue, une étude hydraulique a été engagée sur l’ensemble du versant à
la demande notamment de la commune de Bourg saint Maurice. Les conclusions de
cette étude, dont on trouvera une copie jointe, montrent que l’urbanisation
intensive de la station des Arcs et le remodelage des pistes de ski, ont
conduit à un accroissement considérable du débit des principaux torrents du
versant lors des crues.
L’instabilité des
terrains traversés fait que ces crues s’accompagnent le plus souvent de lave
torrentielles. La création de barrages suite à l’effondrement des berges
occasionne lors des ruptures, des vagues ou plutôt des avalanches de troncs,
rochers mêlés à de la boue qui provoquent des dégâts considérables en aval.
Ainsi, un bloc de rocher de deux mètres de côté est-il parvenu jusqu’au Villard
du milieu lors du dernier épisode. La chance a voulu qu’il n’y ait ni victime,
ni habitation détériorée.
Le cabinet chargé de l’étude hydraulique a proposé différentes mesures
pour améliorer la protection des biens et des personnes :
1°) Au niveau des villages.
Renforcement des digues de protection et augmentation de la
capacité d’évacuation des lits des torrents les plus instables.
Particulièrement au Villard de Landry et entre les villages de Gondon à Bourg
saint Maurice
2°) Au niveau de la station des Arcs.
Plusieurs torrents qui n’ont pas encore subi de gros débordements
pourraient dans l’avenir voir leurs lits déstabilisés et connaître le même sort
que leurs voisins. Aussi le captage des différents ruisseaux au niveau des Arcs
est-il vivement conseillé. Collecte dans un ou plusieurs bassins de rétention.
Liaison avec l’Isère par une conduite forcée.
L’enquête en cours a
pour but principal, d’exposer ce qui est envisagé an niveau du hameau des
Villards à Landry. D’autres travaux sont à l’étude sur les villages de Gondon à
Bourg Saint Maurice.
Il apparaît
clairement dans l’enquête hydraulique, que les travaux au niveau des
villages sont nécessaires, mais pas suffisants. J’habite
depuis plus de vingt ans dans ce hameau. Le ruisseau il y a dix ans à peine
coulait paisiblement à 20cm sous le niveau de la route sans grosse protection.
Depuis, le premier débordement, les digues réalisées sont régulièrement
rehaussées. Souhaitons qu’il s’agisse ici du dernier niveau supplémentaire.
J’aimerais insister lourdement,
pour que les services de l’état et la municipalité de Landry veillent à ce que
la partie des travaux à l’étage des
Arcs ne soit pas oubliée….
Une réflexion est en
cours en ce moment à Bourg saint Maurice. Mais l’ampleur des travaux nécessaire
va entraîner de très lourds investissements. Les chois techniques qui seront
faits, devront avoir comme souci premier l’efficacité et non le moindre coût.
Il est certain que la commune de Bourg ne pourra pas faire face seule aux
travaux indispensables. Aussi, l’association Vivre en Tarentaise,
souhaite-t-elle, que l’Etat apporte une aide financière et technique pour que
les solutions les plus sûres pour toute la population du versant puissent être
mises en œuvre dans les meilleurs délais.
La population concernée comprend au moins un millier de personnes
réparties dans tous les hameaux présents sous la station. Des travaux ont déjà
été réalisés sur le torrent de la Ravoire (barrages), puis sur celui des
Michailles (bassin d’orage, conduite forcée), et à plusieurs reprises (digues)
sur les ruisseaux des Villards ou du Saint Pantaléon. Lors du premier
débordement (celui de la Ravoire), il avait été recommandé par le RTM de capter
l’ensemble des torrents et de les conduire à l’Isère. Vingt ans après, les
études continuent et les digues sont rehaussées une fois de plus….Il est
temps qu’une solution globale soit envisagée.
En ce qui concerne les
travaux projetés au Villard d’amont, il va de soi que la digue la plus haute et
la plus solide sera la meilleure. La hauteur amont envisagée est de 6m, pour se
terminer à 3.5m au niveau du radier. Il est permis de se demander si cette
dernière côte est suffisante.
Aussi, il serait intéressant d’abaisser le radier d’un mètre en
maintenant la hauteur extérieure envisagée pour la digue.
Cela permettrait en augmentant la profondeur du lit d’élever de fait, la hauteur de la digue en aval.
Cela éviterait aussi de déverser les 75 m3 de rocher sous le radier
pour rétablir la continuité du lit.
Jusqu’à présent, les débordements ont principalement eu lieu dans la
partie amont du lit. Il est vrai que le rehaussement envisagé et
l’élargissement du lit devraient apporter une amélioration à la sécurité du
village. Mais il est possible malgré tout que des débordements latéraux se
produisent. C’est pourquoi, il serait préférable de rehausser cette digue
également dans sa partie aval.
Il est souhaitable évidemment que la partie extérieure de cette digue
soit recouverte de terre végétale
convenablement nivelée pour des raisons à la fois esthétiques et
d’entretien.
Un lit majeur a été
créé lors du dernier débordement pour canaliser les boues éjectées par-dessus
la berge. Le profil actuel de la route donne à ce dispositif un caractère très
aléatoire. Il paraît souhaitable que la route reconduise naturellement les laves
vers ce lit majeur. Pour cela, l’inclinaison et le tracé de la route devraient
être revus. Dans l’état actuel des choses, la maison de Monsieur Garçon et le
garage de Monsieur Machet héritent des laves « indisciplinées ».
Comme la commune de Landry envisage la réfection de la route après les travaux
sur les berges du ruisseau, cette mesure pourrait facilement être mise en
œuvre.
Le ruisseau des Villards a connu autrefois une vie aquatique
importante. Elle s’est maintenue (à un état très modeste) jusqu’au dernier
débordement grâce aux efforts de quelques pêcheurs. Si les travaux envisagés au
niveau des Arcs sont réalisés un jour, ce qui paraît indispensable, il
deviendra réaliste d’envisager une réintroduction de salmonidés dans ce cours
d’eau. Aussi, il paraît souhaitable, en abaissant le radier d’un mètre, de
supprimer la cascade actuelle en aval du passage à gué qui empêche toute
remontée de poissons. De la même façon, il paraît nécessaire de maintenir la rigole centrale de circulation pour les truites à venir..
Soyons optimistes !
La prise d’eau qui existe encore dans cette rigole et qui alimente un
bief, pourrait être remplacée par un bac en ciment alimenté par un tuyau PVC
amovible ou un autre système.
Au nom de l’association le président Alain Machet.
Les personnes dont les références suivent s’associent à cette
déposition.
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Adresse |
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