Réunion avec les responsables du GEDA le 23.01.2002

Compte rendu

 

Utilisation des engrais chimiques : ils seraient utilisés de façon marginale…Près des villages là où l'épandage des fumiers lisiers est interdite. La chaux est utilisée sur les sols acides pour lutter contre le " rumex ".

Utilisation des " croquettes ": Elles sont constituées uniquement de céréales et de soja sans OGM. Le cahier des charges du " Beaufort " vient d'être publié et il limite leur utilisation suivant la période de l'année. Elle est de l'ordre de 1 à 3 kg/ jour et par bête. Ce complément permet d'augmenter la production de lait de l'ordre de 15% et d'attirer les vaches à la trayeuse.

L'utilisation des antibiotiques est incompatible avec la fabrication du Beaufort. Quand une bête est soignée avec ces médicaments, son lait ne peut être envoyé à la coopérative.

La vaccination contre le varon. Elle n'est plus pratiquée en haute tarentaise sauf dans le secteur des Echines où cette maladie n'est pas éradiquée.

Filière viande: elle est en panne compte tenu des difficultés de la mévente en France de la viande bovine. La promotion des races à viande n'est pas favorable non plus à la commercialisation des races locales.

D'autre part, seuls quelques bouchers acceptent de commercialiser la viande bovine produite en Tarentaise. Les deux gros hypermarchés de Bourg Saint Maurice ne commercialiseraient que certains morceaux et à des prix trop bas…Pour le moment seul la mise en place d'un système de vente directe permettrait de lancer cette production, mais il faut trouver les financement nécessaires à la mise en place de la structure et pour salarier le personnel indispensable. Les éleveurs de moutons ont bien commercialisé leur production cette année compte tenu des difficultés de nos voisins anglais…Quelques agriculteurs n'ayant pas de droits à produire du lait élève des " veaux de lait ". Ils sont peu nombreux et cette production serait d'un rapport modeste par rapport à la vente de lait …

 

Les CTE, contrats territoriaux d'exploitation: Leur contenu a été négocié filière par filière. Ils comprennent au moins une mesure environnementale : maîtrise des lisiers ou entretien de l'espace. Les aides allouées sont fonction du degré d'engagement de l'exploitant. Une vingtaine ont été signés en 2001 et autant le seraient en 2002.

Usines d'incinération de Valezan et des Brévières: Pas d'analyse du lait pour le moment même si les agriculteurs semblent y être favorable. Un prélèvement de fumées aurait été effectué en janvier sur l'usine de Valezan…

Dossier vigne sur le versant du soleil: Une personne de la chambre d'agriculture serait en train de faire l'inventaire des zones concernées pour une étude foncière. Il ne faut pas être pressé…

Dossier vergers: On se heurte au problème foncier et à la difficulté d'envisager un débouché économique pour pouvoir pérenniser ces élément remarquables de notre paysage. Mais VET continue d'y penser..

Autonomie fourragère: Elle serait de l'ordre de 75 % en moyenne sur l'ensemble des exploitations. Il semble difficile d'aller au delà compte tenu de la diversité des types d'exploitation et du manque de pré de fauche.

Article 21 et contrat d'entretien du paysage: Dans l'ensemble ces contrats semblent assez bien respectés. Sur 28 agriculteurs contrôlés seuls 3 d'entre eux n'avaient pas respecté leurs obligations. Quelques râtés car quelques zones ont été défrichées avant de trouver un agriculteur volontaire pour leur entretien qui en pratique s'avère très difficile.

 

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